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May 11 Les armes de l’ombreDeux extraits du livre "Les armes de l’ombre" par Marc Filterman
Arme pour le ciblage ethnique et racial. Des chercheurs en biologie du domaine militaire ont eu l’idée de créer des bactéries qui n’affecteraient qu’une certaine catégorie ou plus exactement une race d’individu. L’avantage de ces nouvelles armes consiste à préparer une sélection raciale ou une guerre sans destruction matérielle. Pour cela il faut identifier impérativement la clef, le gène par exemple, qui donne la couleur de la peau spécifique au pays visé. Mais cela peut aller plus loin, jusqu’à l’identification (éventuelle) de gènes spécifiques chez des individus homosexuels, ou obèses, ou encore à l’intelligence déficiente. Une fois les gènes identifiés, il ne reste plus qu’à mettre au point la bactérie capable de détruire les individus porteurs. Toutes les dérives deviennent possibles, telles que la détection des gènes capables de "fournir" des individus super intelligents ou très forts pour en faire des soldats. On peut aussi imaginer que suite à des manipulations génétiques ils soient capables de voir la nuit sans équipement de vision ou que lorsqu’ils ont été blessés, leurs cellules se régénèrent et qu’ils cicatrisent rapidement afin de reprendre le combat. Utopique ? Pas tant que cela. On sait déjà que l’électrothérapie favorise une cicatrisation plus rapide. Dans le cas d’une salamandre dont une patte a été coupée, il se produit une inversion de polarité permettant à ce membre de repousser. Une bactérie très particulière sait réaliser cet exploit. Elle est étudiée actuellement dans divers laboratoires. Le radioduran dispose d’une copie de son code génétique qui lui permet de se reproduire quand elle a subi une lésion. Les scientifiques ont constaté qu’elle résistait à la radioactivité, d’où un intérêt évident pour les militaires. Ce type de réalisation nécessite le décodage complet du génome humain. Ensuite on identifie les gènes propres à chaque race. Pour ce faire les scientifiques militaires ont imaginé de prendre comme point de bas, ceux en rapport avec la pigmentation de la peau. Ces recherches ne sont pas une nouveauté. Déjà à partir de 1937 les Japonais avaient construit un laboratoire dans le camp 731 installé en Mandchourie, où ont transité et travaillé pendant plusieurs années plusieurs milliers de scientifiques. Son directeur était Ishii Shiro, un chirurgien militaire. Les tests ont été réalisés sur des animaux mais aussi des milliers de prisonniers, chinois, russes et même américains. Ils ont inoculé des virus, des bactéries de maladies infectieuses, même par le biais d’insectes, afin de vérifier la diversité des réponses propres à chaque race. Des animaux ont été utilisés pour ces expériences, mais aussi 3000 cobayes humains, ensuite abattus pour être autopsiés. Ce camp et toutes les installations ont été détruits par les Japonais en août 1945 lorsque les Russes sont entrés en Mandchourie. Une partie des savants japonais de ce camp et les résultats de leurs travaux ont été récupérés par les Américains après la guerre. Ces derniers ont été accusés en 1950 par les Chinois d’avoir largué sur la Corée du Nord des insectes, capables de provoquer des épidémies. Or des documents secrets - publiés depuis - garantissaient l’impunité à des chercheurs japonais pour service rendu. Des révélations récentes nous apprennent qu’Israël s’est livré à des recherches génétiques permettant le ciblage ethnique. Israël réaliserait une arme biologique génétique capable d’anéantir les individus appartenant aux populations arabes. Les chercheurs israéliens ont participé et se sont basés sur les études génétiques réalisées en Afrique du Sud. Ce pays faisait aussi des recherches du temps de l’apartheid et a été obligé de les révéler lors d’une commission Vérité et conciliation. Ces soupçons qui sont devenus des affirmations, ont été renforcés par une publication du Foreign Report qui trait des problèmes de défense et de sécurité. Daan Goosen, directeur d’un laboratoire de guerre bactériologique et chimique, avait reçu l’ordre à partir de 1980 de mettre au point une arme pigmentaire, capable de tuer uniquement les individus ayant une peau noire. Il révèle aussi qu’ils avaient reçu la visite de chercheurs israéliens. Ces derniers font leurs recherches dans le laboratoire ultra-secret de Nes Tziyona situé à proximité de Tel Aviv. Ils cherchent à détecter le gène spécifique aux populations arabes, afin de réaliser le chaînon d’ADN, qui serait capable de les infecter et de les tuer. A la suite de toutes ces révélations les Anglais ont ouvert une enquête sur ces recherches dont le rapport a été remis en janvier 1999. La guerre bactériologique La prise de conscience par les États européens a pris naissance avec l’arsenal important que l’Irak s’est constitué. Cette arme est particulièrement discrète et facile à fabriquer. Le tout repose sur des bactéries ou virus provenant de vaccins, réactivés pour générer des épidémies virulentes et mortelles. Il faut distinguer les virus des bactéries. Rappelons qu’un virus est 100 fois moins gros qu’une bactérie. Le problème, c’est que toutes ces substances sont incontrôlables en raison de leur taille. Elles peuvent être dissimulées dans une éprouvette ou même une recharge de stylo alors qu’elles sont particulièrement nocives. Tous les pays ont participé pour des raisons économiques à la dispersion d’un matériel bactériologique très important à travers toute la planète. Si les Américains ont voulu faire continuer les recherches en Irak, après que les inspecteurs de l’O.N.U. aient pourtant inspecté tous les sites, c’est parce qu’ils savaient ce qu’ils avaient vendu à ce pays, et qui n’avait pas été retrouvé. Voilà la vraie raison qu’ils n’ont jamais dévoilé. Les pays en Europe qui ont participé à l’équipement de l’Irak, n’étaient pas les seuls... L’inconvénient des substances destinées à réaliser ces armes bactériologiques, c’est qu’elles peuvent se retourner contre leurs créateurs, utilisateurs ou fournisseurs. Chaque année en Europe, à l’approche de l’hiver, on est confronté à un nouveau type de grippe. Une année elle est espagnole, anglaise, italienne, chinoise, etc. On peut se poser la question si des laboratoires pharmaceutiques n’ont pas créé des virus mutants à partir des souches initiales avant de les disperser dans la nature ? Dans quel but ? L’argent bien sûr ; en fabriquant et vendant des centaines de milliers de vaccins le trésor de guerre se chiffre en milliards de francs. Les services secrets comme la DST ne se sont-ils pas déjà posés cette question, et n’en sont ils pas arrivés à la conclusion que certains virus retrouvés dans le métro étaient des fabrications de laboratoire ? Utilisés par une nation étrangère à des fins de guerre économique, cette armée aurait des conséquences désastreuses. Que devient un pays si tous ses travailleurs sont malades, si son industrie est stoppée, sans parler du gouffre de la sécurité sociale ? May 04 Bilderberg 2009
Après l'Irak, à qui le tour?
Après l'Irak, ce pourrait être le tour de la Syrie, un pays discret qui a offert l'asile à plusieurs terroristes au nom de la solidarité inter-arabe. L'invasion de la Syrie permettrait aux Etats-Unis de contrôler un axe allant du Golfe Persique à la Méditerranée. Géo stratégiquement, le contrôle de cette zone située au centre du "monde arabe" permettrait de fractionner en 2 blocs étanches l'islam d'Afrique et l'islam d'Asie. Cela permettrait aussi à l'armée américaine au Proche-Orient de disposer d'un autre débouché maritime que le Golfe Persique pour les acheminements de troupes et de matériel. Le Golfe Persique est en effet sous le contrôle de deux pays appelés à être les prochaines cibles de l'Empire: l'Iran et l'Arabie Saoudite. L'Arabie Saoudite est le centre actif de l'expansion de l'intégrisme islamiste. Un projet sérieusement envisagé par certains experts militaires de la Maison Blanche consisterait à découper l'Arabie Saoudite en 2 pays distincts. Un émirat sous contrôle américain serait créé à l'Est, là où se trouvent les gisements de pétrole. L'Arabie Saoudite se réduirait alors aux deux tiers Ouest de sa superficie actuelle, là où se trouvent les villes saintes chères aux Musulmans (La Mecque, Médine), une zone sans intérêt pour le pétrole. La guerre sociale est déclarée
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait. Mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner." Warren Buffet, milliardaire américain, 1ère fortune mondiale en 2008 Les mensonges du liberalisme"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur" FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité). Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. Un exemple parmi d'autres: dans les années 90, le FMI et la Banque mondiale ont obligé les Philipines à privatiser la gestion de l'eau. Au début, les prix ont baissé de 20%, une baisse utilisée par la propagande libérale pour démontrer l'utilité des privatisations. Mais 10 ans plus tard, le prix de l'eau a été multiplié par 5. Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché" FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information. "La croissance crée des emplois" FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée. "Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants" FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables. Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques: - sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale. - sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre. - sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles) - sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs. - sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde) "La mondialisation profite à tous" FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions. L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus. Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants. En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial. "Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre" FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques". Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème. "Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique. D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé. Schizophrénie organiséeAlors que les problèmes écologiques, démocratiques, économiques et géopolitiques s'aggravent dangereusement, le décalage se creuse entre les problèmes réels perçus par les citoyens dans leurs moments de lucidité, et les problèmes mis en avant par les dirigeants politiques et leurs relais médiatiques. Le but de cette schizophrénie organisée est de faire oublier les dégâts du libéralisme et leurs responsables grâce à des boucs-émissaires et des "arbres pour cacher la forêt"... les problèmes les plus amplifiés par le système politico-médiatique. la sécurité routière (déclarée "priorité nationale" par le gouvernement français) - la pédophilie (sauf celle commise par des réseaux sataniques et qui fait l'objet d'un black-out) - le terrorisme (qui demeure un phénomène sporadique, malgré la violence et l'horreur de chaque acte) - la grippe aviaire (et autres épidémies animales) - les sectes - le trafic de drogue - le dopage sportif - le débat sur le mariage gay - la promotion de la parité homme-femme - la lutte contre les discriminations dans le monde du travail (tous égaux dans l'esclavage !) - la lutte contre le tabagisme les problèmes réels,par rapport à leurs conséquences sur l'avenir de l'humanité et de la planète.Environnement - Réchauffement climatique accéléré, déforestation, effondrement de la biodiversité, pollution généralisée... - 70% des maladies causées par la pollution de l'environnement et par les produits chimiques présents dans l'alimentation - Multiplication des cultures OGM malgré l'opposition des populations et le risque avéré d'une dissémination de gènes modifiés vers les espèces naturelles - Epuisement des réserves de pétrole, et absence des investissements et de la volonté politique nécessaires pour le développement d'énergies alternatives Démocratie - Recul inquiétant des droits de l'homme et de la démocratie. Instauration d'un régime policier (contrôles incessants, surveillance électronique généralisée, biométrie…), et adoption de lois d'exception sous prétexte de "lutte contre le terrorisme" - Dévoiement du pouvoir politique par les réseaux d'influence des multinationales, collusion totale entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, transfert du pouvoir vers des organisations non-élues - Disparition de tout choix électoral réel - 70% des médias dans le monde contrôlés par seulement 8 multinationales - Contrôle de presque tous les domaines de notre vie par les multinationales: alimentation, énergie, logement, transports, communications, médias, culture, recherche scientifique, éducation, santé, banques, retraites, assurances-maladie… et bientôt police, justice et armée. - Appropriation du vivant par les multinationales, au moyen des OGM et des dépôts de brevets sur les espèces naturelles Economie - Anéantissement des états par l'endettement, les privatisations, les "dérèglementations" et les abandons de souveraineté (par le biais d'accords internationaux dans le cadre de l'OMC, de l'OCDE, ou de l'Union Européenne…) - Incapacité croissante des états à assumer des fonctions vitales comme l'éducation, la santé, le système de retraites, ou encore le secours aux populations en cas de catastrophe naturelle. La seule fonction de l'état qui demeure efficiente est la répression. - Ruine des systèmes publics d'assurance-santé, à cause des maladies créées par la pollution, le stress et l'alimentation industrielle, et également à cause des pratiques de l'industrie médico-pharmaceutique (sur-médication, effets secondaires des traitements, maladies nosocomiales...) - Délocalisations massives vers des "pays émergents" dont le faible coût de la main d'oeuvre est garanti par l'absence de démocratie - Désindustrialisation des pays occidentaux, avec une perte progressive mais irréversible du savoir-faire industriel - Instauration d'un nouvel esclavage, avec une augmentation du temps de travail, une réduction des salaires et des droits sociaux, une précarité et une "insécurité sociale" généralisée - Hausse massive des prix de l'alimentation et du logement, salaires de misère (la pauvreté en travaillant), disparition des classes moyennes et creusement des inégalités - Appauvrissement de la majorité des gens, mais bénéfices record pour les multinationales (voir les salaires des patrons sur la page "L'entreprise-vampire") - Augmentation dramatique du nombre de sans-abri - Augmentation croissante du nombre de suicides, en particulier chez les jeunes, à cause du désespoir et de l'absence d'avenir Géopolitique - Dérive des Etats-Unis vers un régime militaire fasciste qui menace la paix et la démocratie dans le monde, et qui détient plus d'armes de destruction massive que tous les autres pays réunis. - Montée en puissance économique, technologique et militaire de la Chine grâce à la cupidité des multinationales, "forces vives" du capitalisme - Détournement du projet européen, désormais orienté contre les peuples (et au seul bénéfice des multinationales) - Sabotage du projet européen en dissolvant les pays d'Europe de l'ouest dans un ensemble de plus en plus vaste et hétérogène, au moyen d'un "élargissement" perpétuel, rendant ainsi à jamais impossible l'émergence d'une "Europe politique" ayant la volonté et les capacités de faire contrepoids aux Etats-Unis et au modèle libéral. Un grain de sable dans les rouages des pandémies
Le déroulement des évènements ne reflète pas toujours l’exacte envergure des intérêts qui sont en jeu. C’est le cas de l’apparente bienveillance du monde occidental vis-à-vis des pays en voie de développement. Mais quand quelqu’un vient troubler ce qui n’est que manœuvre de relations publiques, les masques tombent et les ordres sont donnés. Les chiens préalablement manipulés et désinformés sont lâchés, et ils font en sorte que le grain de sable ne fasse pas boule de neige, n’ayant même plus conscience qu’ils ne montrent plus les crocs que devant ceux qui peuvent les affranchir. Le contrôle démographique En 1974, les Nations Unies donnent la première conférence sur le contrôle démographique. Celle-ci est motivée par les actions des Fondations Ford et Rockefeller qui ont encouragées les programmes de contrôle de population dés 1965, ainsi que les idées contenues dans le rapport d’une commission présidée par George Bush Senior en 1969, et les propos du Secrétaire d’Etat Kissinger devant la commission aux Affaires étrangères de la Chambre le 4 juin 1974. On pourrait les résumer par le biais du rapport du Département d’Etat de l’administration Carter de novembre 1978 : « Depuis des siècles, des millions de pauvres ont accepté leur sort avec résignation dans la plus complète apathie politique. La situation est en train de changer. A mesure que les moyens de communication se développent, l’idée qu’une vie meilleure est envisageable fait son chemin. Il faut s’attendre à ce que certains, dans la hâte d’un changement radical, aient recours à la violence, eu terrorisme même. Il existe un réel danger de voir la violence monter et s’étendre tant qu’on aura pas trouvé des moyens plus efficaces pour améliorer les conditions de vie des masses. Mais le concept de contrôle démographique sur la population du tiers monde était considéré comme une théorie raciste et impérialiste. Alors les responsables de cette politique et les organisations donatrices conditionnèrent les aides aux ONG (organisations non gouvernementales) à la hauteur de leur complicité dans la mise en oeuvre du programme de contrôle démographique. Pour ce faire, on revêtira ce dernier d’atours emprunts de modernité comme la reconnaissance du droit de la femme ou à la prise en compte des problèmes liés à l’environnement. La contraception est un facteur de liberté, des familles moins nombreuses sont la garantie de ressources naturelles et d’une hygiène plus facile à préserver. Si ces arguments sont défendables, ils servent également des intérêts qui le sont moins. Henry Kissinger, en plus de ses attributions officielles et du rôle clef qu’il joua dans la politique extérieur des Etats-Unis des années 50 à … aujourd’hui ( ?), a été proche de la famille Rockefeller, et particulièrement de Nelson Rockefeller. La famille Rockefeller est connue pour être impliquée dans le monde médico-industriel et politique. En 1955, Nelson Aldrich Rockefeller, fils héritier de la standard Oil, membre du CFR, conseiller du Président Roosevelt pour les affaires internationales, présentait déjà avec son « plus proche associé sur le plan intellectuel », Kissinger, leur vision de la sécurité nationale au plus haut niveau de l’Etat, mais encore sans grand succès. Kissinger profita de l’influence et des relations de Rockefeller pour étoffer son carnet d’adresse et son CV, et ce notamment en exerçant des fonctions rémunérées de consultant pour Merck Sharp & Dome. C’est ce même laboratoire qui était alors le plus important fournisseur au monde de vaccins contre l’hépatite. La vaccination mondiale était encouragée à l’époque par les plus hauts responsables de l’Etat. On peut citer Joseph A. Califano, qui après avoir construit sa carrière au ministère de la défense, fut nommé Secrétaire d’Etat à la Santé, à l’Education et à l’Aide sociale. Il était de ceux qui pensaient « qu’une croissance démographique rapide retarde le progrès social et économique de nombreux pays et alourdit le fardeau de nombreuses familles et de communautés ». Les vaccinations amorcent le marché J. Califano présida en 1978 une délégation des Etats-Unis à la 31ème assemblée de l’OMS à Genève, et qu’il donna pour objectif « la vaccination de tous les enfants du monde d’ici à 1990 ». C’est donc avec la bénédiction des autorités qu’en novembre 1978 et octobre 1979, 1083 citoyens américains ont été vaccinés contre l’hépatite B grâce à des vaccins fournis par Merck. Mais en 1980, le New England Journal of Medecine jeta le doute sur la qualité des produits injectés. Il présenta les « premiers résultats d’un essai clinique aléatoire réalisé en double aveugle et destiné à évaluer l’efficacité d’un vaccin contre l’hépatite B chez 1 083 homosexuels masculins de la ville de New York ». Il se trouve qu’après le début de l’épidémie de sida, 501 cas sur les 1 025 cas de sida mortels recensés dans quelques régions principales des Etats-Unis habitaient New-York. Mais malgré les apparences, la transmission du sida serait le fait de contaminants viraux vivants injectés autour de l’année 1970 qui se seraient combinés à des virus simiens dont les « volontaires » étaient probablement porteurs après avoir reçu les vaccins contre la polio de Merck administrés dix ans auparavant. C’est le 3 mai 1973 que Nixon évoqua au Congrès les efforts des Américains et de l’OMS pour aider l’Afrique dans son combat contre les épidémies, par le biais de la mise en œuvre de campagnes de vaccination. C’est ainsi que déjà au début des années 70 « les vaccins contre la poliomyélite, la variole, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos sont gratuits et accessibles à tous » en Afrique du Sud. On peut se demander si la combinaison virale qui aurait été à l’origine du sida aux Etats-Unis n’aurait pas pu se reproduire en Afrique ou ailleurs, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Toujours est-il que à la fin des années 70, Merck leader de l’industrie américaine pour les armes biologiques, devenait le plus important fournisseur au monde des médicaments pour le traitement du sida. Vendre ou soigner A la fin des années 80, c’était au tour du gouvernement Reagan[1][6] de faire face à la montée en puissance de la pandémie. C’est alors que les laboratoires Burroughs Wellcome ressortirent de leurs cartons une molécule expérimentée voilà plus de 25 ans contre le cancer, et dont la toxicité hématologique avait été jugée trop importante. C’était l’occasion de rentabiliser enfin une molécule dont la conception avait été onéreuse. L’essai considéré comme un essai de phase III (bien que l'essai dit de phase I ait été irrégulier et qu'il n'y ait pas eu d'essai de phase II a été mené par une équipe de professeurs d'Universités américaines, en collaboration avec le "Groupe de Travail sur l'AZT" du centre de recherche de Wellcome-Burrough à l'Université de Miami. Les commentateurs de l’époque restent sceptiques sur la nouvelle destination de cette molécule : « la réponse à la question de savoir pour quels patients le traitement sera néfaste ou efficace reste un défi ». Néanmoins, sur la base des résultats de cet essai, et aussi incroyable que cela puisse paraître pour qui en lit les conclusions avec un tant soit peu d'attention et d'esprit critique, une licence a été accordée aux U.S.A. par la Food and Drug Administration, et immédiatement après, en France par le Ministère de la Santé, sur avis favorable de l'Agence Nationale de Recherche contre le SIDA. En mars 1987 que l'AZT devient le premier antirétroviral anti-VIH à obtenir une autorisation de mise sur le marché français, et ce sont les laboratoires Burroughs-Wellcome qui obtiennent alors le monopole de commercialisation de l’AZT
C’est également en 1987 que, par lettre enregistrée devant huissier, Loïc Le Ribault et Norbert Duffaut[3][9] informent le ministre français de la Recherche (Jacques Valade) qu’ils ont obtenu des résultats intéressants dans le traitement du SIDA avec une molécule de leur invention, et qu’il serait souhaitable de la tester sans délai en ce qui concerne cette affection Loïc Le Ribault Des intérêts, et désintérêt : En 1987 plus aucune expertise ne fut commandée au CARME. Une fois que plus de 1400 fonctionnaires du domaine judiciaire et policier eurent bénéficiés gracieusement de visites, stages, conférences et documents issus de son fondateur, Loïc Le Ribault, le ministère de l’Intérieur décide de rénover ses propres laboratoires en s’inspirant de ceux du CARME. La raison officielle est que les expertises en criminalistique doivent être réservées aux services publics. En mai 1991, Le Ribault a porté plainte contre le ministère de l’Intérieur pour contrefaçon de brevet, plagiat, diffamation et concurrence déloyale. En l’an 2000 le procès n’était toujours pas programmé au tribunal de grande instance de Paris... Incapable de résister à la campagne de désinformation menée à son encontre par le ministère de l’Intérieur, ignoré par les radios et les chaînes de télévision publiques, Le Ribault est contraint de fermer les portes de son laboratoire en septembre 1991. Caution personnelle des emprunts de son laboratoire, Le Ribault perd en quelques mois plus de 10.000.000 de francs (1.500.000 €). Sa maison, ses meubles, ses collections, sa bibliothèque, sont vendus aux enchères, ainsi que le matériel du CARME, racheté pour 250.000 francs (40.000 €) par la gendarmerie qui l’utilise pour créer son propre laboratoire. Déclaré en faillite, Le Ribault est condamné à 15 ans de privation de droits civiques. En novembre 1993, Duffaut est découvert dans son lit, mortellement empoisonné. Une autopsie révélera la présence de cyanure de potassium dans son corps. L’emploi de ce produit provoque une mort extrêmement douloureuse, information que le chimiste qu’il était devait forcément connaître. Malgré ce point étonnant, l'enquête conclut au suicide, alors qu’il s’apprêtait à publier un livre dont voici quelques mots figurant dans la conclusion : « Guérir tant de maux avec un seul produit, autrement dit avoir découvert la panacée, semblait impossible à trop de beaux esprits (...). Je n’ai pourtant ni rancoeur ni esprit de vengeance et je conçois très bien que les savants ne croient pas en ma découverte, mais je m’élève contre le fait qu’ils refusent de l’expérimenter sans l’avoir essayée. » Le Silanol G5 En 1994, Le Ribault met au point une nouvelle molécule de la même famille que les précédentes, mais buvable et encore plus efficace, qu’il appelle “G5” . Rapidement, celle-ci devient très connue dans le monde médical, et de nombreux médecins commencent à l’utiliser. Que ce soit pour les produits de Duffaut, ou ceux de Le Ribault, les organismes français de santé publique restent sourds devant les demandes répétées des chercheurs au sujet des tests et de la reconnaissance des vertus thérapeutiques de leurs découvertes. Le Ribault décide alors de faire paraître ses résultats dans la presse le 8 octobre 1995, après que Jean-Michel Graille, le journaliste de Sud-Ouest Dimanche ait vérifié le dossier "G5" durant 4 mois. Il s’agit du même investigateur qui, en 1984, a fait connaître dans le même hebdomadaire Antoine Priore. Cet ingénieur électronicien inventa une « machine à guérir le cancer » par un rayonnement de champs magnétiques et électromagnétiques. J'ai soigné peut-être 20.000 patients et de nombreux médecins utilisent désormais le G5. Beaucoup d'entre eux en France savaient que j'étais emprisonné, mais je n'ai reçu que 30 lettres de soutien en prison. Même dans un domaine aussi important que celui de LEUR santé, les Français restent donc fidèles à eux-mêmes : il suffit de se souvenir que pendant la seconde guerre mondiale, la plupart se taisaient comme des moutons promis à l'abattoir, que nombreux (dont la totalité des responsables de l'administration) étaient ceux collaborant avec l'ennemi et que seule une poignée osa résister à l'occupant... J'ai tout perdu pour aider les gens, maintenant les patients n'ont qu'à se battre à leur tour s'ils veulent que je les soigne. Ils doivent demander le droit d'utiliser les produits thérapeutiques qu'ils souhaitent.
En janvier 1996, l’Ordre des médecins et celui des pharmaciens portent plainte contre Le Ribault pour « exercice illégal de la médecine ». Il faut préciser que d’après les travaux des chercheurs et les témoignages des patients, les preuves démontrant l’efficacité des organo-siliciés pour la guérison d’un grand nombre d’affections s’accumulent. La suite n’est qu’une succession d’expatriations, d’arrestations, de perquisitions, de manipulations et de désinformations à l’encontre de Loïc Le Ribault, de pressions sur sa famille (sa mère décède à 85 ans deux semaines après avoir du subir un interrogatoire de 5 heures), ainsi que de disparition étrange de ses principaux supporter, tel celle de Jean-Michel Graille survenue en avril 1996, causée par une soudaine crise cardiaque qui le frappa à l’âge de cinquante ans dans son jardin… L’indépendance en question
Officiellement, les mésaventures de Loïc Le Ribault sont principalement dues à l’illégalité du Silanol, son invention prétendument capable de guérir de multiples pathologies. Il est quand même nécessaire de revenir en arrière afin de préciser le caractère indépendant de son ancien laboratoire dans les domaines qui étaient les siens. Du fait de cette indépendance, les avocats ainsi que les familles de victimes confient au CARME de plus en plus d’affaires dans lesquelles l’Etat français est parti prenante. Notamment des affaires dans lesquelles l’implication de l’armée française est suspectée ("La Jonque" (chalutier coulé par un "objet" sous-marin), "La Maison des Têtes" (détruite par un missile égaré), etc.), des affaires anciennes ou récentes dans lesquelles la police française aurait fabriqué ou truqué des preuves (Seznec, Boulin, Pinault, Marletta, Miss et Thiennot, Dominici), des affaires embarrassantes pour le ministère des Affaires étrangères (l’exécution truquée des Ceausescu, l’assassinat de Robert Maxwell, la mort de Lagadec, infirmière bretonne torturée puis assassinée par l’armée régulière du Salvador), la dénonciation des expertises illégales faites par les laboratoires de police et celle du considérable enrichissement personnel de leur directrice Michèle Rudler (révoquée en 1996), la réalisation d’analyses pour le compte de diverses associations concernant des problèmes de pollution que le(s) gouvernement(s) français souhaitai(en)t tenir secrets (la preuve de la contamination de la France par les émanations dues à l’explosion de Tchernobyl, les autorités supposées responsables ayant déclaré que la France avait été le seul pays européen épargné par cette pollution), la pollution de la côte à proximité de l’usine de retraitement de La Hague, ainsi que la dissolution par l’eau de mer des fûts en verre contenant des déchets radioactifs et jetés dans les fosses océaniques, et bien d’autres encore. On pourrait toujours supposer que l’indépendance d’un laboratoire privé pourrait se révéler gênante pour certaines personnes qui auraient préféré avoir plus de contrôle sur la diffusion des résultats quand ils étaient susceptibles de nuire à l’intérêt national. Néanmoins, toutes ces enquêtes étaient étalées dans le temps, et les rouages d’une instruction sont si complexes et font intervenir tant d’acteurs et d’occasions d’entraver la procédure que les travaux du CARME n’étaient de toute façon pas décisifs. Le sida Vous n’avez pas été sans remarquer la concomitance de l’annonce d’un possible remède au sida de la part des deux chercheurs français avec celle du début des malheurs de Loïc le Ribault, puisque c’est la même année, en 1987, que plus aucune expertise ne fut commandée au CARME. D’après les échos des derniers rebondissements judiciaires entourant la commercialisation du Silanol, on peut s’interroger sur l’honnêteté du personnage. Mais l’appât du gain auquel chacun peut succomber ne doit pas cacher l’essentiel, à savoir les vertus curatives de la molécule. Plus précisément, Loïc Le Ribault précise devant ses juges le jeudi 5 février 2004 : « Je n’ai jamais prétendu que le Silanol pouvait guérir, mais qu’il donnait à l’organisme la force de lutter. Ce n’est pas une découverte médicale, c’est une découverte biologique ». Pour ceux qui pourraient douter de l’efficacité du produit sur la pandémie qu’est le sida, il est utile de rappeler que les médecins savent depuis des années qu’une forte résistance chez l’hôte constitue une arme efficace pour empêcher un germe infectieux de s’implanter, de croître, puis finalement de dominer le système immunitaire Lorsque l’industrie du médicament s’engage à amener une molécule sur le marché, le parcours type comprenant une quinzaine d’années de développement et d’essais cliniques est actuellement estimé à 800 millions de dollars par molécule selon les données des laboratoires. A ce montant il faut rajouter les frais de lobbying auprès des institutions gouvernementales, des organisations professionnelles, et la publicité. Du côté des bénéfices, on se doit de séduire les investisseurs en présentant un nombre important et régulier de produits nouveaux pour couvrir le manque à gagner qu’engendre l’obsolescence des brevets et la concurrence, et d’accroître ces marges. Pour pallier à ces inconvénients, les responsables du secteur pharmaceutique ont tout intérêt à ce que le nombre de pathologie et de malades s’accroisse pour que le marché se développe. Un système de santé qui s’est mis au diapason du modèle économique général qui vise une augmentation permanente des ventes et des marges n’est pas en accord avec l’intérêt général. Ce fonctionnement se fait au détriment du portefeuille du citoyen, mais aussi de sa santé. A contrario, tout remède qui se dit capable de soigner de multiples pathologies devrait voir son efficacité validée par une étude scientifique d’Etat, et ce dans l’intérêt des citoyens. De plus, la découverte des deux chercheurs français aurait pu avoir une portée d’envergure internationale. Elle risquait de réduire à néant un planning mondial de régulation démographique et ethnique mis en place depuis les années soixante. Certains affirment que cette politique impérialiste a été à l’origine de la propagation du sida de façon accidentelle, d’autres supputent qu’elle a carrément été mise en œuvre au plus haut niveau. Quand on constate les connexions entre la provenance des fonds pour la recherche, les liens financiers et idéologiques étroits entre homme politique et industriels, les enjeux de la guerre biologique, des manipulations du COINTELPRO, et la concordance des déclarations et des évènements, on ne peut que rester dubitatif devant les versions officielles. Pandémie ou accélérateur de mondialisation Après avoir lu ce qui précède, vous ne pouvez que vous poser des questions sur la (ré)apparition de la grippe aviaire, sous une de sa centaine de variantes. Ce qui fait la particularité de cette épizootie, c’est son lieu d’origine. Elle a débuté en Thaïlande, pour ensuite se répandre dans une dizaine de pays de la zone asiatique. C’est également cette dernière qui fut le point de départ du SRAS. D’un point de vue politique, la grippe aviaire pourrait être fatale à la carrière du premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra. Son gouvernement a révélé l’existence de la grippe à la fin du mois de janvier après l’avoir dissimulé pendant deux mois. Ce prétendant au leadership des pays de l’Asie du Sud-Est a élaboré dans son pays une politique populiste, pragmatique et autoritaire depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2001. Il a mis en œuvre des prêts à taux réduits aux ruraux, il a procédé au gel des dettes des agriculteurs ainsi qu’au nettoyage des bilans bancaires et à une lutte meurtrière contre le trafic de drogue. C’est le genre de politique économique et sociale qui va à l’encontre des projets que certains planifient pour la région. En effet, un projet initié par l’administration américaine baptisé « Initiative pour le Grand Proche-Orient »(Greater Middle-East Initiative), qui concerne aussi les pays d’Asie du Sud, a pour objectif de réformer les économies des pays concernés pour mieux les intégrer à l’économie internationale, et à terme, au sein de l’OMC. Comme dans le cas du sida, les épidémies sélectives, d’un point de vue communautaire ou territorial, ne sont pas sans créer la suspicion. La nouvelle organisation mondiale qui est en train de se mettre en place autour de la lutte contre les armes de destruction massive vient à propos, alors que la population mondiale subie depuis quelques années un conditionnement à ce sujet par le biais du spectacle des épidémies successives (sida, Ebola, SRAS, vache folle,…) relayé par les médias. October 12 Les Etats-Unis à l’heure chinoiseparfois j’ai l’impression que ces 15 dernières années nous avons été les témoins de la plus grande spoliation de toute l’histoire. l’améroen lieu et place du dollar us et canadien et du peso mexicain Le 3 avril 2008, WMR faisait état d’un document hautement confidentiel concernant le scénario de loi martiale: WMR a appris de sources bien informées au sein de la communauté financière étasunienne, qu’un document confidentiel alarmant à diffusion restreinte circule parmi les membres supérieurs du Congrès et les hauts fonctionnaires de leurs équipes. C’est le signe d’un avenir sombre pour les États-Unis s’ils ne remettent pas rapidement de l’ordre dans leurs finances. Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre, est de ceux qui auraient lu ce document. Ce papier est appelé document « C & R » car il déclarerait que, si les États-Unis défaillaient dans le remboursement de la dette garantie à la Chine, Japon et Russie, qui soutiennent toutes financièrement le gouvernement des États-Unis, et si ces derniers annulaient unilatéralement ses dettes, on pourrait s’attendre à une guerre qui aurait des conséquences désastreuses pour les États-Unis et le monde. Le « C » dans le nom du document représente le mot « Conflit. » Un autre scénario envisage que, pour rembourser la dette envers les pays étrangers, le gouvernement fédéral sera forcé d’augmenter les impôts de manière drastique, au point que le peuple étasunien réagisse par une révolution populaire contre le gouvernement. Le « R » dans le nom du document représente le mot « Révolution. » www.heyokamagazine.com/heyoka.16.waynema dsen.htm
NB: Je ne suis pas au FN, pas plus qu’à d’autres partis de ce pays. Je suis donc entièrement libre de commenter la politique, qui n’est qu’un des leviers de commande des pays, avec les religions. Aujourd’hui ce sont les Gouvernements des " Ombres ": . qui décideront de la marche à suivre ! Vous ne voyez que l’argent, mais bien d’autres problèmes graves se posent, démographie, ressources de toutes natures, climats, etc. Il faut vraiment être superficiel, pour croire quand Occident et dans une majorité des pays du monde, les élut Gouvernent librement. Ceux qui Gouvernent réellement, vous ne les voyez jamais et ne les verrez jamais ! Ils détiennent la clé des finances publiques ou privées. Le seul que vous ayez vu, c’est François MITTERRAND ! Mais vous ne le saviez pas… ! Aujourd’hui, ça n’a aucune importance que vous le sachiez. Nous subissons encore, l’influence de sa dogmatique et il est urgent de la mettre au panier. Nous sommes à la merci de ces personnes, comme nous l’avons été pendant des siècles à celle des Clergés occidentaux. Les décisions n’appartiennent plus aujourd’hui aux politiques, mais à des collégiales dont vous n’avez pas connaissances.
Un exemple connu: Philippe Le Bel face aux templiers ". Après les bûchers de Philippe LE BEL, les Templiers ont fait serment de détruire la royauté et l’église Catholique qui les a abandonnées. Ils ont choisi une période opportune, après plusieurs années consécutives de disettes, pour soulever le peuple contre le pouvoir. Aujourd’hui, les élus qui nous Gouvernent, sont confrontés aux mêmes problèmes, avec les héritiers des Templiers, les Francs-Maçons, qui maîtrisent secteurs bancaires, immobiliers et une multitude d’autres. À l’époque de Philippe Le BEL, l’église avait la main mise sur toute l’Europe et les têtes couronnées, s’est elle qui avait la puissance financière des Francs-Maçons d’aujourd’hui. Aujourd’hui, les têtes couronnées font du de social pour se maintenir à leurs postes et ils sont abandonnés par les Francs-Maçons nouveaux clergé financier. La seule solution dont disposent les élus, c’est faire marcher la planche à billets, FED et BCE. Mais cette option a ses limites, elle fait diminuer les cours des monnaies. Il est vrai que les avoirs du nouveau clergé financier y laissera des plumes, mais les États étant pour la plupart en faillites, les élus seront les premiers à se retrouver dans la situation de Louis XVI et de la Noblesse. La désobéissance ne pardonne pas, surtout lorsque ces Gouvernants sont des apprentis Krach de 1929 - Crise de 19291929-2009 même combat ? Alors que l'éclatement de la bulle des crédits semble se transformer en crise financière planétaire, le spectre du krach de 1929 plane sur les bourses mondiales. Retour sur ce précédent qui avait ébranlé le monde occidental.
Aux origines de la crise
1929 : les Etats-Unis viennent de connaitre plus de dix années de forte croissance après la victoire de 1918. La production industrielle a bondi de 50 % entre 1921 et 1929. Mais l'économie américaine est parsemée de failles. La principale est le "crédit d'action" qui permet à la population d'emprunter pour pouvoir investir en bourse. Dans l'enthousiasme des années 20, ces emprunts se multiplient jusqu'à devenir excessifs. La croissance des cours de bourses dépasse bientôt celle de la production elle-même. L'argent est investi en bourse au lieu de se diriger vers l'économie "réelle". Alors que la production industrielle commence à décliner au début de l'année 1929, l'indice Dow Jones (représentant les 30 meilleures entreprises américaines) bat des records au-delà de 380 points. 1929-2009 même combat ? Alors que l'éclatement de la bulle des crédits semble se transformer en crise financière planétaire, le spectre du krach de 1929 plane sur les bourses mondiales. Retour sur ce précédent qui avait ébranlé le monde occidental.
Le jour où tout a basculéJeudi 24 octobre 1929 : paniqués par le ralentissement industriel, les investisseurs cherchent à se débarrasser de leurs actions avant qu'elles ne perdent trop de leur valeur. 13 millions d'actions sont mises en vente à Wall Street alors qu'il n'existe quasiment aucun acheteur. A midi, le Dow Jones a déjà perdu près d'un quart de sa valeur. C'est le "jeudi noir". Des émeutes éclatent à l'extérieur de la bourse de New York. Après l'intervention rassurante des banquiers, la bourse se stabilise. Mais les lundi 28 et mardi 29 octobre (lundi et mardi "noirs"), c'est la rechute. Plus de 25 millions de titres seront cédés à des valeurs historiquement basses. Des milliers de porteurs sont ruinés. Onze spéculateurs se jettent des gratte-ciels de Manhattan. Le Dow Jones tombe à 230 points. En quelque jours, 30 milliards de dollars auront été détruits. La contagion bancaireIl ne faudra que quelques jours, à la fin de l'année 1929, pour que la crise boursière se propage à l'économie "réelle". Les ménages américains qui avaient emprunté massivement pour investir en bourse ne peuvent plus rembourser leurs crédits. Pour les banques, cela se traduit rapidement par des pertes "sèches". La quasi-totalité des établissements décide donc de resserrer leur crédit. Les premiers à en souffrir seront les entrepreneurs qui voient leur trésorerie de plus en plus fragilisée. Les faillites qui s'en suivent amplifient encore un peu plus la fragilité des banques. Pris dans ce cercle vicieux, les épargnants américains se ruent sur leur banque pour retirer leur argent. Mais sur place, les caisses seront bientôt vides. Plusieurs établissements bancaires font finalement faillite à leur tour. Le 30 juin 1931, l'un des plus emblématiques, l'American Union Bank, ferme ses portes.
La crise économique
Après la faillite de plusieurs banques et de nombreuses entreprises, l'investissement, la production et la consommation poursuivent leur chute tout au long des années 1930 à 1933. Automobile, bâtiment, distribution... Tous les secteurs de l'économie sont touchés simultanément. La "Grande dépression" a commencé et sa principale conséquence, un chômage massif, met des millions de ménages américains en difficulté. Dans les entreprises, le manque de liquidité, l'effondrement des prix et l'accumulation des stocks amène rapidement à des licenciements massifs. Tandis que la production chute de moitié entre 1930 et 1932, le chômage est multiplié par 3 aux Etats-Unis. Il est passé de 4 millions à 12 millions de demandeurs d'emplois. Sur une plus longue période (1929-1940), on peut parler d'une multiplication par 10 du nombre de chômeurs Le retour de la pauvreté
Dans les années 1930 aux Etats-Unis, les ouvriers les moins qualifiés, les Noirs et les femmes sont les premières victimes de la crise de 1929. Mais ils seront loin d'être les seuls. Des particuliers ruinés de différentes origines socio-démographiques investissent très vite les rues des grandes villes, pancarte autour du cou, pour demander du travail. La main-d'œuvre se négocie alors à environ un dollar la semaine. L'objectif : échapper à la misère qui pousse de plus en plus de travailleurs pauvres vers les "soupes populaires", une invention née du krach de 1929. C'est la première fois que les pouvoirs publics américains sont amenés à nourrir une partie de la population pour éviter des crises de la faim et des morts en hiver. L'économie bloquéeDans les années 1930 aux Etats-Unis, le manque d'argent peut se traduire au sens le plus strict du terme. La monnaie est parfois tout simplement absente lors de la vente ou de l'achat de produits. Preuve de ce blocage global de l'économie américaine : les chômeurs sont petit à petit contraints d'instaurer le troc pour s'échanger biens et services. Selon les villes, ce sont parfois de véritables systèmes réglementés qui se mettent en place pour palier au vide laissé par la faillite de plus de 9000 banques à travers les Etats-Unis. Interrogés par la presse à l'occasion de la crise financière de 2008, de nombreux retraités américains citent encore ce système qui permettait de s'offrir une bicyclette pour remplacer une voiture devenue trop chère en échange de poulets.
L'Europe contaminée
En raison du poids des Etats-Unis, qui représentaient 45 % de la production industrielle mondiale, la crise de 1929 se propage à l'ensemble des économies occidentales. Pour tenter de sortir de la débâcle, les banques américaines récupèrent leurs capitaux investis en Europe. Dès 1931, le Creditansalt, la plus grande banque autrichienne doit se déclarer en faillite. L'Allemagne voit sa Danat Bank elle aussi sombrer. La Livre sterling est quant à elle dévaluée le 21 septembre 1931 provoquant un bouleversement du système monétaire mondial basé sur l'or-étalon. En France la Banque nationale de crédit, ou encore Citroën, feront faillite. Les conséquences sont les mêmes qu'aux USA : fin 1932, on atteint 6 millions de chômeurs en Allemagne, 3 millions en Grande-Bretagne et 900 000 en France. Le New Deal
Lors d'un discours à la Convention du parti démocrate à Chicago, le 2 juillet 1932, Franklin Delano Roosevelt évoque pour la première fois la notion de "New Deal". Une "nouvelle donne" économique et sociale inspirée de l'économiste britannique John Keynes. Le "New Deal" a pour objectif d'enrayer la crise par une réforme du système bancaire, l'abandon de l'étalon or, la dévaluation du dollar, la limitation de la production agricole, les aides économiques et sociales et le lancement de grands travaux comme l'aménagement de la vallée du Tennessee. Gouverneur de l'Etat de New York, Roosevelt sera élu Président en 1933 pour mettre en place ce programme. L'investissement de l'Etat dans les 100 premiers jours sera considérable. Le déficit attendra 1,3 milliard de dollars en 1933 et continuera à augmenter jusqu'à 3,5 milliards de dollars en 1936.
La solution contre le chômage
Les premiers "100 jours" de l'administration Roosevelt sont aussi marqués par la question du chômage. Des manifestations pour l'emploi mais aussi des émeutes de la faim ont déjà éclaté dans plusieurs villes. En 1933, est créée la Fédéral Emergency Relief Administration (FERA) pour soutenir divers programmes d'aide. Roosevelt veut aussi remettre le pays au travail. Travaux de reboisement, production hydroélectrique ou lutte contre les inondations : tous les moyens sont bons pour "occuper" les chômeurs. Avec des centaines de milliers d'emplois créés, les premiers mois du New Deal visent donc surtout à rétablir la confiance. Mais certaines des mesures adoptées sont toujours d'actualité aux Etats-Unis comme le "Social Security System", qui assure la protection sociale de 90 % des Américains aujourd'hui. Comment c'est reparti
Les économistes sont aujourd'hui divisés sur le poids du "New Deal" dans le redressement économique. A l'échelle de la planète, il faudra attendre la fin de la guerre 1939-1945 pour définitivement tourner la page. Aux Etats-Unis, c'est en tout cas en 1940 que le PIB est revenu à son niveau d'avant krach, c'est-à-dire au-dessus des 100 milliards de dollars. Il était descendu à 56 milliards en 1933. Quelle qu'en soit la raison, c'est cette relance de la production qui permettra le redressement économique, bancaire et enfin boursier. Le Dow Jones, qui avait chuté jusqu'à 41,22 points en 1932, est remonté de manière irrégulière mais puissante tout au long des années 1950 : l'indice a réalisé des pointes à 194,40 points en 1937, 212,5 points en 1946 et 521,5 points en 1956. A l'aube de la crise de 2008 et après avoir subi d'autres krach de plus faible ampleur, il avoisinait les 14 500 points en novembre 2007. September 25 La fable de la crise finaleL’évocation de la grande crise de 1929 sème toujours l’effroi, tant dans les milieux financiers que dans l’opinion. Elle avait précipité des millions de femmes et d’hommes dans la misère, et favorisé indirectement l’avènement du fascisme en Europe. On ne peut donc guère imaginer calamité plus épouvantable. Et cependant la tourmente n’a pas emporté le système. Elle n’a même pas eu raison de l’idéologie qui le soutenait. Sans jouer les grands clercs, nous savons déjà que la crise actuelle – quels que soient ses prolongements – n’achèvera pas davantage le système capitaliste, ni même sa variante néolibérale. Il n’y a pas de dépassement mécanique du capitalisme, tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’erreurs qu’il faudrait corriger mais d’intérêts qui ne disparaissent pas avec les crises. Comme en 1929, ce sont donc les petites gens qui cette fois encore vont payer. Ce sont ceux qui sont les plus éloignés du monde de la finance, ceux qui ignorent tout des techniques spéculatives, ou qui, tout au plus, ont eu la naïveté d’acheter à crédit sans en avoir les moyens, ce sont ces citoyens à qui on va demander d’assurer la pérennité du système. La grande différence avec 1929, c’est que cette fois la catastrophe ne sera pas subie comme la conséquence du chaos ; elle sera anticipée et organisée. C’est ainsi que le président idéologiquement le plus hostile à l’intervention de l’État n’a pas hésité, jeudi, à prendre les mesures les plus antilibérales qui soient. Deux jours après avoir décidé de nationaliser le géant des assurances AIG, promis sans cela à une faillite certaine, George W. Bush a annoncé le rachat par l’État fédéral de toutes les créances pourries. Ce gigantesque mistigri dont les financiers redoutent d’hériter au gré de transactions devenues par trop incertaines. En annonçant à la nation qu’il allait créer un organisme chargé de racheter les « actions toxiques », il a usé d’un argument stupéfiant : « Il s’agit, a-t-il dit, de protéger votre argent. » Dans le langage cru dont on use généralement de ce côté-là de l’Atlantique, le président américain n’a pas esquivé la vérité : « Nous allons engager une masse considérable de dollars du contribuable. » Entre parenthèses, si l’on doit trouver une vertu à ce discours, c’est aussi sa brutale franchise. Chez nous, jamais nos politiques n’auraient tenu ce langage de vérité. D’ailleurs, on nous raconte cette fois encore que la crise sera pour nous indolore (lire à cet égard la démonstration du contraire par Dominique Plihon). Mais laissons là cet hommage tout relatif à la tradition politique américaine. Car, sur le fond, les chiffres sont effrayants. On parle de mille milliards de dollars à la charge du contribuable pour réparer les frasques d’un système financier sans scrupules. Et de managers qui, eux, sortent de la crise indemnes, voir enrichis par de confortables « golden parachutes ». Ce sont donc les victimes de l’ultralibéralisme, celles qui paient déjà au quotidien la doctrine de l’effacement de l’État, par la destruction du système de santé, par les conséquences sociales des déréglementations et des privatisations, qui sont convoquées pour renflouer les banques. Deux autres arguments iront droit au cœur du citoyen américain. Le secrétaire d’État au Trésor, Henry Paulson, a fait observer que cette saignée est moins préjudiciable pour le contribuable que ne l’aurait été l’effondrement de tout le système financier. Façon d’avouer que ce sont toujours les mêmes qui paient. Enfin, des commentateurs bien intentionnés ont noté que ces « mille milliards » de dollars ne représentaient jamais que huit années de guerre en Irak. On ne sait s’il s’agit, dans leur esprit, de critiquer la guerre ou au contraire de minimiser la ponction opérée par l’État sur les ménages américains. Quoi qu’il en soit, tous ces discours relèvent de la même vision du monde. Une vision qui ne peut pas se projeter hors d’un système perçu comme aussi immuable que la succession des jours et des nuits. Ce qui nous ramène à notre point de départ. Un capitalisme qui se régénère sur le dos des peuples n’a guère de limites. La crise finale est une fable. Et, sans même parler ici de la chute du capitalisme (vaste sujet !), même le néolibéralisme a la vie dure. Il ne meurt ni de honte ni de la répétition de ses échecs. Il s’accommode parfaitement des interventions étatistes qui résolvent artificiellement ses crises sur le dos des gens. Seule la politique peut proposer d’autres solutions. Ce qui nous renvoie à des sujets qui nous sont familiers. Mais où est donc l’autre projet de société crédible ? Quelle force politique est susceptible de le faire entendre ? À part quelques aimables remarques sur la nécessité d’une « plus grande régulation », le silence de la gauche est assourdissant. Même cette critique destinée à banaliser le caractère systémique de la crise, c’est Nicolas Sarkozy qui l’a formulée. C’était mardi, à la tribune des Nations unies. Preuve par l’absurde que le discours de la gauche doit aller beaucoup plus loin. Et ouvrir de véritables alternatives.
August 20 Les dessous du coup d’État en Géorgie
Présenté comme un mouvement spontané et non violent, le soulèvement qui a forcé Edouard Chevardnadze à renoncer à la présidence de la Géorgie est en réalité le fruit d’une patiente manipulation. Enjeu stratégique et pétrolier entre la Fédération de Russie et les États-Unis, la Géorgie est devenue un champ clos d’affrontement des grandes puissances. La colère populaire, habilement déclenchée par l’Institut démocratique de Madeleine Albright et structurée par des associations de jeunesse financées par George Soros, a permis à la CIA de placer ses hommes au pouvoir à Tbilissi.
Dirigée depuis 1991 par l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’URSS, Edouard Chevardnadze, la Géorgie vient de connaître une révolution pacifique. Celui que l’on appelait le « Renard blanc » a été chassé par son peuple, lassé d’une corruption omniprésente et d’une fragilité économique persistante, qui contestait la régularité des élections qui se sont tenues en novembre 2003. Ce mouvement spontané, joliment comparée à la « révolution des œillets » portugaises qui avait vu le peuple renverser sans violence le régime post-salazariste de Marcelo Caetano, s’est vue affublée du titre de « révolution des roses », dont on imagine sans peine qu’elle ouvre la voie à un nouveau régime démocratique et porteur d’espoir. Ce serait là se laisser un peu trop aisément abuser par la formidable propagande qu’a nécessitée ce coup d’État fomenté depuis l’étranger et planifié de longue date. Car la Géorgie n’est pas un pays sans enjeux internationaux. Son importance est même cruciale dans l’échiquier régional. Son territoire s’étend en effet au sud de la Caspienne, aux frontières de la Turquie, de la Russie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Cette position centrale lui vaut de se trouver régulièrement au cœur d’une zone de fortes turbulences depuis l’éclatement de l’URSS en 1991. Au cœur surtout de la formidable guerre des oléoducs que se livrent les États-Unis et la Fédération de Russie dans cette région. La Géorgie au cœur du « Grand jeu »Les hostilités se sont ouvertes le 17 avril 1999, avec l’ouverture de l’oléoduc reliant Bakou (Azerbaïdjan) au port de Soupsa (Géorgie) sur la mer Noire. Ce projet, financé par Washington, met fin à l’hégémonie russe sur l’exportation des hydrocarbures de la Caspienne. La même année, la Géorgie s’aligne sur l’Ukraine et l’Azerbaïdjan et s’éloigne de la Russie. Elle dénonce le traité de défense collective des frontières de la Communauté des États indépendants (CEI) et le traité de sécurité collective de Tachkent. À ce système diplomatique d’alliances organisé autour de la Russie, la Géorgie préfère désormais l’OTAN et sa direction états-unienne. Cette démarche contraint le président Eltsine à signer en novembre 1999, lors du sommet de l’OSCE à Istanbul, un accord de démantèlement de deux des quatre bases russes en Géorgie, démantèlement qui sera effectivement entamé en 2000 en dépit des réticences de l’état-major russe. La décision géorgienne de se ranger clairement du côté états-unien, dans une période où sa position stratégique devient fondamentale, correspond à une tendance repérable dans l’ensemble des pays du sud Caucase. Depuis l’effondrement de l’URSS, les États-Unis ont en effet remplacé dans cette région leur doctrine de « containment » par une stratégie de « rollback » - c’est-à-dire de forcer un reflux des positions russes. C’est ainsi que les principaux pays de la région se regroupent au sein du Guuam (qui reprend les initiales de la Géorgie, l’Ukraine, l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan et la Moldavie). Cette entité, proche des États-Unis, s’est notamment réunie en mai 2000 à Washington pour évoquer des questions militaires et de sécurité. Les pays du Guuam sont au coeur du projet états-unien de construction de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui doit relier l’Azerbaïdjan à la Turquie, en passant par la capitale géorgienne. Son tracé évite la Russie via notamment la Tchétchénie, contourne l’Iran, mais aussi l’Arménie. Ce dernier pays est en effet en conflit avec l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabkh et reste le seul État de la région intégré dans les organes de coopération militaire avec Moscou. Les Arméniens sont donc soumis à une forte pression des Occidentaux, qui souhaitent qu’ils fassent les concessions nécessaires au règlement du conflit qui les oppose à l’Azerbaïdjan et choisissent le pipeline BTC. En octobre 1999, le Premier ministre arménien et le président du Parlement sont assassinés. L’objectif de ces pressions étant de stabiliser l’ensemble des pays que doit traverser ou pourrait traverser l’oléoduc. Cependant, l’enjeu n’est pas uniquement pétrolier. On devine en sous-main des enjeux politiques et militaires également déterminants dans l’élaboration de la stratégie états-unienne. C’est ainsi que la CIA a présenté un rapport extrêmement optimiste - totalement irréaliste d’après les experts - sur les réserves de la zone Caspienne, afin d’en exagérer l’importance. Selon Jean Radvanyi et Philippe Rekacewicz, spécialistes du Caucase, « les pressions exercées par Washington et Ankara sur les compagnies afin que celles-ci cofinancent le passage de l’oléoduc via la Géorgie et la Turquie et non via l’Iran ou la Russie trahissent la priorité donnée aux objectifs politiques sur les intérêts économiques. »
Edouard Chevardnadze, allié peu reconnaissantDans ce nouveau « Grand jeu », qui prend même des tournures de nouvelle Guerre froide , la Géorgie est un pays crucial, puisqu’elle permet d’assurer une certaine stabilité à l’exploitation des ressources pétrolières, et d’approvisionner la Turquie. Le régime de Chevardnadze a donc été largement choyé par Washington, qui en a fait le principal bénéficiaire dans la région de son aide économique. En échange, la Géorgie s’est alignée sans mot dire sur la politique étrangère de la Maison-Blanche. Ainsi, en 1999, lorsque le président russe Boris Eltsine lui demande d’utiliser le territoire géorgien pour lancer une invasion de la Tchétchénie, le chef de l’État suit les ordres du conseiller spécial de Clinton pour la Russie, Strobe Talbott, et rejette la demande russe. De même, un mois après le 11 septembre 2001, Chevardnadze proposait d’accueillir les troupes états-uniennes dans la région, en échange d’une aide financière colossale de Washington. La Géorgie a ensuite servi de relais pour les vols de l’US Air Force lors de la guerre d’Afghanistan, et a autorisé quelques centaines de militaires états-uniens à encadrer des commandos géorgiens censés pourchasser d’hypothétiques membres d’Al Qaïda, du côté de la Tchétchénie voisine. Fin 2001, Chevardnadze va jusqu’à purger la direction de ses agences de renseignement et nommer son ancien ambassadeur pro-états-unien à Washington, Tedo Dzhaparidze, à la tête de la sécurité nationale. Mais au fil des années, l’influence du président géorgien s’amenuise, la corruption et les mauvais résultats économiques fragilisent sa position, ce qui l’incite à revenir sur son seul alignement sur Washington. Progressivement, il s’allie avec Aslan Abchidzé, le gouverneur pro-russe de la région autonome d’Adjarie. Celle-ci est frontalière avec la Turquie et stratégique en raison de son important port, par lequel transite notamment le pétrole en provenance de l’Azerbaïdjan voisin et point d’entrée du commerce avec la Turquie. Ce rapprochement contraint Edouard Chevardnadze à améliorer ses relations avec Moscou, et à remettre en cause le partenariat stratégique avec les États-Unis. Selon l’AFP, en 2003, « des sociétés états-uniennes ont été éliminées du marché géorgien par une taxation arbitraire. » Dans ce contexte, Washington revient progressivement sur son soutien inconditionnel à cet allié peu reconnaissant, d’autant que les travaux de construction de l’oléoduc n’en finissent pas de ne pas commencer. Plusieurs responsables de l’administration états-unienne se rendent donc en Géorgie au cours de l’année 2003 pour y rencontrer Chevardnadze. D’après The Guardian, ces visites officielles visent à faire comprendre au président géorgien que ses jours à la tête du pays sont comptés. L’ambassadeur états-unien en Géorgie, Richard Miles, déclare notamment au Washington Post que les États-Unis aimeraient « voir un gouvernement plus fort », une critique publique particulièrement inhabituelle de la part d’un allié de longue date. Le même Richar Miles travaille également de longs mois à préparer le jeune Mikhail Saakashvili à prendre la succession. Les États-Unis organisent la révolution spontanéeCelui-ci, âgé de 35 ans, est diplômé l’université de Columbia à New York où il a fait ses études d’avocat. Après avoir travaillé quelque temps dans une entreprise new-yorkaise, il est revenu en Géorgie en tant que protégé et rapidement leader de l’ancien parti d’Edouard Chevardnadze, l’Union des citoyens. Puis il est devenu ministre de la Justice en 2000. Après en avoir profité pour dénoncer la corruption de la classe politique jusque pendant les conseils des ministres, il a été contraint à la démission en 2002, date à laquelle il a créé son propre parti et est devenu l’un des leaders de l’opposition. Il devient en réalité l’homme de Washington chargé de mettre en œuvre le renversement de Chevardnadze. Cette opération, qui se veut calquée sur le modèle du renversement de Slobodan Milosevic en Serbie, va nécessiter la manipulation de plusieurs forces. Madeleine Albright L’ancienne secrétaire d’État Son point de départ réside dans la contestation du résultat des élections législatives du 2 novembre 2003, qui voient la victoire des formations du président Chevardnadze et de Aslan Abchidzé, juste devant les formations d’opposition de Mikhail Saakashvili, et de Nino Burjanadze, alors présidente du Parlement. Cette contestation « spontanée » repose sur deux éléments : d’une part la composition des listes électorales, qui auraient été falsifiée, et d’autre part les sondages effectués à la sortie des urnes, qui donneraient des résultats différents des chiffres officiels. Le problème de ces accusations, c’est qu’elles proviennent en réalité toutes les deux de la même institution : le National Democratic Institute. Cette organisation états-unienne, dite non-gouvernementale, est en réalité une émanation de la National Endowment for Democracy , et dirigée par l’ancienne secrétaire d’État de Bill Clinton, Madeleine Albright. C’est cette fondation qui s’est chargée à la fois de réaliser la saisie informatique de listes d’électeurs, dont les nombreuses erreurs ont ensuite alimenté le ressentiment populaire et les soupçons de trucage, et les sondages de sortie des urnes, dans lesquels les scores des partis d’opposition étaient largement surévalués. George Soros Le miliardaire a financé le Peu importent la véracité des trucages électoraux, l’intérêt réside dans la capacité des mouvements d’opposition à utiliser l’argument pour mobiliser l’opinion publique et permettre finalement le renversement du régime et la démission du président géorgien, le 23 novembre 2003. Il faut dire que se sont mêlés à la foule des mouvements bien peu spontanés, comme l’a expliqué Edouard Chevardnadze à des médias russes, peu après son départ du pays. Au premier rang des responsables, le président déchu cite le milliardaire George Soros , l’Institut démocratique états-unien déjà mentionné, et l’ancien secrétaire d’État états-unien James Baker. Selon lui, « c’est George Soros qui a créé les groupes de jeunes Kmara [Assez !] contre le pouvoir. Ils prenaient de tout jeunes, à 15 ans, et les formaient en deux mois [...] L’American National Democratic Institute s’est comporté de la même manière ». Ces méthodes rappellent évidemment celles mises en œuvre par les États-Unis en Serbie en 2000, et qui avaient permis le renversement de Slobodan Milosevic. D’après l’ancien ministre géorgien de la Sécurité, Igor Giorgadze, « Mikhail Saakashvili a été spécialement invité à un séminaire à Belgrade cet été pour y apprendre comment faire "une révolution de velours" comme celle des Serbes. M. Saakashvili a reçu des instructions détaillées qu’il a suivies à la lettre ». Quant au mouvement des jeunes Kmara dénoncé par Chevardnadzé, il est effectivement financé par George Soros et calqué sur le modèle du mouvement serbe Otpor qui avait défié Milosevic à Belgrade. Premier coup de téléphone de la présidente intérimaire : « L’oléoduc est OK »Le renversement du régime de Chevardnadze annonce une nouvelle ère pour la Géorgie, et sans doute un changement de camp. La présidente par intérim qui, selon la Constitution, est la présidente du Parlement, Nino Bourdjanadze, a annoncé, dès le 23 novembre 2003, qu’elle souhaitait suivre « l’orientation politique juste » choisie par l’ex-président Edouard Chevardnadze, citant les « valeurs occidentales », le « partenariat stratégique » avec les États-Unis et l’amélioration des relations avec la Russie. Dans une interview à CNN, elle a précisé que l’objectif de la Géorgie est « d’être membre de la famille européenne, membre de l’alliance euro-atlantique. Nous voulons garder notre partenariat stratégique avec les États-Unis qui ont fait beaucoup pour notre pays ». Mieux, d’après The Guardian, « le premier coup de téléphone passé par la présidente intérimaire [...] après qu’elle eût pris ses fonctions [...] a été pour BP [la société pétrolière anglo-néerlandaise]. Elle a appelé pour "leur assurer que l’oléoduc est OK", a indiqué un important officiel géorgien ». Une première mesure qui dévoile sans nuances les enjeux du coup d’État, qui s’est terminé dimanche 4 janvier 2004 par l’élection à la présidence de la République de Mikhail Saakashvili, le « poulain » de Washington. Grande perdante de ce changement auquel elle n’a pu s’opposer, la Russie sera contrainte de réagir. Lors de la crise, Vladimir Poutine a dépêché sur place son ministre des Affaires étrangères, Igor Ivanov, pour donner un semblant d’aval du Kremlin à une situation qui affaiblit considérablement sa position. Déjà on perçoit un regain de tensions régionales. Des responsables de la sécurité géorgienne ont notamment accusé Moscou de planifier le sabotage de l’oléoduc voulu par les États-Unis. Cette opération, qui serait orchestrée par les services secrets russes, mettrait en scène une attaque de mercenaires tchétchènes ou de saboteurs écologistes. La très grande pénétration des forces russes dans le pays, qui y maîtrisent trois enclaves sécessionistes ou autonomes (Ossétie du Sud, Abkhazie et Adjarie) et de deux bases militaires, laisse présager une situation explosive. Mais cet épisode révèle surtout la poursuite par les États-Unis de leur nouvelles méthodes d’ingérence, inspirées de celles du stay-behind mais largement modernisées comme le montre l’exemple serbe. Encore faut-il, pour qu’elles fonctionnent, que de telles opérations s’appuient sur un réel soutien populaire. L’échec cuisant des récentes tentatives de coup d’État au Vénézuela est une mise en garde cruelle adressée à la CIA et remet en cause la doctrine de ceux qui, à Washington, pensent jouir partout dans le monde du droit à disposer des peuples. OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE
June 07 UIMM: la caisse noire remplie par des stagiaires fantômesDans l'océan de silence entretenu par les patrons autour de l'affaire de l'UIMM, Annick Le Page jette un gros rocher qui va en éclabousser plus d'un. Il y a dix ans, cette ancienne chargée de mission de la Fédération des industries mécaniques (FIM) avait dénoncé (mais en vain) un système de détournement de fonds publics mis en place par l'UIMM. Ou comment les métallos ont siphonné pendant des décennies "au moins la moitié" de l'argent de la formation professionnelle qui leur était alloué… Témoignage exclusif recueilli par Rue89 et France Inter. Avec son collier de perles et son insigne de l'Ordre de Malte, Annick Le Page n'a rien d'une dangereuse rebelle. Et pourtant, à 52 ans, elle a tenu bon face à "ces messieurs" de l'Union des industries et métiers de la métallurgie. Licenciée économique en 2001 de la FIM, alors qu'elle se bat contre la maladie, elle a su attendre son heure pour livrer à la justice une vérité difficile à entendre: c'est en détournant l'argent de la formation que les patrons de la métallurgie financent leurs organisations représentatives. Le 21 février 2008, elle a passé deux heures dans le bureau du juge Roger Le Loire, chargé de l'instruction, pour détailler comment l'UIMM s'est financée sur les fonds alloués à la formation professionnelle. Où émerge une réalité très différente de la fable servie par ses anciens dirigeants, Denis Gautier-Sauvagnac et Dominique de Calan, qui, depuis le début du scandale, ne cessent de répéter que la cagnotte de 600 millions d'euros provient des cotisations des entreprises adhérentes.
Un mécanisme redoutable d'efficacité: le stagiaire fictif En 1996, Annick Le Page, est embauchée par la FIM, adhérente de l'UIMM, comme chargée de mission "communication". Issue d'une bonne famille, cette ex-jockey a un carnet d'adresses fourni. D'emblée, elle s'étonne de constater que son contrat de travail mentionne, comme employeur, un centre de formation pour les apprentis. Demande d'explication à sa hiérarchie, pas de réponse. Elle entame alors une longue enquête sur les conditions dans lesquelles fonctionne le centre Formeca-Formation, situé dans le XVIIIe arrondissement à Paris. Le 24 octobre 1997, elle fait parvenir à la présidente de la FIM, Martine Clément, un rapport complet sur le fonctionnement de ce centre. Le mécanisme est d'une efficacité redoutable: la direction du centre récupère des dossiers de pré-inscription aux stages pour créer, ex nihilo, des séries de stagiaires fictifs. Tout semble en règle: le dossier administratif, les bulletins de présence signés, les attestations de stage établis. Sauf que les stagiaires en question n'existent pas… En revanche, l'argent récupéré par l'organisme collecteur (voir encadré) va au centre de formation qui reverse une partie de la manne à l'UIMM.
Certains détails de l'enquête menée par la brigade financière semblent confirmer les explications d'Annick Le Page. Comme les Echos l'ont relaté, les deux millions d'euros servant à "fluidifier le dialogue social" ont été découvert au siège de l'avenue de Wagram, dans le coffre-fort de l'une des sept associations satellites de l'Union:
En 1998, un rapport du SCPC dénonce le système… sans aucune conséquence Début 1998, le centre Formeca-Fessart de la FIM est fermé. Son directeur licencié, le fonds de l'association liquidé. Annick Le Page entame alors une guerre de tranchée contre "ces messieurs", qui finissent par obtenir son départ. Entre-temps, le délégué général de l'UIMM (DGS) et son adjoint (Dominique de Calan) ont eu l'occasion de se pencher sur le dossier Le Page. Pour quoi faire? Rien… sinon une mise à l'écart bien orchestrée. Menaces, intimidations, écoute téléphonique: elle a droit à toutes les avanies. Et les autorités, que font-elles? Dans son rapport 1998/99, le Service central de prévention de la corruption, visiblement bien inspiré, consacre tout un chapitre aux "risques de dérives dans le secteur de la formation professionnelle". Où le lecteur peut découvrir, en version anonyme, les détails de l'histoire révélée par la chargée de mission et ses développements impliquant de nombreuses entreprises:
Conclusion des rapporteurs (le chef du SCPC est un magistrat!):
Visionnaires, les rédacteurs de cette dernière phrase ont vu juste. La prochaine réforme, en 2004, du système de la formation professionnelle n'a rien changé aux nombreuses dérives constatées. La Cour des comptes, plus récemment l'IGAS, en ont dressé un tableau accablant. Les contrôles sont complètement inadaptés à la situation: 150 agents qui, en 2006, n'ont pu vérifier que 1,01% des organismes et 2,2% des fonds gérés! Incapable de financer ses outils de lobbying, l'UIMM continue de puiser dans la manne de la formation. Un document interne de 1999, que nous avons pu consulter, signé Dominique de Calan, montre sa parfaite connaissance du problème. La nouvelle direction de l'UIMM va-t-elle faire le ménage? "J'en doute…" Lorsqu'il a présenté les nouvelles instances de l'UIMM la semaine dernière, son président Frédéric Saint-Geours a insisté sur l'impérieuse obligation de réaffecter les "600 millions d'euros" aux entreprises adhérentes de l'Union. Comment? Et bien, par exemple à la… "formation professionnelle". La décision sera entérinée le 18 septembre prochain, a-t-il pris soin d'ajouter. Pour ce faire, le consensuel secrétaire général de Peugeot s'est bien entouré: il a nommé comme nouveau délégué général de l'UIMM Jean-François Pillard, DRH de Schneider Electric. Un cadre dirigeant de l'industrie qui connaît particulièrement bien les mécanismes de la formation professionnelle, puisqu'il préside depuis mars 2000, l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Autrement dit, pas vraiment un néophyte. En découvrant ce nouvel état-major, Annick Le Page a souri:
La balle est maintenant dans le camp du juge Le Loire. Car si le magistrat instructeur a peu de chance d'apprendre qui a profité des millions distribués par l'UIMM -DGS et Dominique de Calan s'enferrant dans le silence- il a en main de quoi remonter ces filières de financements occultes. Le parquet donnera-t-il son accord à une extension du champ de l'enquête? La justice serait alors le dernier bras armé de l'Etat pour, enfin, clarifier le financement des partenaires sociaux. Le trésor de la formation La somme est énorme: environ 25 milliards d'euros chaque année. Ce sont surtout les entreprises qui alimentent le trésor de la formation professionnelle, à raison de 0,5% de la masse salariale pour les entreprises de moins de dix salariés et 1,4% pour celle de plus de vingt salariés. _________________
Un grande partie de l'argent pour la formation professionnelle est pillée aussi bien par les syndicats patronaux que les syndicats ouvriers. Flairant de possibles dérapages, la Cour des comptes a mené une inspection fin 2005 mais n’a pas rendu publiques ses conclusions. L’affaire était-elle trop gênante ? Si l’on en croit Erwan Seznec, auteur de Syndicats, grands discours et petites combines (Hachette Littératures), « rien n’empêche un OPCA de choisir un centre [de formation] “ami” dans lequel une partie de l’argent versé pour payer les formations s’évaporera discrètement », écrit le journaliste. Comment ? « Il suffit d’organiser des stages fantômes. Le risque de se faire prendre est objectivement limité, dans la mesure où les contrôles sont rares. Ni l’Urssaf, ni les directions départementales du travail n’ont envie de lever ce gros lièvre », affirme-t-il. Sans parler des formations “bidons”, la tentation est grande de surfacturer les services rendus. C’est plus discret et plus simple : 150 heures au lieu de 100 heures, ni vu, ni connu. Et de la tentation au passage à l’acte, il n’y a souvent qu’un pas..."
GDS a balancé François Ceyrac, c’est du très lourd, « Il est chef de service en 1936, secrétaire général adjoint en 1945, délégué général adjoint entre 1952 et 1968 puis président de l'Union des Industries Métallurgiques et Minières entre 1969 et 1973. » Wikipédia. Le père de Ceyrac a rédigé le contrat de mariage du père de Chirac. Après la mafia corse, le milieu corrézien, toute la gaullo-chiraquie se profile derrière cette affaire. Une occasion historique de dégommer un gros paquet de cosmocrates. Faites chauffer Google, ressortez les archives et les vieux livres ! Il va y avoir du sport. June 06 Guerre à l’étranger, pauvreté chez nous
Le sénat américain a voté une rallonge de 165 milliards de dollars pour financer les guerres d’agression en Irak et en Afghanistan jusqu’à la fin du printemps prochain. Comme les États-Unis sont fauchés et criblés de dettes, chaque centime de cette somme devra être emprunté. Les Américains sont, eux aussi, fauchés et criblés de dettes. Leur taux d’épargne zéro implique que chaque centime de ces 165 milliards de dollars devra être emprunté à l’étranger. La "seule superpuissance mondiale" est si fauchée qu’elle ne peut même pas financer ses propres guerres. Chaque dollar supplémentaire que l’irresponsable régime de Bush doit quémander auprès de l’étranger fait encore chuter le dollar. Au cours des huit années de gâchis et de libéralités du régime de Bush, le dollar autrefois fort a perdu environ 60% de sa valeur contre l’euro. Le billet vert a perdu encore plus de terrain contre l’or et le pétrole. Avant les guerres d’agression de Bush, le pétrole était à 25 dollars le baril. Aujourd’hui, il atteint 130 dollars. Une partie de cette hausse est peut être due à la spéculation débridée des marchés à terme. Cependant, la cause principale en est la chute du dollar. Le pétrole, c’est un produit réel, et contrairement aux dollars, ses réserves sont limitées. Avec les déficits budgétaires et commerciaux des États-Unis, il y a un afflux d’obligations en dollars, ce qui fait baisser la valeur du billet vert. Chaque augmentation du prix en dollars du baril de pétrole entraîne une augmentation du déficit commercial américain, qui nécessite alors une nouvelle aide des capitaux étrangers pour financer la consommation d’énergie en Amérique. Bush a réussi à faire passer la facture des importations de pétrole de 106 milliards de dollars en 2006 à environ 500 milliards 18 mois plus tard – chaque dollar de cette somme devant être emprunté à l’étranger. Sans les capitaux étrangers, la "superpuissance" américaine ne peut pas financer ses importations ou le fonctionnement du gouvernement. Quand le prix du pétrole augmente, les Américains, de plus en plus démunis, n’ont plus les moyens de payer les factures de chauffage en hiver. Or, c’est aux crédits militaires votés par le sénat que passent les subventions pour l’aide au paiement des factures d’énergie de l’armée croissante de pauvres en Amérique. L’augmentation du prix de l’énergie fait grimper le prix de la production et du transport des marchandises, mais les revenus en Amérique n’augmentent pas, sauf pour ceux qui sont extrêmement riches. La chute du dollar américain, qui fait monter les prix et accroît le déficit commercial, fait alors grimper les aides à la consommation d’énergie et augmente le déficit budgétaire. Si le pétrole était la raison pour laquelle Bush a envahi l’Irak, ce plan a, de toute évidence, échoué. Le prix du pétrole n’a pas simplement été multiplié par deux ou trois, il a été multiplié par cinq. Les présidents précédents avaient réduit les aides sociales en taxant ces aides (c’est-à-dire, en prélevant une taxe sur un impôt) et en truquant les chiffres du coût de la vie pour minimiser le taux d’inflation. Les prochains présidents devront s’attaquer aux retraites privées pour réduire au maximum les dépenses sociales. Actuellement, le régime de Bush aux abois envisage de réduire les dépenses de Medicaid, l’assurance-maladie financée par les fonds publics et destinée aux pauvres et aux handicapés. Le Parti républicain veut bien financer la guerre mais considère que les autres dépenses sont de l’argent jeté par les fenêtres. Le parti de la guerre "néoconisé" est en train de détruire les perspectives économiques des citoyens américains. "Guerre à l’étranger et pauvreté chez nous" sera-t-il le slogan de la campagne des Républicains aux élections de novembre prochain ?
Et sire que l’Amérique est le modèle qu’on nous propose de suivre ... mais sans le dire, évidemment ....
Ici en France, on augmente le déficit public en baissant quasi exclusivement les impôts payés par les plus riches.(sur le revenu, sur la fortune, sur les successions) Ce déficit public supplémentaire est pour la plus grande partie financé par les bénéficiaires des baisses d’impôts, qui prêtent au pays l’argent qu’on le leur rend. Sans trop caricaturer, on peut dire que l’on transforme de l’impôt payé par les plus riches en une rente pour eux et leurs enfants. Rente qui sera payé demain par tous, riches et pauvres. Évidemment le vrai objectif n’est pas cette petite mesquinerie (qui fait malgré tout bien rire ceux qui en profite) mais la "réforme" de 2 secteurs d’activités aujourd’hui gérés par de l’argent public ou assimilé comme tel. 1 - le secteur de la santé (11% du PIB aujourd’hui et pourquoi pas 15% demain comme aux USA) sur lequel lorgne Denis Kessler et ses amis du secteur de l’assurance. 2 - le secteur de l’éducation A propos d’éducation, allez écouter cette page de publicité cofinancée par le MEDEF, l’UMP et la redevance entendu sur France Inter le jeudi 15 mai 2008 de 7h23 à 7h26. Vous y entendrez le mot pédagogie employé dans son nouveau sens synonyme de propagande. Vous y apprendrez aussi que la formation n’est plus un investissement, mais une charge de fonctionnement.
DEMOCRATIE Merci les pauvres ! Gloire aux pauvres au plus haut des cieux et au plus bas de l’échelle sociale ! Merci les pauvres d’accepter des conditions de vie déplorables qui nous permettent de nager sans partage dans le luxe et le gaspillage. Rendons grâce aux pauvres pour le caviar quotidien qu’ils versent dans nos mains implorantes. - Merci les pauvres pour tous les travaux pénibles que vous exécutez à bas prix pour améliorer le confort de nos familles. - Merci les pauvres d’être incapables de vous unir, et de soutenir sans trop de réserves le système qui vous exploite. - Merci les pauvres de reconnaître ceux qui savent diriger le monde pour le bien des riches. - Rendons grâce aux pauvres de voter pour les candidats que nous avons choisis pour eux. Merci les pauvres d’assurer à vos frais la compétitivité de nos entreprises. - Merci les pauvres d’être aussi égoïstes et avides que nous. Gloire aux pauvres qui s’en prennent à plus pauvres qu’eux ! - Merci les pauvres pour toutes nos richesses. - Merci les pauvres d’adorer le maigre travail qui nous nourrit grassement. - Merci les pauvres pour votre descendance qui servira comme vous notre puissance.
- Merci les pauvres d’acheter sans compter les produits bas de gamme que vous fabriquez pour notre plus grand profit. - Merci les pauvres pour votre pauvreté qui rachète les péchés que nous avons la triste charge de commettre à votre place. - Merci les pauvres qui nous donnez la joie d’exercer la charité à bon compte, et sans changer en rien l’ordre social qui nous est si favorable. - Merci les pauvres de nous laisser les beaux quartiers pour vivre dans des banlieues sordides, loin de tout. - Merci les pauvres de boire si avidement les bonnes paroles que nous déversons dans nos médias pour vous endormir. - Merci les pauvres qui savez sagement vous contenter du spectacle de nos richesses - Merci les pauvres de mourir plus jeunes que nous dans des conditions misérables après avoir financé nos retraites dorées. - Merci les pauvres de supporter vos maladies professionnelles sans réclamer votre part des profits
- Paix à tous les pauvres de bonne volonté qui ont pour seule légitime ambition de s’acquitter chaque mois de leurs factures. - Merci les pauvres de vous sacrifier pour les pseudo-révolutions contre les aristocraties et autres tyrans que nous retournons ensuite toujours à notre profit exclusif. - Merci les pauvres délinquants et voleurs qui essayez de faire aussi bien que nous malgré les faibles moyens dont vous disposez. Merci les pauvres de réclamer des systèmes de surveillance et de répression qui permettent de vous contrôler efficacement. - Merci les pauvres qui souhaitez par dessus tout devenir riches. Merci les pauvres Merci Du plus profond de notre cœur : merci. Et encore merci, mille fois merci. La politique cynique de l’Empire
CASTRO Fidel Il ne serait pas honnête de ma part de faire silence après le discours qu’Obama a prononcé, le 23 mai dans l’après-midi, devant la Fondation nationale cubano-américaine créée par Ronald Reagan. Je l’ai écouté, comme je l’ai fait pour ceux de McCain et de Bush. Je n’ai aucun ressentiment envers lui dans la mesure où il n’est pas responsable des crimes que son pays a commis contre Cuba et contre l’humanité. Si je le défendais, je rendrais un énorme service à ses adversaires. Je ne crains donc pas de le critiquer et d’exprimer en toute franchise mes points de vue sur son discours. Qu’a-t-il affirmé devant les annexionnistes ? « Durant toute ma vie, l’injustice a régné à Cuba. Durant toute ma vie, le peuple cubain n’a jamais connu la vraie liberté. Deux générations durant, le peuple cubain n’a jamais connu la démocratie. ...en cinquante ans, nous n’avons jamais vu d’élections libres et honnêtes à Cuba... nous ne supporterons pas cette injustice ; nous chercherons ensemble la liberté de Cuba... Voilà la parole que je vous donne ; voilà l’engagement que je prends devant vous... Il est temps que l’argent des Cubano-Américains rende leurs familles moins dépendantes du régime castriste. Je maintiendrai l’embargo. » La teneur du discours de ce fort candidat à la présidence des Etats-Unis m’exempte d’avoir à expliquer les motifs de ces Réflexions. José Hernández, l’un des dirigeants de la Fondation nationale cubano-américaine auquel Obama tresse des couronnes dans son discours, était le propriétaire du fusil automatique calibre 50 à lunette et à viseur infrarouge que la police a saisi par pur hasard, ainsi que d’autres armes tout aussi meurtrières, quand des membres de cette FNCA les transportaient dans une vedette à l’île Margarita (Etat de Nueva Esparta, au Venezuela) où ils pensaient assassiner l’auteur de ces lignes à l’occasion d’une réunion internationale. Le groupe de José Hernandez souhaitait renouer le pacte passé avec Clinton que le clan Más Canosa [président de la FNCA pendant de nombreuses années] avait trahi en offrant à Bush par la fraude électorale, la victoire présidentielle en 2000, parce que ce dernier avait promis de m’assassiner, une perspective que tous ces gens-là avaient accepté avec joie. Ce sont là des magouilles politiques propres au système décadent et contradictoire des Etats-Unis. Je peux traduire le discours du candidat Obama par la formule suivante : plus de faim pour notre pays ; liberté aux envois de fonds familiaux à titre d’aumônes ; liberté aux visites à Cuba à titre de publicité pour l’hyperconsommation et le mode de vie intenable qui le sous-tend. Comment Obama va-t-il se colleter avec le problème gravissime de la crise alimentaire ? Les grains, il faut les distribuer entre les êtres humains et les animaux domestiques, mais aussi les poissons qui, d’année en année, sont toujours plus petits et toujours moins abondants dans les mers surexploitées par les grands chalutiers pêchant à la traîne, une méthode qu’aucun organisme international n’a été capable de freiner. Il n’est pas facile de produire de la viande à partir du gaz et du pétrole. Obama surestime les possibilités de la technique dans la lutte contre les changements climatiques, quoiqu’il soit plus conscient que Bush des risques encourus et du peu de temps disponible. Il pourrait consulter Gore, qui est lui aussi démocrate et qui a renoncé à être candidat, et qui sait bien, lui, à quel rythme les changements climatiques s’accélèrent. Son proche rival politique, bien que non aspirant, Bill Clinton, expert en lois extraterritoriales telles que la Helms-Burton et la Torricelli, peut le conseiller, lui, sur un thème comme le blocus qu’il avait promis de lever et qu’il n’a jamais fait. Qu’a dit dans son discours de Miami celui qui est incontestablement, des points de vue social et humain, le candidat à la candidature présidentielle étasunienne aux idées les plus avancées ? « Pendant deux cents ans, les Etats-Unis ont affirmé sans ambages qu’ils ne permettraient pas une intervention étrangère sur le continent. Or, nous sommes témoins d’une grave intervention : la faim, les maladies, le désespoir. D’Haïti au Pérou, nous pouvons faire mieux les choses et nous devons le faire : nous ne saurions accepter la mondialisation des ventres creux. » Magnifique définition de la mondialisation impérialiste que ces « ventres creux » ! Soyons-en reconnaissants. Mais, voilà deux cents ans, Bolívar luttait pour l’unité de l’Amérique latine, et voilà plus de cent ans, Martí donnait sa vie pour combattre l’annexion de Cuba par les Etats-Unis. Quelle différence y a-t-il entre ce que proclamait Monroe et ce que, deux siècles plus tard, Obama proclame et revendique dans son discours ? Il a dit presque à la fin : « Je réinstallerai un Envoyé spécial pour les Amériques dans ma Maison-Blanche [comme l’avait Bill Clinton]... Nous étendrons le Peace Corps et demanderons à davantage de jeunes Etasuniens d’aller à l’étranger pour renforcer la confiance et les liens entre nos peuples... Nous pouvons forger notre avenir, au lieu d’être forgés par lui. » Belle formule, à nouveau, parce que c’est reconnaître par là l’idée, ou la crainte, que l’Histoire fait les personnages, et non à rebours. Les Etats-Unis d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les Treize Colonies qui formulèrent la Déclaration de Philadelphie quand elles se soulevèrent contre le colonialisme anglais. Ils constituent à présent un Empire gigantesque dont les fondateurs ne pouvaient avoir la moindre idée. Rien n’a changé toutefois pour les autochtones et les Noirs. Les premiers furent exterminés à mesure que la nation s’étendait ; les seconds continuèrent d’être vendus à l’encan sur les marchés - hommes, femmes, enfants - pendant encore presque un siècle, malgré la fameuse petite phrase : « Tous les hommes naissent libres et égaux », de la Déclaration d’Indépendance. Les conditions objectives en place sur notre planète ont favorisé l’essor de ce système. Dans son discours, Obama juge que la Révolution cubaine est antidémocratique et ne respecte pas les libertés et les droits de l’homme. Exactement l’argument que les administrations étasuniennes ont avancé, presque sans exception, pour justifier leurs crimes contre notre patrie. Le blocus est en soi génocidaire. Je ne souhaiterais pas que les petits Etasuniens continuent de s’éduquer dans cette éthique honteuse. La révolution armée n’aurait peut-être pas été nécessaire sans l’intervention militaire des Etats-Unis [dans la guerre d’Indépendance cubaine], sans l’amendent Platt et sans le colonialisme économique que tout ceci a entraîné dans l’île. La Révolution a été le fruit de la domination impériale. On ne saurait nous accuser de l’avoir imposée. Les vrais changements auraient pu et auraient dû démarrer aux Etats-Unis dont les ouvriers eux-mêmes lancèrent, voilà plus d’un siècle, la revendication de la journée de huit heures, fille de la productivité du travail. La première chose que les dirigeants cubains ont apprise de Martí, c’est créer une organisation appelée à faire la Révolution et à agir en son nom. J’ai toujours disposé de facultés préétablies et, une fois la Révolution institutionnalisée, j’ai toujours été élu dans le cadre d’élections auxquelles participent - selon une coutume désormais courante chez nous - plus de 90 p. 100 des électeurs, à la différence de la participation ridicule de moins de 50 p. 100 qu’affichent bien souvent d’autres pays, dont les Etats-Unis. Aucun autre petit pays, soumis comme le nôtre à un blocus, n’aurait été capable de résister si longtemps - rien qu’à partir d’ambitions, de vanités, de duperies ou d’abus d’autorité de ses dirigeants - à un voisin aussi puissant. L’affirmer constitue une insulte à l’intelligence de notre peuple héroïque. Je ne conteste pas la vive intelligence d’Obama, ses dons de polémiste et son esprit de travail. Il maîtrise les techniques de la communication et dépasses ses rivaux en matière de concurrence électorale. J’observe avec sympathie sa femme et ses filles qui l’accompagnent et l’encouragent tous les mardis ; c’est là sans doute un tableau humain réconfortant. Je me vois toutefois contraint de lui poser plusieurs questions délicates, sans attendre pour autant des réponses de lui : 1. Est-il correct que le président des Etats-Unis ordonne l’assassinat de personnes dans le monde, sous quelque prétexte que ce soit ? 2. Est-il éthique que le président des Etats-Unis ordonne de torturer d’autres êtres humains ? 3. Le terrorisme d’Etat est-il vraiment un instrument que doit utiliser un pays aussi puissant que les Etats-Unis pour instaurer la paix sur la planète ? 4. Une Loi d’ajustement, appliquée pour punir un seul pays, Cuba, et le déstabiliser, même si cela coûte la vie d’enfants et de mères innocents, est-elle bonne et honorable ! Si elle est bonne, pourquoi ne donne-t-on pas le droit de séjour automatique, non seulement aux Cubains, mais aussi aux Haïtiens, aux Dominicains et autres Caribéens, et ne fait-on pas pareil à l’égard des Mexicains, des Centraméricains et des Sud-Américains qui tombent comme des mouches sur le mur érigé à la frontière mexicaine ou dans les eaux de l’Atlantique et du Pacifique ? 5. Les Etats-Unis peuvent-ils se passer des immigrants qui cultivent des légumes, des fruits, des amandes et d’autres gâteries pour les Etasuniens ? Qui balaierait les rues, qui servirait de domestique, qui réaliserait les travaux les plus rudes et les plus mal payés ? 6. Les descentes de police contre les sans-papiers, qui touchent même des enfants nés aux Etats-Unis, sont-elles justes ? 7. Le vol de cerveaux et les saignées continuelles des meilleures intelligences scientifiques et intellectuelles des pays pauvres sont-ils moraux et justifiables ? 8. Vous affirmez, comme je l’ai noté au début des mes Réflexions, que votre pays avait, voilà bien longtemps, averti les puissances européennes qu’il n’admettrait pas d’intervention de leur part dans le continent. Or, votre pays, tout en rappelant cette mise en garde, réclame le droit d’intervenir partout dans le monde, fort de ses centaines de bases militaires, de ses forces navales, aériennes et spatiales disséminées à travers la planète. Est-ce là la façon dont les Etats-Unis expriment leur respect de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme ? 9. Est-il juste d’attaquer par surprise et à titre préventif une soixantaine de sombres recoins du monde, comme les appelle Bush, quel qu’en soit le prétexte ? 10. Est-il honorable et sensé de gaspiller des billions de dollars dans le complexe militaro-industriel rien que pour fabriquer des armes qui peuvent liquider plusieurs fois la vie sur la Terre ? Vous feriez mieux d’apprendre, avant de le juger, que notre pays, grâce aux programmes d’éducation, de santé, de sports, de culture et de science qu’il applique non seulement chez lui, mais encore dans d’autres pays pauvres du monde, et au sang qu’il a versé par solidarité avec d’autres peuples, malgré le blocus économique et financier et les agressions de votre puissant pays, constitue la preuve qu’on peut faire beaucoup avec très peu. Nous n’avons même pas permis à notre meilleure alliée, l’URSS, de tracer notre destinée. Quand ils coopèrent avec d’autres pays, les Etats-Unis ne peuvent dépêcher que des spécialistes liés au secteur militaire, tout bonnement parce qu’ils n’ont pas les personnels capables de se sacrifier pour d’autres et d’apporter un appui significatif à un pays en difficultés, bien que nous ayons connu à Cuba d’excellent médecins étasuniens et qu’ils aient coopéré avec nous. Ils ne sont pas coupables du fait que votre société ne les éduque pas massivement dans cet esprit. Nous n’avons jamais subordonné la coopération de notre pays à des conditions idéologiques. Nous l’avons même offerte aux Etats-Unis quand le cyclone Katrina a durement frappé la Nouvelle-Orléans. Notre brigade médicale internationaliste porte le nom glorieux d’Henry Reeve, un jeune homme né dans votre pays qui s’est battu et qui est mort pour la souveraineté de Cuba lors de notre première guerre d’Indépendance. Notre Révolution peut convoquer des dizaines de milliers de médecins et de techniciens de la santé. Elle peut aussi convoquer massivement des enseignants et des citoyens disposés à partir vers n’importe quel recoin du monde pour remplir n’importe quel noble objectif. Non pour usurper des droits ni s’emparer de matières premières. La bonne volonté et la bonne disposition des personnes offrent des ressources infinies qui ne se conservent pas ni ne tiennent dans les coffres-forts des banques. Et qui n’émanent pas de la politique cynique d’un Empire. Fidel Castro Ruz George Bush : Une biographie non autorisée (extraits)
DIVERS illustration : "lorsque l’histoire se répète, le remarquons-nous ?" George Bush : Une biographie non autorisée par Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin (extraits) Chapitre - II – Les visées politiques de HitlerLes avoirs de la famille Bush saisis pour relations commerciales avec l’ennemi. En octobre 1942, les États-Unis préparent leur première attaque d’envergure contre l’armée nazie. Prescott Bush (le grand-père de George W. Bush) est alors gérant associé de Brown Brothers Harriman. Son fils George, âgé de 18 ans, futur président des Etats-Unis, vient d’entamer une formation comme pilote dans l’aéronavale. Le 20 octobre, le gouvernement des États-Unis ordonne la saisie des opérations bancaires menées à New York par Prescott Bush au profit de l’Allemagne Nazie. En vertu de la Loi sur le commerce avec l’ennemi, le gouvernement prend le contrôle de la Union Banking Corporation, dirigée par Bush, et saisit les valeurs de Prescott Bush, E. Roland Harriman, trois hauts dirigeants nazis et deux autres associés de Bush. Les dirigeants nazis concernés travaillent pour la métallurgie allemande (Thyssen). Les actionnaires de l’UBC sont donc en relation d’affaires directe avec les ennemis des États-Unis. Le 26 octobre 1942, les troupes américaines se dirigent vers l’Afrique du Nord. Le gouvernement ordonne la saisie des avoirs de deux banques servant de couverture aux intérêts nazis : la Holland-American Trading Corporation et la Seamless Steel Equipment Corporation. Ces deux établissements sont dirigés par le tandem Bush-Harriman. Le 8 novembre 1942, les troupes états-uniennes débarquent à Alger. Les combats font rage tout le mois de novembre. Les avoirs de la Silesian-American Corporation, dirigée par Prescott Bush et son beau-père George Herbert Walker, sont saisis en vertu de la Loi sur le commerce avec l’ennemi. Seuls sont saisis les avoirs nazis, les actionnaires américains pouvant continuer leurs activités. La famille du Président Bush avait déjà joué un rôle de premier plan dans le financement des activités de Hitler avant 1933. En finançant et en organisant la prise du pouvoir de Hitler, la mise sur pied d’une industrie de guerre afin de conquérir l’Europe et de faire la guerre aux États-Unis, et en promouvant les théories génocidaires des nazis, avec les résultats que nous ne connaissons que trop bien. Pour mieux comprendre qui fut réellement le président George Herbert Walker Bush, il faut connaître ces faits et les mettre en perspective. Les puissantes familles anglo-américaines qui l’ont propulsé au sommet de la CIA, puis à la Maison Blanche étaient des relations de son père, associées aux visées politiques de Hitler. En décidant que Prescott Bush et d’autres dirigeants de la Union Bank Corp. servaient de paravent aux nazis, le gouvernement américain a esquivé le problème historique le plus important : dans quelle mesure les nazis furent-ils recrutés, armés et instruits par la clique londonienne et new yorkaise dont Prescott Bush était la cheville ouvrière ? Financer Hitler On sait que Fritz Thyssen et ses relations d’affaires furent les plus importants financiers allemands de Hitler dans sa montée vers le pouvoir. Dans son ouvrage Comment j’ai financé Hitler, Thyssen reconnut avoir aidé financièrement Hitler et le mouvement nazi dès octobre 1923. Ce qu’avaient constaté des diplomates américains en poste à Berlin en 1932. L’ordre de saisie de la banque Bush-Thyssen se montra étrangement discret quant à l’identité des dirigeants épinglés. Mais deux semaines avant cet ordre de saisie, des enquêteurs gouvernementaux avaient fait savoir secrètement qu’« Averell Harriman avait résidé en Europe avant 1924 (en fait dès 1922 pour créer une succursale de Harriman & Co, sous la présidence de George Walker) et qu’il y avait noué des relations avec Fritz Thyssen. C’est alors que les deux hommes avaient convenu de créer un établissement bancaire à New York. Ainsi, par le biais d’un accord de personne à personne entre Averell Harriman et Fritz Thyssen scellé en 1922, W.A. Harriman & Co (entre d’autres termes la Union Banking Corporation) opéra, dans les deux sens, des transferts de fonds entre New York et « les intérêts de Thyssen en Allemagne ». Ayant mis 400000 dollars dans l’affaire, Harriman devint copropriétaire et gérant des opérations bancaires de Thyssen hors d’Allemagne. En 1942, un rapport d’enquêtes du gouvernement américain établit que la banque servant de couverture aux nazis dirigée par Bush était intimement liée à la Vereinigte Stahlwerke (Les Aciers Réunis) dirigée par Fritz Thyssen et ses deux frères. Après la guerre, un rapport montra que cette entreprise avait produit : 50,8% de la production de la fonte de l’Allemagne nazie Les activités bancaires de la société Walker-Bush n’étaient pas simplement une entreprise juteuse, politiquement neutre, dont les buts coïncidaient avec ceux des nazis. En ces temps, les affaires européennes du groupe gravitaient autour de forces politiques antidémocratiques. Le groupe fit des affaires avec l’Union Soviétique et l’Italie fasciste. La grande crise financière de 1929-1931 ébranla les États-Unis, l’Allemagne et l’Angleterre, affaiblissant tous les gouvernements. Sous pression, Prescott Bush fut plus que jamais déterminé à faire tout ce qui était en son pouvoir pour préserver sa place au niveau mondial. Cette crise encouragea certains milieux anglo-américains dans leur détermination à installer Hitler au pouvoir. Prescott Bush se vit alors confier la direction de la Vereinigte Stahlwerke de Thyssen. L’entreprise financerait Hitler jusqu’à son accession au pouvoir. Hitler devint chancelier le 30 janvier 1933 et exerça une dictature totale dès mars de la même année. Deux filiales de l’organisation Bush-Harriman jouèrent un rôle très important dans cette entreprise criminelle : le consortium métallurgique Thyssen et plusieurs dirigeants de la Hamburg-Amerika Line (Compagnie maritime Hambourg-Amérique). Hitler reçut des dons ou des prêts avantageux de plusieurs centaines de milliers de marks-or, à une époque où l’argent était particulièrement rare dans le pays. Il put ainsi financer la S.A. et la S.S. Une très importante compagnie sidérurgique (les Aciéries de Haute Silésie) se trouve alors près d’Oswiecim (le futur Auschwitz). Ses principaux actionnaires sont Friedrich Flick et Prescott Bush. En 1934, le gouvernement polonais les accuse de mauvaise gestion, de comptabilité fictive, d’évasion fiscale. Prescott Bush parvient à un compromis avec le gouvernement polonais et la compagnie peut continuer à piller les minerais polonais pour la fabrication d’armements lourds qui serviront à l’Allemagne nazie pour envahir la Pologne en 1939. C’est à Oswiecim qu’Hitler fera construire en 1939 le premier camp d’extermination. Des dizaines de milliers de prisonniers “ valides ” travailleront pour IG Farben et la Consolidated Steel. Pendant la guerre, Thyssen et Flick revendront leur entreprise sidérurgique à UBC. Rebaptisée Silesian American Corporation, la société sera entièrement contrôlée par Harriman et Prescott Bush. Prise de contrôle du commerce nazi Bert Walker s’était arrangé pour fournir à Harriman les crédits nécessaires à la prise de contrôle de la Hamburg-Amerika Line dès 1920. À bien des égards, la société maritime devint un élément essentiel de la montée de Hitler vers le pouvoir. Le tandem Walker-Harriman s’allia aux familles Warburg, Cuno, Voegler, Thyssen, Flick, Schroeder, Prescott Bush ayant comme avocats Allen et John Foster Dulles, respectivement directeur de la CIA et ministre des affaires étrangères dans les années cinquante. On peut considérer comme des actes de haute trahison certaines des activités de la compagnie maritime Harriman-Bush en 1932. Qui finançait alors les 300 à 400000 hommes constituant les milices privées de Hitler en 1932, milices ayant à leur actif le meurtre de centaines d’opposants ? Selon l’ambassade des Etats-Unis, la Hamburg-Amerika Line finançait et achetait de la propagande anti-gouvernementale. Bref, Hitler fut soutenu et financé par une alliance de grands capitalistes américains et allemands, jusqu’au banquier juif Max Warburg, membre du comité exécutif de la Reichsbank et du comité directeur d’IG Farben, avant qu’il ne soit forcé d’émigrer aux Etats-Unis en 1938. Bien qu’une partie de la presse américaine se montrât très critique vis-à-vis des pratiques hitlériennes, l’establishment juif prêcha la modération. L’American-Jewish Committee, dominé par la famille Warburg, le B’nai B’rith, sous la férule de la famille Sulzberger, propriétaire du New York Times, préconisèrent formellement le non boycott de l’Allemagne nazie et la fin des manifestations hostiles à Hitler. On peut se demander pourquoi, dans l’après-guerre, les chasseurs de nazis ne se sont jamais intéressés à l’origine de la fortune de la famille Bush. En mai 1933, Harriman International finalisa, avec 150 compagnies, un protocole visant à coordonner les relations commerciales entre l’Allemagne hitlérienne et les États-Unis. Ce protocole avait été élaboré en Allemagne par le ministre de l’économie Schacht et John Foster Dulles, avocat de dizaines d’entreprises nazies. Les frères Dulles aidèrent Prescott Bush à se faire élire sénateur du Connecticut. En outre, durant les années trente, John Foster Dulles s’attacha à restructurer les dettes de nombreuses sociétés allemandes. Il le fit en trouvant un juste équilibre entre les intérêts dus à de grands investisseurs choisis et les besoins de l’industrie de guerre nazie en plein développement (armement lourd, gaz toxiques etc.). Ce, parfois au détriment des petits actionnaires américains. Flicage des enfants, toujours et encore
Conseil local de Monein Des enfants soumis « à la question » à l’insu de leurs parents ! Expérimentation à l’école primaire de Monein de l’évaluation CM2 jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école. À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2. Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause ! Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises ! Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ». Et ça commence très fort avec des questions du type : a) ta mère La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas » Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus » Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses. Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ? Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire. Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants. Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre.... Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/ Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à la manifestation à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents. P.-S. Vendredi 23 mai : devant l’avalanche de protestations, malgré la caractère limité de l’expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de l’évaluation CM2 « expérimentale ». Bush, Cheney et Cie accusés de crimes de guerre dans un dossier du FBI
La révélation la plus étonnante d’un rapport de 370 pages de l’inspecteur général du département de la Justice américain est que des agents du FBI avaient officiellement ouvert un dossier de « Crimes de guerre », documentant la torture dont ils avaient été témoins à la prison de Guantanamo Bay, avant de recevoir l’ordre de l’administration de cesser d’écrire leurs rapports. Le World Socialist Web Site, ainsi que des groupes de défense des droits humains et d’autres opposants de la répression et du militarisme américains, ont longtemps insisté que les actes de l’administration Bush (le déclenchement de guerres d’agression, les assassinats, l’enlèvement et la séquestration sans procès de civils et, le plus répugnant de tous, la torture) constituaient des crimes de guerre selon toute interprétation légitime des décrets et traités internationaux de longue date. De voir cependant cette évaluation confirmée par l’inspecteur général du département de la Justice, le seul responsable majeur n’étant pas directement subordonné à la Maison-Blanche, et par des agents du FBI, une agence qui n’est pas particulièrement reconnue pour être intéressée aux questions de droits démocratiques, est un signe du caractère endémique de ces crimes et de la crise qu’ils ont engendrée au sein du gouvernement des Etats-Unis et de l’élite dirigeante américaine en son ensemble. Le rapport établit clairement que la torture fut ordonnée et planifiée en détail aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris la Maison-Blanche, le conseil national de sécurité, le Pentagone et le département de la Justice. Les tentatives de faire cesser ces pratiques, sur une base légale ou pragmatique, par des individus à l’intérieur du gouvernement furent systématiquement contrées et les preuves de ces activités criminelles dissimulées. Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la Maison-Blanche face à ces nouvelles révélations. Les réactions d’autres agences directement impliquées dans les crimes commis à Guantanamo ont donné une idée du sentiment général d’impunité dans lequel la torture décrite dans le rapport de l’inspecteur général se poursuit à ce jour. « Il n’y a rien de nouveau là-dedans », a affirmé le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman. Un porte-parole du département d’Etat à quant à lui décrit les accusations contenues dans le rapport comme étant « assez vagues ». Assez vagues ? On peut se demander qu’est-ce que ce porte-parole qualifierait d’explicite. Le rapport contient des pages et des pages de témoignages d’agents du FBI sur les pratiques sadiques et répugnantes à Guantanamo. À un endroit le rapport affirme : « [Un agent du FBI] se rappelait que, à un certain moment durant l’interrogatoire, l’officier militaire “versa de l’eau” dans la gorge d’un détenu qui était assis. Il affirma qu’il pensait que le but de cette pratique était de faire croire au détenu qu’il se noyait, et ainsi le forcer à fournir l’information souhaitée par l’interrogateur. [L’agent] a affirmé que le détenu avait des haut-le-coeur et crachait de l’eau. Il a dit que le détenu semblait incommodé, et il pensait qu’il avait de la difficulté à respirer. » Et selon une description de l’interrogation de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien arrêté par son propre gouvernement, remis aux forces américaines et déporté à Guantanamo en 2002 : « Il fut laissé seul dans une chambre froide connue sous le nom du "congélateur", où des gardes l’empêchaient de dormir en appliquant de la glace ou de l’eau froide sur lui… » « Il fut privé de sommeil pour une période de 70 jours à l’aide d’interrogatoires prolongés, de lumières stroboscopiques, de musiques menaçantes, de consommation forcée d’eau et d’obligation de demeurer en position debout. » « Une interrogatrice féminine l’empêcha de mettre des vêtements ; « Deux interrogatrices féminines lui ont fait des attouchements sexuels et ont fait des commentaires à caractère sexuel sur lui ; « Avant et pendant l’incident du bateau, il fut sévèrement battu. » De plus, écrit le document, il fut « amené à penser qu’il serait exécuté et il s’est uriné dessus » et il s’est fait dire que sa mère et d’autres membres de sa famille seraient détenus et qu’il leur serait fait du mal. Des centaines d’agents du FBI ont été témoins de torture Des épisodes similaires ont été décrits, selon le rapport de l’inspecteur général, par littéralement des centaines d’agents du FBI, qui ont vu des interrogateurs de la CIA, de l’armée et de sous-traitants privés réaliser des actes illégaux de torture et d’abus contre des détenus. De plus, le rapport cite : plusieurs agents du FBI qui ont rapporté des cas de raclées ; 30 agents qui ont rapporté avoir vu des détenus enchaînés dans des positions de stress sur de longues périodes ; 70 agents qui ont rapporté des cas de détenus privés de sommeil ; 29 agents qui avaient de l’information sur l’utilisation de températures extrêmes dans le but de « briser la détermination des détenus de résister à la coopération » ; et 50 agents qui ont rapporté l’utilisation d’un isolement prolongé pour « saper la résistance d’un détenu ». De plus, quatre agents ont rapporté le cas de deux détenus en Afghanistan battus à mort après avoir été enchaînés debout pour une longue période. Les histoires de tortures détaillées dans ce rapport ne sont que la pointe de l’iceberg. Elles n’incluent pas le traitement de Murat Kurnaz, un citoyen turc né en Allemagne, qui fut arrêté pendant un voyage au Pakistan à l’automne 2001 et qui fut remis aux responsables américains pour une récompense de 3000 dollars. Tout d’abord amené à la base américaine à Kandahar en Afghanistan, il fut ensuite transféré à Guantanamo. Même si en 2002, les autorités américaines avaient conclu que Kurnaz n’avait rien à voir avec le terrorisme, il fut emprisonné jusqu’au milieu de 2006 et relâché seulement à cause de la pression du gouvernement allemand. Empêché d’entrer aux Etats-Unis, il a témoigné par un lien vidéo devant une audience peu nombreuse du comité des Affaires étrangères du Sénat cette semaine. « Je n’ai rien fait de mal et j’ai été traité comme un monstre », a-t-il dit. Il a dit comment il avait été assujetti à des chocs électriques, suspendu par les poignets pendant des heures et soumis à un « traitement par l’eau », dans lequel sa tête était enfoncée dans un sceau d’eau alors qu’on le frappait à l’abdomen pour le forcer à inhaler le liquide. (Il vaut la peine de mentionner que le rapport de l’Inspecteur général du département de la Justice a affirmé que cette dernière forme de torture ne constitue pas une « simulation de noyade », mais représente « une tentative d’intimider les détenus et d’augmenter leurs sentiments d’impuissance ». « Je sais que d’autres sont morts de ce genre de traitement, a dit Kurnaz. J’ai souffert de privation de sommeil, du confinement, d’humiliations sexuelles et religieuses. J’ai été battu à de multiples reprises. » « Il n’y avait pas de lois à Guantanamo, a conclu Kurnaz. Je ne pensais pas que ça pouvait arriver au 21e siècle… Je n’aurais jamais pu imaginer que cet endroit avait été créé par les Etats-Unis. » Les détenus de Guantanamo ne représentent qu’un pour cent de ceux détenus dans des camps de détention américains et des prisons secrètes opérées par les militaires et la CIA en Irak, Afghanistan et d’autres points du globe. Il est estimé que près de 27.000 personnes sont détenues sans accusation, sans parler de procès, plusieurs d’entre eux ayant simplement disparu dans le goulag global de Washington. Certains sont détenus dans des navires de détention, d’autres dans des donjons secrets opérés conjointement par la CIA et des régimes vers lesquels elle « transfère » les détenus, comme l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, où d’autres formes plus cruelles de torture (être enterré vivant, l’électrocution ou la lacération avec un scalpel) sont employées. Le rapport confirme également que les scènes révoltantes saisies dans les photographies prises à la prison d’Abou Ghraib en Irak et rendues publiques il y a quatre ans montrant des hommes nus cagoulés, soumis à la torture et à l’humiliation sexuelle par des gardes américains, n’étaient pas des aberrations. Les méthodes décrites dans le rapport — la nudité forcée, l’utilisation des chiens d’attaque lors d’interrogatoires, l’enchaînement des détenus dans des positions de « stress », les promenades en laisse — étaient identiques à celles officiellement mises sur le compte de quelques « pommes pourries » à Abou Ghraib. La torture sadique « orchestrée » à partir de la Maison-Blanche. L’uniformité des abus dans ces endroits si éloignés l’un de l’autre démontre que ce sadisme psychopathique et criminel infligé à ces détenus par les forces américaines était planifié et orchestré à partir du sommet. En fait, comme le révélait ABC News le mois dernier, les représentants officiels du soi-disant comité de principe (le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d’État Colin Powell, le directeur de la CIA George Tenet, le procureur général John Ashcroft et la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice) ont eu des discussions détaillées sur les « techniques renforcées d’interrogatoire » qui, selon ABC, « étaient quasiment chorégraphiées – allant jusqu’à préciser le nombre de fois où les agents de la CIA pouvaient utiliser une tactique particulière. » Bush a affirmé par la suite sur ABC qu’il « savait que notre équipe sur la sécurité nationale avait des rencontres sur cette question. Et je les ai approuvées ». Le rapport établit que les représentants du FBI et du département de la justice ont avisé le conseil national sur la sécurité de la Maison-Blanche de leurs préoccupations que les pratiques observées par les agents « minaient sérieusement… l’autorité de la loi » à Guantanamo. À la fin, cependant, on leur a dit de reculer, et ils se sont soumis, devenant ainsi complices de ces crimes et de leur camouflage. Les révélations du rapport du FBI n’ont pas suscité de réactions importantes ou de demandes d’agir sur cette question par les démocrates élus au Congrès ou encore par les prétendants à la candidature présidentielle du Parti démocrate, le sénateur Barack Obama et la sénatrice Hillary Clinton, qui n’ont pas fait de la torture une question essentielle de leur campagne. Le New York Times a publié un éditorial mardi intitulé « Ce que les agents du FBI ont vu » qui détaillait le rapport et déclarait qu’il « montrait ce qui arrive lorsque qu’un président américain, son secrétaire à la Défense, son département de la Justice et d’autres hauts responsables corrompent la loi américaine pour justifier et autoriser l’abus, l’humiliation et la torture de prisonniers ». Le quotidien concluait son éditorial en écrivant : « Les démocrates doivent faire toute la lumière » sur cette affaire au moyen d’audiences portant sur « l’ampleur du manquement à la loi et aux conventions de Genève par le président Bush ». Cela, écrivait le New York Times, « est l’unique façon d’amener le pays du côté des défenseurs, et non des violateurs, des droits de l’Homme ». On voit bien là l’impuissance de ce qui fut l’élite du libéralisme américain. L’ampleur de la criminalité de l’administration Bush a été largement mise à nu au cours des dernières années. La violation délibérée et en bloc des conventions de Genève et des traités contre la torture sont, en vertu du droit international, des crimes de guerre, exactement comme le FBI l’a reconnu. Ce qu’il faut, ce n’est pas une autre audience sans conséquence d’un comité du Congrès, mais plutôt la constitution d’un tribunal pour crimes de guerre. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en être reconnus coupables. Bush, Cheney, Rice, Rumsfeld, Powell, Tenet et Ashcroft doivent subir un procès. Les individus tels que l’ancien conseiller de la Maison-Blanche et procureur général, Alberto Gonzales, le chef du bureau de Cheney, David Addington, et le conseiller au département de Justice, John Yoo (qui ont élaboré les arguments pseudo-légaux pour légitimer la torture), doivent aussi être poursuivis ainsi que les responsables de l’armée et des services d’espionnage qui ont présidé aux pratiques criminelles ayant eu cours à Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram et les autres camps et prisons de la CIA et de l’armée. Les dirigeants du Parti démocrate n’ont ni le désir ni l’intention de lutter pour un tel règlement de comptes. La speaker de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et d’autres dirigeants du parti ont insisté à plusieurs reprises que la destitution du président et du vice-président « n’était pas à l’ordre du jour ». Ils n’ont aucun intérêt à poursuivre l’administration sur la question de la torture parce qu’ils en sont eux-mêmes les complices. Pelosi et d’autres démocrates en vue au Congrès ont été informés en détail sur les méthodes criminelles utilisées à Guantanamo, ils les ont approuvées et les ont cachées au peuple américain. A un niveau plus essentiel, les démocrates ont été complices de la politique du militarisme et de l’agression partout dans le monde, politique menée au nom de la soi-disant guerre globale contre le terrorisme et impliquant la pleine utilisation de la force armée pour défendre les intérêts de l’oligarchie qui dirige les Etats-Unis. C’est cette stratégie criminelle (qui est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens) qui a créé les conditions pour le crime même de la torture. Néanmoins, l’approfondissement de la crise du capitalisme américain crée les conditions pour de profonds chocs et changements dans les rapports politiques et sociaux qui pourraient bien résulter en la comparution devant un tribunal de Bush, Cheney et compagnie et leur jugement pour crimes de guerre. Appel à l’Amiral Fallon à propos de l’Iran
Cher Amiral Fallon, Comme il ne m’a pas été possible de vous joindre directement je vous écris cette lettre en espérant qu’elle sera portée à votre connaissance. Je voudrais tout d’abord vous remercier de respecter le serment que nous, officiers récemment nommés, prêtons afin de protéger et défendre la Constitution des États-Unis contre tous ses ennemis, à l’étranger comme à l’intérieur de nos frontières. Par ailleurs, vous avez fait savoir que vous n’aviez pas l’intention de vous exprimer, officiellement ou officieusement, sur l’Iran. Mais notre serment n’a pas de date de péremption. Alors que vous êtes extrêmement conscient des dangers d’une attaque contre l’Iran, il semble que vous manifestiez une réticence toute naturelle à défier le commandant en chef des armées pour contourner ce serment, et pour vous empêcher de permettre au peuple américain d’avoir connaissance de la catastrophe qui risque de lui arriver si, comme c’est probable, notre pays attaque l’Iran. Il y a deux ans, j’ai donné une conférence à l’École Navale d’Annapolis. J’ai trouvé très inquiétant que plusieurs aspirants que l’on questionnait sur le serment qu’ils prêtent en entrant dans l’École pensaient que ce serment s’adressait au commandant en chef des armées. Ceci me remémora des photos de généraux et amiraux allemands (ainsi que celles d’autorités religieuses et de hauts magistrats) jurant fidélité à Hitler en personne. Rien à voir avec notre tradition. Et pourtant… Je fus horrifié de constater que le tiers seulement des aspirants que j’interpellais connaissait la bonne réponse, à savoir que le serment vise à défendre et protéger la Constitution, et non le président. Attaque contre l’Iran, Constitution piétinée. Aucun doute : vous savez parfaitement qu’une attaque contre l’Iran serait un viol flagrant de notre Constitution. Celle-ci stipule que les traités ratifiés par le Sénat deviennent des lois suprêmes pour notre pays ; que la Charte des Nations Unies, ratifiée par le Sénat le 28 juillet 1945 par 89 voix contre 2, interdit expressément des attaques contre d’autres pays sauf s’ils présentent un danger immédiat ; qu’il n’existe aucune disposition légale permettant tout autre attaque « de barrage » ou « préventive » contre une nation ne présentant pas un danger immédiat ; et que l’Iran ne présente aucun danger de cette sorte pour les États-Unis ou pour ses alliés. Peut-être serez-vous pardonné de penser que « 41 ans de service, cela suffit peut-être ; que je pourrai démissionner pour me retirer d’une chaîne de commandement qui risquerait de faire de moi un criminel de guerre en cas d’agression contre l’Iran ; que parler aux journalistes suffit à rendre publique mon opposition active à la guerre ; que tout cela suffirait peut-être ? » Avec tout le respect que je vous dois, amiral, cela ne suffirait pas. Les enjeux en présence sont très élevés, et l’intégrité dont vous avez fait preuve accroît votre responsabilité. Malheureusement, la grande majorité de vos collègues officiers généraux ont, pour de multiples raisons, esquivé cette responsabilité. Vous partagez largement cette attitude. Dans leur désir d’attaquer l’Iran, des fonctionnaires de l’administration feront tout pour vous marginaliser. Et vu l’éminence de votre position, les grands médias feront de même. De fait, il est clair que les médias ont reçu leur feuille de route pour soutenir l’agression contre l’Iran. Lorsque je travaillais à la CIA, j’analysais la presse soviétique. Vous comprendrez donc que, pour moi, le Washington Post et le New York Times sont la Pravda et les Izvestia de la Maison Blanche. Force est de constater qu’il est aussi facile qu’à l’époque de la presse soviétique aux ordres de suivre les évolutions de la ligne politique du gouvernement de notre pays en lisant notre presse quotidienne. Bref, cela fait un bon moment que nos journaux ont mis le turbo pour justifier la guerre contre l’Iran. À certains égards, la manipulation et la dissimulation de l’information dans ce qui nous conduit actuellement à une attaque contre l’Iran sont encore plus flagrantes et répandues qu’avant l’invasion de l’Irak au début de 2003. Il est fort probable que vous n’êtes pas conscient de cela, justement parce que les médias ont mis l’étouffoir sur tous ces problèmes. Permettez-moi d’invoquer ici un exemple frappant de ce qui se prépare. Je voudrais mentionner les efforts, très concertés, mais complètement fourbes, ces derniers mois, visant à imputer les problèmes que connaît le sud de l’Irak à l’influence “ malfaisante ” de l’Iran. Un fiasco, quel fiasco ? L’amiral Mike Mullen, qui copréside l’état-major, a déclaré le 25 avril à des journalistes que le général David Petraeus apporterait « dans les prochaines semaines des preuves détaillées des menées de l’Iran en Irak afin d’y fomenter des troubles. » Des armes iraniennes saisies à Karbala seraient montrées puis détruites. Petit problème. Lorsque des experts américains se rendirent à Karbala pour inspecter les caches où étaient censées se trouver les armes iraniennes, ils ne trouvèrent rien qui puisse être relié de manière crédible à l’Iran. Cela vous étonne ? Les médias ne parlèrent quasiment pas de cet épisode très embarrassant. Mullen et Petraeus continuent, sans complexes, sans aucune gêne, à rechercher des armes iraniennes afin que les médias puissent proposer une histoire plus crédible pour soutenir les efforts visant à noircir l’Iran. Un fiasco n’est un fiasco que lorsqu’on en entend parler. Pendant ce temps, on nous dit que le Premier Ministre Irakien Nouri al-Maliki a constitué sa propre commission officielle pour enquêter sur les allégations des Etats-Unis, et pour « trouver des informations tangibles et non des informations reposant sur des spéculations. » Les analyses des services secrets dénigrées Des hauts fonctionnaires ont rejeté les conclusions radicalement nouvelles du Centre National de Renseignements publiées le 3 décembre 2007, conclusions corroborées par les 16 départements de renseignements de notre gouvernement, selon lesquelles l’Iran a abandonné les applications militaires de son programme nucléaire au milieu de l’années 2003. Hélas ! Voulant jouer son rôle, le très docile chef de la CIA, Michael Hayden, nous a gratifié, le 30 avril, de son « opinion personnelle » : l’Iran met au point un armement nucléaire, quoique puisse penser le Centre National de renseignements. Pour faire bonne mesure, Hayden ajouta : « Selon moi, la politique du gouvernement iranien est de faciliter le massacre de soldats américains. Qu’on se le tienne pour dit. » Faut-il vous dire ce que je pense des Hayden et des autres généraux qui se mettent au garde à vous avec tant d’élégance à Washington ? Je vous propose d’avoir une conversation sérieuse avec le général Anthony Zinni, l’un de vos prédécesseurs au Centre de Commandement, de 1997 à 2000. Comme vous le savez mieux que moi, ce général des marines est un officier d’une intégrité exceptionnelle. Mais, placé dans des circonstances quasi identiques à celles où vous vous trouvez maintenant, il n’a pas pu se faire entendre. Il n’est pas parvenu à interrompre le mouvement irrésistible qui a amené à la guerre en Irak. Zinni fut l’un des soldats honorés à la Convention des Anciens Combattants du 26 août 2002 durant laquelle le vice-président Dick Cheney prononça un discours incroyablement alarmiste, sans l’aval de nos services de renseignements, sur la menace nucléaire et les autres dangers que nous faisait courir Saddam Hussein. Prélude à une campagne publique de sept mois qui allait mener à la guerre contre l’Irak, ce discours servit de référence aux renseignements qu’allaient inventer– je dis bien inventer de toutes pièces – nos services d’espionnage pour convaincre le Congrès de se prononcer en faveur de la guerre. Trois ans et demi après le discours de Cheney, lors de l’émission “ Face à la Presse ”, Zinni affirma qu’il n’y avait « aucune preuve sérieuse que Saddam possédait des armes de destruction massive. » Zinni et les officiels qui partageaient son point de vue auraient pu empêcher, non pas une guerre préventive, mais une guerre d’agression, définie par le Tribunal de Nuremberg comme « le crime international suprême. » Bien sûr, Zinni aurait dû sortir la tête du bois, s’exprimer seul puisque la plupart des officiels, tel George Tenet, alors directeur de la CIA, manquèrent de courage et d’honnêteté. Dans ses mémoires publiés en 2007, Tenet affirme que Cheney, avant de prononcer son discours de 2002, n’avait pas fait le point avec la CIA, et que George Bush lui-même avait été surpris par la teneur des propos de son vice-président. Il est difficile de croire que ce discours honteux prit Tenet complètement par surprise. Par les services du 10 Downing Street, nous savons que Tenet avait informé ses collègues britanniques que le président américain avait décidé de se lancer dans la guerre pour changer le régime politique irakien. Iran : bis repetita Amiral Fallon, il ne fait aucun doute que, comme moi, vous avez pris la mesure de Robert Gates, le Secrétaire d’État à la défense. Malgré l’analyse de nos 16 agences de renseignement qui établissent que l’Iran a mis un terme à son programme d’armement nucléaire, Gates affirme que l’Iran met le paquet pour acquérir ce type d’armes. Dans une interview au New York Times du 11 avril, Gates affirmait être exactement sur la même ligne que le président. Il faut que le peuple des États-Unis le sache. Un précédent courageux Se peut-il, Amiral Fallon, que vous soyez seul ? Se peut-il que vous soyez l’unique officier supérieur à démissionner par principe ? Heureusement, d’autres officiers supérieurs, en activité ou à la retraite, ont pris le risque d’informer les Américains sur la volonté obsessionnelle du président Bush de faire la guerre à l’Iran. Le général Brent Scowcroft, ancien conseiller national à la sécurité de l’ancien président Bush, homme rompu à la discrétion, se décida à accorder, en octobre 2004, une interview au Financial Times de Londres. Il critiqua très sévèrement le président, l’accusant d’avoir été « hypnotisé » par l’ancien Premier ministre d’Israël Ariel Sharon. Inutile de préciser que Scowcroft fut éjecté de la présidence du Comité Consultatif pour les opérations de renseignement à l’étranger et prié de ne jamais plus se présenter à la porte de la Maison Blanche. Il est clair que les successeurs de Sharon pensent que le président Bush s’est engagé à « s’occuper de l’Iran » avant la fin de son mandat. Le 18 mai, Bush déclara à Charm el-Cheikh, de manière tout à fait gratuite : « Permettre au principal commanditaire des terroristes d’acquérir l’arme de mort suprême serait trahir de manière impardonnable les générations futures. » Une rhétorique qui mûrit À moins que les Américains trouvent des armes authentiquement iraniennes en Irak, la rhétorique va se concentrer sur ce que j’appelle Le Grand Mensonge, selon lequel le président Iranien a menacé de « rayer Israël de la carte. » Dans un discours controversé de 2005, Ahmadinejad reprenait en fait ce que l’Ayatollah Khomeini avait déclaré au début des années 80 : il espérait qu’un régime qui traitait les Palestiniens de manière si injuste serait remplacé par un autre régime plus équitable. Ce qui n’était pas tout à fait la même chose. Traduit du farsi, Ahmadinejad déclara textuellement : « Le régime qui occupe Jérusalem doit disparaître des pages du temps. » Le président Bush est complètement largué face à ce problème. C’est évident lorsqu’il improvise, lorsqu’il ne lit pas un discours. Le 17 octobre 2007, toujours aussi « hypnotisé », il affirmait : « Mais ça, on a un leader en Iran qui a annoncé qu’il voulait détruire Israël. Alors j’ai dit aux gens, si ça vous intéresse d’éviter la Troisième Guerre mondiale, vous devriez vous soucier de les empêcher qu’ils auraient [sic] la connaissance nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire. Je prends la menace de l’Iran et de son armement nucléaire très au sérieux. » Certains pensent que Bush ne croit pas vraiment ce qu’il dit. Je suis persuadé du contraire : il semble que les Israéliens l’entendent de leur bonne oreille, alors qu’avec leur mauvaise oreille ils écoutent les services de renseignements américains qu’ils dénigrent. Il est en votre pouvoir, amiral Fallon de vous exprimer avec autorité sur ce qui risque d’arriver – aux forces américaines en Irak, par exemple – si Bush ordonne à vos successeurs de procéder à des bombardements et de lancer des missiles sur l’Iran. Si vous usez de votre influence, comme votre serment (toujours valide) de protéger et de défendre la Constitution vous l’impose, il est concevable que vous puissiez inciter d’autres personnages sérieux à s’exprimer. Au bout du compte, si par ignorance crasse et par idéologie, notre pays, encouragé par la grande presse et par nos deux grands partis politiques sous la pression des lobbies israéliens, lançait une attaque contre l’Iran, et si les Iraniens pénétraient dans le sud de l’Irak et prenaient des milliers de nos soldats en otage, vous pourriez vous regarder dans la glace et vous dire qu’au moins vous avez essayé. Vous n’auriez pas à vivre avec le remords de celui qui ne savait pas ce qui aurait pu se passer, dès lors que vous auriez pu surmonter votre réticence à vous exprimer. Là-bas en Iran, il y a une grande Poupée de Goudron. Un renard rusé et un ours l’ont fabriquée. Jeannot Lapin a voulu saluer la poupée, mais comme elle n’a pas répondu, il lui a filé un grand coup de pied. Seulement, il est resté collé à la poupée de goudron. Moralité, dans une situation poisseuse, plus on essaie de s’en sortir, plus on s’emmêle les pinceaux et plus on est pris au piège. Un “ Renard ” Fallon qui a juré de défendre la Constitution ne peut pas garder un profil bas. Pas maintenant. Avec mes plus respectueuses salutations. Par Ray McGovern, 19 mai 2008 Officier en retraite des services secrets et analyste à la CIA pendant 27 ans, McGovern collabore aujourd’hui Tell the Word (La Bonne Parole), publication de l’Église oecuménique du Sauveur, à Washington LE PAQUET-CADEAU ATOMIQUE D'ABEL THOMASInterview, et reportage sur le haut fonctionnaire français qui assura dans les années 50 à Israël son "option nucléaire". La France offrit à Israël les armements dont il avait un besoin vital à l'époque, faute de fournisseurs de haut de gamme. Une affaire où Shimon Pérès joua un rôle capital.
Nous avons trouvé Abel Thomas chez lui, à Paris, au quartier moderne de La Défense. Il a 90 ans déjà... Notre révélation, avec un grand R : Thomas est l'homme qui a fourni à l'Etat d'Israël le paquet-cadeau nucléaire, qui lui permit ensuite de créer son "option nucléaire". |
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