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    May 18

    Le commandant en chef des forces américaines au Moyen-Orient démissionne à cause d’un article sur la guerre à venir contre l’Iran

     

     

    en photo : l’amiral William Fallon

    L’amiral William Fallon, chef du Central Command américain, une instance dirigeante de l’armée américaine qui a autorité sur les guerres en Irak et en Afghanistan, a remis sa démission mardi dernier après qu’un article publié dans le magazine Esquire du mois d’avril l’eut dépeint comme un opposant des plans de l’administration Bush pour une guerre contre l’Iran.

    La démission a été annoncée par le secrétaire à la Défense Robert Gates alors que Fallon devait se rendre en Irak afin de s’entretenir avec des commandants américains. Ce n’est que le plus récent événement d’une série d’incidents qui ont dévoilé les profondes divisions au sein de l’armée et des services du renseignement sur le désir évident de la Maison-Blanche de trouver un prétexte pour une attaque militaire contre l’Iran.

    Ce conflit au Pentagone avait été précédé par la publication du rapport du Renseignement national (NIE) en décembre dernier dans lequel les agences américaines du renseignement avaient miné la crédibilité des allégations de l’administration Bush selon lesquelles l’Iran développait rapidement des armes nucléaires. Le rapport concluait qu’un tel programme iranien avait été suspendu en 2003 et n’avait jamais été repris. Plus tôt ce mois-ci, l’administration a semblé mettre cet élément de côté en débutant une nouvelle escalade de pressions diplomatiques contre l’Iran et en faisant passer une troisième résolution de sanctions au Conseil de sécurité de l’ONU.

    L’article d’Esquire, écrit par Thomas Barnett, un ancien professeur au Naval War College, fut rédigé avec la pleine coopération de Fallon. Il décrivait ce dernier en des termes on ne peut plus flatteurs comme un officier « brillant » qui à lui seul réussit à freiner les ardeurs d’une Maison-Blanche téméraire et déterminée à mener une guerre contre le régime iranien.

    L’article avait laissé entendre que Fallon pourrait être évincé de son haut poste militaire en raison de ses positions. Si cela se produisait, écrit Barnett, « cela pourrait bien signifier que le président et le vice-président prévoient agir militairement contre l’Iran avant la fin de l’année et ne veulent pas d’un commandant dans leurs pattes ».

    Le contenu principal de la conférence de Gates, où il annonça la démission de Fallon, fut de nier la conclusion que le départ du chef du Central Command pouvait signifier qu’une attaque américaine contre l’Iran était imminente. Lorsque des journalistes lui posèrent la question directement, Gates répondit, « C’est complètement ridicule. »

    Gates et Fallon ont tous deux prétendu que l’amiral n’entretenait pas de différends politiques majeurs avec la Maison-Blanche et qu’il quittait en raison de l’exagération de ces différends dans l’article d’Esquire. Fallon a émis une déclaration affirmant que, « Les récents articles qui laissent entendre qu’il y a une rupture entre mes positions et les objectifs politiques du président sont devenus un égarement à un moment crucial et nuisent aux efforts » du Central Command.

    Gates a dit qu’il y avait une « mauvaise perception » des divisions qui existent entre Fallon et la Maison-Blanche par rapport à l’Iran. « Nous avons tenté de mettre cette mauvaise perception derrière nous pendant quelques mois et, franchement, ça n’a pas fonctionné », a-t-il dit. « Voilà pourquoi je crois qu’il a fait le bon choix. »

    Le Lieutenant-général Martin Dempsey, l’adjoint de Fallon, va diriger le Central Command jusqu’à ce qu’un remplaçant soit sélectionné et entériné par le Sénat. Les spéculations de la presse et du Pentagone se sont immédiatement tournées vers le Général David Petraeus, celui qui commande les opérations en Irak et dont la profonde rivalité qu’il avait avec Fallon était bien connue. C’était aussi celui qui outrepassait son supérieur nominal pour communiquer directement avec la Maison-Blanche.

    Personne ne peut croire que Fallon, un vétéran de la Marine de 41 ans qui a fait des centaines de missions de combat pendant la guerre du Vietnam, met fin à sa carrière en raison de la déformation de son point de vue par les médias. Il fait partie d’une section substantielle du corps de l’armée qui croit maintenant que l’idée fixe de Bush sur l’Irak va à l’encontre des intérêts stratégiques de l’impérialisme américain.

    Il a apparemment défendu la position selon laquelle la guerre en Irak est devenue contreproductive du point de vue du maintien de la domination américaine sur la région où le Central Command est en opération, de l’Égypte au sous-continent indien, en passant par tout le Moyen-Orient et l’Asie du Sud, où la majorité des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel sont concentrées.

    Fallon a fait occasionnellement des déclarations critiques de la politique étrangère de l’administration Bush. L’automne dernier, il a dit au réseau télévisé Al Jazeera que les déclarations belliqueuses contre l’Iran faites par des responsables civiles comme le vice-président Cheney ne sont « pas efficaces ni utiles. » La semaine dernière, en témoignant devant le Comité de la Chambre des représentants, il a réclamé une « sorte d’accommodement » avec le PKK, le mouvement nationaliste kurde qui mène une guérilla au sud-est de la Turquie.

    Fallon a apparemment soutenu, dans les mêmes termes que les candidats à la présidence du Parti démocrate Hillary Clinton et Barack Obama, un retrait limité des troupes américaines de l’Irak pour les redéployer en Afghanistan.

    Clinton a publié une déclaration décrivant Fallon comme la « voix de la raison » et réclamé un vote du Congrès avant toute action militaire contre l’Iran. Le sénateur John Kerry, le candidat présidentiel démocrate défait en 2004 a dit que « le Congrès doit déterminer immédiatement si la démission de l’amiral Fallon est un autre exemple de personne disant la vérité et forcée de se rallier à l’administration Bush. Son départ ne doit pas ouvrir la voie à une course vers la guerre en Iran. »

    Le départ de Fallon a suscité beaucoup de spéculations à propos d’une imminente opération militaire des Etats-Unis contre l’Iran. Dans un commentaire intitulé « Sommes-nous plus près de la guerre ? », le chroniqueur en ligne du Washington Post, Dan Froomkin, a écrit : « Il n’est pas impossible que Bush et de Cheney ordonnent une attaque préventive de grande envergure contre l’Iran. Mais, le scénario le plus probable est que les Etats-Unis répondront de façon asymétrique à une provocation de l’Iran (possiblement fabriquée de toutes pièces) ». Autrement dit, un chroniqueur du principal quotidien de la capitale américaine prend pour acquis que l’administration Bush est prête à fabriquer un prétexte pour une agression militaire.

    Le site internet U.S. News and World Report, a publié un commentaire titré, « 6 signes indiquant que les États-Unis se dirigent peut-être vers une guerre en Iran », mentionnant la démission de Fallon, le voyage du vice-président Cheney et plusieurs actions menées par Israël, y compris la frappe aérienne de septembre dernier contre la Syrie.

    Il y avait aussi en ligne au moins un rapport sur une rencontre du conseil de guerre de la Maison-Blanche, celle du samedi le 8 mars, discutant des « plans pour une frappe quelconque contre l’Iran ce printemps ».

    Les médias ont largement couvert l’intensité des conflits internes au Pentagone. Le Wall Street Journal faisait une comparaison entre le départ de Fallon et le congédiement par le président Truman du général Douglas McArthur durant la guerre de Corée, notant que Fallon entrait fréquemment en conflit avec le général David Petraeus, le commandant en Irak et un favori de la Maison-Blanche.

    NBC Nightly News rapportait que Gates avait forcé Fallon à démissionner, sous la pression de la Maison-Blanche, refusant même de prendre ses appels téléphoniques. Sur CBC News, le correspondant au Pentagone, David Martin notait, « Quasiment tous les officiers militaires haut placés sont opposés à une guerre contre l’Iran, mais à partir de maintenant, ils vont être plus prudents dans leurs confidences. »

    Selon un article paru dans l’Esquire, Fallon avait délibérément décidé de rendre publics ses différends de longue date avec la Maison-Blanche, soit parce qu’il avait conscience de l’appui considérable dont il jouissait parmi les militaires, ou qu’il était préoccupé par une agression militaire qu’il savait imminente et qu’il pensait pouvoir retarder ou bloquer en attirant l’attention des médias.

    Les éditorialistes du Wall Street Journal, vibrants défenseurs de l’expansion militaire au Moyen-Orient, ont publié un commentaire présentant l’éjection de Fallon comme faisant partie d’un débat plus large sur la politique en Irak. « Des représentants haut placés du Pentagone – y compris selon nos sources le secrétaire à la défense Robert Gates, le chef d’état-major interarmes américain Mike Mullen, le chef du personnel de l’armée George Casey et l’amiral Fallon – ont demandé avec empressement des coupures plus profondes dans le nombre des troupes en Irak », écrivait le journal.

    Citant des déclarations contradictoires faites durant les deux dernières semaines à propos de la date du retrait des dernières troupes à avoir été envoyées en Irak dans le cadre de l’intensification de l’offensive, le journal arguait que la meilleure réponse aux craintes que la guerre mette une pression indue sur l’armée « était d’augmenter le nombre des soldats et des marines et d’augmenter les dépenses de la défense pour les faire passer des 4,5 pour cent actuels à entre 5 et 6 pour cent du produit intérieur brut. »

    Le journal appelait Bush à se ranger du côté de Petraeus et à s’engager à prendre une attitude plus agressive pour une victoire en Irak. « Ayant résisté avec succès aux pressions du Congrès démocrate pour un retrait prématuré des troupes, il serait étrange en effet pour M. Bush de plier à des pressions identiques venant de sa propre bureaucratie. »

    La guerre contre l’Iran peut être plus proche que ce qu’on pense.

    Silence assourdissant dans notre pays (Italie) sur les perspectives d’une grande guerre moyen-orientale amorcée par une attaque balistique et aérienne étasunienne et israélienne contre une présumée base iranienne d’entraînement des terroristes qui tuent les soldats américains en Irak. Silence du gouvernement Berlusconi, silence de la majorité et de la minorité parlementaire, silence des politologues et experts militaires, silence des mas medias. On en parle et on en écrit aux Etats-Unis et en Europe, pas en Italie. La dernière, et la plus alarmante, annonce d’une apocalypse éminente a été donnée par le périodique de droite The American Conservative : sous le titre « La guerre avec l’Iran peut être plus proche qu’on ne l’imagine » Philip Giraldi, ex fonctionnaire de la CIA, se réfère à une réunion du Conseil de la Sécurité Nationale qui a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base Al Qods (la Garde Révolutionnaire Iranienne) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation. Le Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, le Secrétaire au Trésor Henry Paulson, le Conseiller pour la Sécurité Nationale Stephen Hadley, le Président Georges Bush et le Vice Président Dick Cheney ont approuvé le plan opérationnel, tandis que le Secrétaire à la Défense Robert Gates s’est exprimé en faveur d’un renvoi de l’opération. Deux jours avant, le 7 mai, la Maison Blanche, par l’intermédiaire des dirigeants de la région kurde en Irak, avait envoyé une communication officielle au gouvernement iranien, demandant à ce dernier d’admettre ses interférences dans le pays voisin et l’engagement formel d’interrompre son appui aux différents groupes de militants qui se battent contre les troupes d’occupation. Réponse immédiate de Téhéran : aucune discussion n’est possible tant que les Etats-Unis ne suspendront pas les infiltrations d’agents et le soutien qu’ils fournissent aux dissidents iraniens. D’où la décision de l’Administration Bush d’envoyer un signal « non équivoque », c’est-à-dire balistique, à la direction iranienne. On peut présumer – conclut la note informative de The American Conservative- qu’il s’agira d’une attaque de précision ciblée contre les dispositifs al-Qods d’une base aux environs de Téhéran, qui évitera des pertes chez les civils : il reviendra au Président de donner l’ordre de mission dès que les préparatifs seront au point.

    Le 10 mai, la Maison Blanche a admis officieusement qu’une réunion du Conseil de la Sécurité Nationale avait eu lieu et qu’elle avait eu pour thème la visite du Président à Jérusalem cette semaine, pour participer aux célébrations du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, ainsi que pour relancer les négociations de paix, argument repris ensuite par Georges Bush le 12 mai.

    Non moins alarmants sont les développements de ces dernières semaines : un second porte-avions avec chasseurs bombardiers et navires d’appui a rejoint l’imposant déploiement aéronaval étasunien dans le Golfe Persique ; on voit croître de jour en jour le barrage de dénonciations contre le gouvernement de Téhéran, de la part du Département d’Etat, pour de présumées interférences militaires en Irak, alors que se montent désormais à 5 les interceptions d’unités légères iraniennes dans les eaux territoriales par des unités de la marine Usa ; de vastes champs de mines ont été installés aux frontières ; et malgré les démentis de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) et de seize services de contrespionnage étasuniens, le Vice-Président Cheney et le Secrétaire d’Etat Rice ont continué, de concert avec le gouvernement israélien, à dénoncer la potentielle menace nucléaire de Téhéran ; la tentative manquée au Liban de neutraliser le Hezbollah, prélude probable d’une seconde offensive israélienne, peut avoir induit Washington à accélérer le calendrier de l’offensive contre l’Iran.

    Gary Leupp, professeur d’histoire à la Tufts University, orientaliste et expert de questions moyen-orientales, a tracé, à partir des révélations publiées par The American Conservative, les profils des conséquences catastrophiques de l’attaque étasunienne prévue : d’une réaction militaire iranienne spasmodique et généralisée, à l’engagement dans la guerre de la Syrie et du Liban ; des insurrections armées chiites au renversement des régimes pro-occidentaux jusqu’à de nouvelles alliances, impensables aujourd’hui, comme celle de Téhéran et des Talibans sunnites. Gary Leupp est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique étasunienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les Etats-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier.

    Analyse d’un observateur averti de la politique étasunienne : l’"annonce d’une apocalypse éminente a été donnée par le périodique de droite The American Conservative " : "une réunion du Conseil de la Sécurité Nationale (qui) a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base Al Qods (la Garde Révolutionnaire Iranienne) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation"

    Et l’Italie ? « L’Italie fera sa part » comme l’a anticipé l’ex ministre de la Défense et ultra pro-américain Martino, avec sa proposition de changer les règles d’engagement au Liban, et d’employer directement nos valeureuses troupes sur les champs de bataille afghans. Tous les autres, opposition et gouvernement, journaux et télé journaux préfèrent ignorer le drame imminent qui va s’abattre sur l’humanité. C’est ainsi que nous ne savons pas si nous avons augmenté –comme tous les autres pays européens- nos réserves stratégiques de pétrole, si le Ministère de la Défense a déjà préparé de plans d’évacuation pour nos soldats dépourvus de tous moyens militaires propres à combattre dans une guerre ouverte, en Afghanistan et au Liban, et de ces centaines de Carabiniers et forces spéciales employées à l’entraînement de l’armée et de la police en Irak. Le gouvernement du bel paese et l’opposition de sa majesté préfèrent s’occuper de la nécessité urgente de bâillonner Travaglio (1), de réduire à néant Anno Zero (2) et d’actualiser les diktats contre les femmes de Joseph Ratzinger (3) .

    Lucio Manisco

    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

    Lucio Manisco est journaliste ; il a été le correspondant de la Rai, et de titres de la presse écrite, pendant plusieurs dizaines d’années aux Etats-Unis ; ex-fondateur du quotidien Liberazione (organe du Prc), et ancien député européen.

    http://www.luciomanisco.com/index.htm

    (1) Marco Travaglio, journaliste politique (justice), essayiste, auteur de L’odore dei soldi, sur les origines de la fortune de S. Berlusconi, (qui lui a valu plusieurs procès de la part de SB) est de nouveau la cible d’attaques : citant le livre I complici (Abbate et Gomez) il a évoqué samedi dernier dans une émission télé à grande écoute, les « fréquentations embarrassantes » et « amitiés mafieuses » du 3ème personnage de l’Etat italien, le nouveau président du Sénat Renato Shifani. Toute la classe politique italienne, « comme d’habitude quand il s’agit de défendre la Caste, les divers représentants des partis de droite et de gauche forment le carré et parlent d’une seule voix ». y compris celui que l’auteur appelle « sa majesté » (le président du nouveau Partito dei Democrati, qui a formé un gouvernement « ombre » après sa défaite aux dernières élections). Avec le changement de gouvernement, c’est aussi le contrôle de la Rai, et pour les politiciens, ses postes de direction, qui sont en jeu pour toute la classe politicienne italienne. (Toutes les notes sont de la traductrice)

    (2) Emission politique de la chaîne RAI Due, qui a donné plusieurs fois à Travaglio un droit de réplique.

    (3) Le 22 mai sera le 30ème anniversaire de la loi 194, autorisant l’interruption volontaire de grossesse en Italie. Le pape Benoît XVI est déjà parti à l’assaut de cette loi en recevant avant-hier 800 représentants du Movimento per la vita, qui demande l’abrogation de cette loi. Une manifestation à l’appel de nombreuses associations laïques, féministes, gays et centres sociaux, est organisée sous le nom de « Pride laico » en défense de la loi 194, à l’occasion de la visite du pape à Gênes, samedi 17 mai,

    voir http://www.dirittinrete.org

    January 05

    Poudre à canon.

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    Invention d’Opéra Chinois

    Secteur Guerre

    Date Inconnue

    Détails Il semble que les Chinois, désireux de trouver des remèdes pour prolonger la vie, s'étaient lancés dans une exploration systématique de nombreuses substances. À l’IXè siècle, ils découvrirent ainsi les propriétés explosives du salpêtre, le composé principal de la poudre. Un ouvrage de cette époque recommande de ne pas utiliser cette substance en mixture avec d'autres produits sous peine de voir l'ensemble exploser. Cependant, ce n'est que deux siècles plus tard, dans un traité militaire daté de 1044, qu'en est donnée la composition exacte. L'idée est alors rapidement utilisée pour fabriquer les premières bombes, puis les premiers fusils. L'invention de la poudre à canon est transmise à l'Europe au XIIIe siècle par l'intermédiaire des Arabes.

    Masque à gaz.

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    Invention de Lewis Haslett

    Secteur Guerre

    Date 1847

    Détails Les premiers systèmes de purification d'air n'étaient souvent que des linges humides appliqués sur le visage, ou des sacs que l'on enfilait sur la tête. En 1799, Alexander Von Humboldt mit au point un tel système pour le travail dans les mines. Des inventions plus poussées virent le jour par la suite. Lewis Haslett mis au point son "protecteur de poumon" (Lung protector) en 1849. Il fonctionnait grâce à un mécanisme à deux valves : l'une permettant d'inhaler l'air après qu'il soit passé au travers d'un filtre, et l'autre permettant d'exhaler directement dans l'atmosphère. En 1854, le chimiste écossais John Stenhouse fut l'un des premiers à concevoir un masque qui supprimait les gaz toxiques, grâce à de la poudre de charbon. Dix-sept ans plus tard, en 1871, le savant anglais John Tyrell améliora l'invention de Stenhouse et l'adapta pour le travail des pompiers. De nombreux autres masques à gaz furent développés au fil des années, notamment lors de la Première Guerre mondiale, avec l'utilisation des gaz de combat.

    Jour Par Jour, l'année 1847

    < 1846

    1848 >

    1847

    9 juillet

    Lancement de la campagne des banquets

    Contournant l’interdiction de réunion et d’association, les républicains décident d’organiser une campagne d’environ soixante-dix banquets. Face à l’immobilisme du conservateur Guizot, les républicains souhaitent organiser des discussions portant sur la réforme du régime et notamment du droit de vote. C’est ainsi que se tient le premier banquet sous la houlette de Odilon Barrot, le 9 juillet à Paris. La campagne touchera environ 17 000 personnes pour se clore fin décembre. Mais le roi et Guizot refuseront de tenir compte des revendications républicaines et libérales. Campant sur leur position, ils provoquent la révolution de février 1848.

    1847

    26 juillet

    Proclamation de la République du Liberia

    Les colons afro-américains qui dirigent le Liberia proclament l'indépendance et font de ce petit pays africain la première république indépendante d'Afrique noire. Le Liberia doit son existence à une société philanthropique américaine qui à partir de 1822 entreprit de peupler le pays avec d'anciens esclaves noirs libérés. Les immigrés, encouragés par les États-Unis, établissent une Constitution calquée sur le texte américain. Mais très vite les antagonismes entre la minorité américano-libérienne qui détient l'essentiel des richesses du pays et la majorité de libériens pauvres, entraîneront des heurts violents entre les deux groupes.

    1847

    20 octobre

    Le Croate langue officielle

    Malgré les tentatives Hongroises pour limiter son émergence, le Croate devient la langue officielle des territoires croates. Les Etats généraux abolissent l’usage du latin qui était encore de rigueur dans les institutions. De nombreux événements et actes symboliques annoncent depuis les années 1830 le désir d’autonomie des Croates. La révolution de 1848, participant au Printemps des Peuples, aboutira au rattachement de la Croatie à l'Autriche.

    1847

    12 novembre

    Première anesthésie au chloroforme

    Le britannique Sir James Young Simpson utilise pour la première fois le chloroforme au cours d'une opération à des fins anesthésiques. La reine Victoria y aura recours en 1853 lors de son accouchement.

    1847

    23 décembre

    Reddition d'Abd-El-Kader

    Abd-el-Kader, l'émir de Mascara, se rend aux Français. Depuis le début de l'invasion française en Algérie (1830), le souverain s'oppose violemment aux colons en menant une guerre sainte appelée le "Jihad". Chassé du Maroc, où il s'était réfugié, il est contraint de se rendre au général Lamoricière. L'Emir sera emprisonné à Toulon puis libéré en 1852 par Napoléon III. Pour la France, la reddition du plus fervent opposant à la colonisation en Algérie marque le début de l'occupation totale du pays.

    Lance roquettes

     

    Invention de Robert Goddard

    Secteur Guerre

    Date 1918

    Détails Robert Goddard était un ingénieur américain, pionnier de l'astronautique. En 1918, deux jours seulement avant l'armistice du 11 novembre, il fit la démonstration du premier tube lance-roquettes, à partir duquel allaient dériver les bazookas modernes.

    Jour Par Jour, l'année 1918

    < 1917

    1919 >

    1918

    8 janvier

    Wilson dévoile son plan

    Le président américain Woodrow Wilson présente son célèbre plan de paix en quatorze points. La victoire et la paix sont alors envisageables et Wilson en profite pour faire état de sa vision du monde et de l’Europe. Outre la libre circulation en mer ou la réduction des armements, il souhaite remodeler les frontières de l’Europe, notamment en Autriche-Hongrie et faire renaître l’Etat polonais. Le dernier point, prévoyant une association regroupant les nations, annonce la SDN.

    1918

    3 mars

    Signature du traité de Brest-Litovsk

    Menacé par la guerre civile, le gouvernement révolutionnaire russe se résout à faire la paix avec l'Allemagne à tout prix. Moscou reconnaît l'indépendance de la Finlande, des pays baltes, de la Pologne et de l'Ukraine. Deux mois de pourparlers ont été nécessaires aux deux pays pour arriver à la signature de ce traité. Lénine, humilié par la perte d'une grande partie de la Russie, le qualifie de "honteux traité".

    1918

    5 mars

    Moscou nouvelle capitale russe

    Petrograd, l'ancienne Saint-Pétersbourg, n'est plus la première ville de Russie. Le siège du gouvernement des Soviets sera transféré le 9 dans la nouvelle capitale.

    1918

    21 mars

    Début de la dernière offensive allemande

    Les Allemands lancent une offensive en France qui annonce une vaste série d’attaques jusqu’en juillet et qui mèneront notamment à la deuxième défaite du Chemin des Dames au mois de juin pour les Alliés. Mais l’arrivée des troupes américaines, de leur matériel ainsi que des chars contrarie les plans de l’Empire. Finalement toutes ces attaques aboutissent à des avancées parfois importantes mais jamais décisives pour le cours de la guerre. Au contraire, elles épuisent l’armée et la mettent parfois en mauvaise posture pour son ravitaillement.

    1918
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    26 mars

    Foch commandant des forces alliées

    Le général français Ferdinand Foch est chargé à la conférence franco-anglaise de Doullens, de coordonner l'action des alliées sur le front ouest. La dangereuse percée des Allemands sur l'Oise exige un commandement unique des armées alliées. Foch réussira à bloquer l'offensive allemande en Champagne au mois de juillet et présidera à la signature de l'armistice le 11 novembre.

    1918

    21 avril

    La mort du Baron Rouge

    Manfred Von Richthofen, l'as de l'aviation allemande, perd la vie lorsque son appareil est abattu à Vaux-sur-Somme (Picardie). Parce qu'il avait le titre de Baron et que son avion, le Fokker DR.I triplan, était peint en rouge, on le surnommait le "Baron Rouge". Les Alliés lui feront des funérailles grandioses.

    1918

    26 juin

    La Grosse Bertha bombarde Paris

    Appelé la "Grosse Bertha", du nom de la fille de l'industriel Krupp, un canon de l'armée allemande fait des ravages à Paris. L'engin est capable de propulser des obus à près de 30 kilomètres d'altitude et plus de 100 kilomètres de distance.

    1918

    8 août

    Contre attaque décisive des Alliés

    Alors que les attaques allemandes deviennent moins efficaces et que l’arrivée de troupes américaines a permis en juillet de renverser la tendance, Foch lance une vaste offensive alliée. Rapidement, le cours des événements devient favorable aux Alliés, les Empires centraux étant en grandes difficultés, et le blocus affamant la population allemande. Trois mois plus tard, l’Allemagne, dont l’armée a reculée et qui tombe dans une crise politique qui amènera la chute de l’empire, capitulera.

    1918

    octobre

    La grippe espagnole se propage

    Alors qu’elle ravage les Etats-Unis depuis le milieu du mois de septembre, la "grippe espagnole" atteint l’Europe et se propage. Elle se serait déclarée au cours de l’été précédent, mais bien que très contagieuse, elle n’était pas encore mortelle. Le virus a progressivement évolué pour devenir particulièrement meurtrier. Il est difficile de déterminer précisément ses origines. Quoiqu’il en soit, la pandémie sera terriblement virulente jusqu’en 1919, faisant entre 20 et 40 millions de victimes selon les sources.

    1918

    9 novembre

    Le Kaiser quitte son empire

    Alors que l'Allemagne est sur le point de perdre la guerre, la révolte éclate à Berlin et la marine se mutine. L'empereur Guillaume II abdique et part pour les Pays-Bas avec sa famille. Le socialiste Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard il demandera l'armistice aux alliés.

    1918
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    11 novembre

    Fin de la Première Guerre mondiale

    A 6 heures du matin, les généraux allemands signent l'armistice avec les alliés près de la gare de Rethondes dans l'Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygand mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la "der des der". Ce premier conflit mondial aura fait plus de 8 millions de morts.

    1918

    26 novembre

    Le Monténégro intègre la Serbie

    Le roi Nicolas Ier est déchu afin que le Monténégro intègre le royaume des Serbes. L’Etat met ainsi fin à quarante années d’indépendance et fera ainsi partie de la Yougoslavie lors de sa proclamation en 1929.

    1918

    30 novembre

    L’Islande devient un état souverain

    Rattachée au Danemark depuis 1380, l’Islande acquiert enfin sa souveraineté, bien que le roi du Danemark demeure encore roi d’Islande. C’est là un grand pas vers l’indépendance définitive, qui sera établie en 1944. Déjà, depuis 1904, le pays bénéficiait d’une certaine autonomie quant à sa politique intérieure. L’occupation allemande au Danemark, et britannique en Islande, marquera également une rupture entre les deux états.

    1918

    1 décembre

    Naissance de la Yougoslavie

    Les territoires des Serbes, des Croates et des Slovènes sont réunis pour la première fois en un seul et même royaume. Avec trois religions, deux alphabets, quatre langues et davantage encore de nationalités, la future Yougoslavie paraît aussi fragile que les empires austro-hongrois et ottoman dont elle est issue.

    1918

    1 décembre

    Naissance de la "grande Roumanie"

    La Transylvanie, ainsi que la Bessarabie et la Bucovine intègre la Roumanie, réalisant ainsi la Grande Roumanie que les puissances alentours refusaient de voir naître. Cette intégration est permise par la dislocation de l’Empire Austro-hongrois, ainsi que par l’affaiblissement de la Russie et de la Turquie suite à la Première Guerre mondiale.

    1918

    13 décembre

    Un président américain en France

    Parti le 4 décembre des Etats-Unis, le président américain Woodrow Wilson arrive à Brest dans la nuit à bord du "George Washington". Accompagné de son épouse, il doit se rendre à Paris pour la conférence de paix qui se tiendra la 18 janvier 1919. Wilson est le premier chef d'état américain à effectuer un voyage officiel en France.

    Gaz de combat

     

    Invention de Haber Fritz

    Secteur Guerre

    Date 22 avril 1915

    Détails Le 22 avril 1915, à Ypres, les Allemands lâchent 150 tonnes de chlore sur le front des tranchées et tuent près de 1000 soldats français et africains, tandis que 3000 autres sont mis hors de combat. Le commandement allemand est tellement surpris du succès de l'opération qu'il ne profite pas de la trouée qui s'opère dans les lignes françaises. Derrière cette attaque se trouve le chimiste allemand Fritz Haber, le père de la guerre chimique et futur Prix Nobel de chimie. Contacté par l'industriel Carl Duisberg, c'est lui qui a mis au point le gaz mortel, en se basant notamment sur sa propre loi, dite loi de Haber. Celle-ci exprime une relation simple entre la concentration d'un gaz et le temps d'exposition nécessaire pour provoquer la mort d'un sujet humain. Pendant la Première Guerre mondiale, Haber supervise de nombreuses attaques chimiques, dont cette première offensive à Ypres. Par la suite, d'autres gaz de combat sont mis au point par les deux armées (leur utilisation est pourtant interdite depuis le traité de La Haye de 1899). Le plus mortel d'entre eux, le phosgène, provoque la mort des sujets plusieurs heures après exposition : le gaz se transforme lentement en acide chlorhydrique une fois qu'il est à l'intérieur des poumons… En 1917, Fritz Haber met au point le gaz moutarde, qui est lancé pour la première fois le 11 juillet, toujours sur Ypres. Dans les années 1920, des chercheurs travaillant pour Haber mettent au point le Zyklon B. Juif, le chimiste allemand s'exile en 1934 et meurt deux ans plus tard. Certains membres de sa famille périront dans les camps d'extermination nazis en inhalant du Zyklon B.

    Les suites de l'invention Les armes chimiques sont utilisées dans plusieurs conflits au cours du XXe siècle et dans quelques opérations terroristes, notamment à Tokyo en 1995. La convention sur les armes chimiques, signée en janvier 1993, interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l'emploi de telles armes.

    Jour Par Jour, l'année 1915

    < 1914

    1916 >

    1915

    19 janvier

    Le Néon traverse l'Atlantique

    Le français Georges Claude dépose un brevet aux Etats-Unis pour son invention du tube à néon. Il avait présenté son invention à Paris lors l'exposition universelle de 1910 et réalisé la première enseigne lumineuse publicitaire en 1912 pour un barbier.

    1915

    22 avril

    La première utilisation de gaz asphyxiants

    Lors de la guerre des tranchées, les Allemands utilisent une nouvelle arme à Ypres (Belgique) : des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés se muniront au début de lunettes et de tampons. Puis ils se protégeront avec des masques respiratoires. Cette arme toxique, interdite par la déclaration de la Haye de 1899, tua près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Des dispositions plus récentes concernant l'emploi des gaz, figurent dans le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

    1915

    24 avril

    Le début du génocide arménien

    600 notables arméniens d'Istanbul sont assassinés sur ordre du gouvernement de l'Empire ottoman. C'est le début du 1er génocide du XXème siècle. Il fera 1,5 millions de victimes. Lors de la Première Guerre mondiale, le territoire arménien est déchiré entre les Russes (alliés de la France et de la Grande-Bretagne) et les Turques (alliés de l'Allemagne et de l'Autriche). L'Arménie n'obtiendra son indépendance qu'en 1991 et la France ne reconnaîtra officiellement le génocide arménien qu'en 2000.

    1915

    25 avril

    Débarquement de Gallipoli

    Les troupes alliées franco-britanniques débarquent sur la presqu'île de Gallipoli (Turquie). L'opération est une idée du lord de l'Amirauté Winston Churchill. Elle vise à conquérir Istanbul et à prendre à revers l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. Mais cette campagne des Dardanelles aboutira à un dramatique fiasco.

    1915

    7 mai

    Un sous-marin coule le "Lusitania"

    Le sous-marin allemand "U-20" torpille le paquebot britannique "Lusitania" en provenance de New-York, au large de l'Irlande. Le bateau coule rapidement et sur les 1 959 passagers, 1 198, dont 128 américains, meurent. Ce drame choque l'opinion publique américaine, de plus en plus favorable à un engagement militaire contre les "Puissances centrales". En 1917, l'empereur Guillaume II proclamera la reprise de la guerre sous-marine à outrance et le président Wilson déclarera la guerre à l'Allemagne.

    1915

    23 mai

    L'Italie déclare la Guerre à l'Autriche-Hongrie

    L’Italie déclare la guerre à une puissance à laquelle elle était liée un an plus tôt : l’Autriche-Hongrie. Ce revirement face à un allié qu’elle n’a d’ailleurs jamais porté dans son cœur est permis par des accords passés un mois plus tôt à Londres avec la Triple-entente. Cette dernière a su tirer parti des ambitions régionales de l’Italie concernant certaines régions d’Autriche-Hongrie, notamment l’Istrie. Initialement membre de la Triple-Alliance, l’Italie n’était jusqu’ici pas entrée en guerre : jugeant que ces alliés étaient les agresseurs, elle n’avait aucune obligation envers eux.

    1915

    10 septembre

    Création du "Canard Enchainé"

    La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent "Le Canard enchaîné". La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du "Canard" : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau.

    1915

    6 octobre

    L'Autriche-Hongrie envahit la Serbie

    Alors que les hostilités en Europe ont été déclenchées par la déclaration de guerre de l’Empire Austro-hongrois à la Serbie, cette dernière en subit plus d’un an après les conséquences. Quatorze mois après sa déclaration, l’Autriche-Hongrie s’attaque effectivement à la Serbie et l’envahit. Belgrade tombera dès le lendemain.

    1915

    12 octobre

    Edith Cowell est assassinée

    L'infirmière anglaise Edith Louisa Cowell est exécutée en Belgique par des soldats allemands. Elle est accusée d'avoir aidé des alliés à se rendre en Hollande pour reprendre le combat. L'infirmière-major d'une grande clinique bruxelloise travaillait en Belgique occupée. Grâce à son action, 170 hommes ont pu rejoindre les Pays-Bas en quelques mois. Au moment de son arrestation elle ne cherchera pas à nier, au contraire elle avouera tout à l'Allemagne

    Jour Par Jour ... Le 22 avril

    < Le 21 avril

    Le 23 avril >

    -404

    22 avril

    Chute d'Athènes

    Assiégée, affamée et dénuée de ressources militaires navales, Athènes capitule et est contrainte d’accepter les conditions imposées par Sparte. Les longs murs qui l’entouraient, symbole de sa puissance, sont détruits tandis que l’Empire, existant à travers la ligue de Délos, est dissout. Mais surtout, la démocratie est remplacée par un régime oligarchique : le conseil des Trente. Sparte imposera ensuite à toutes les démocraties construites sur le modèle athénien des décarchies, oligarchies gouvernées par dix personnes. Ces régimes, autoritaires et violents, seront perçus comme une régression, notamment à Athènes qui l’interprète comme un retour à la tyrannie. Or Athènes s’est construite contre la tyrannie et le pouvoir d’un seul : cette courte expérience traumatisante sera perçue comme un régime de trente tyrans.

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    22 avril

    Grégoire VII pape

    Hildebrand, moine toscan de 50 ans très réputé, devient pape. Il est porté par la foule romaine sur le trône de Saint Pierre et prend le nom de Grégoire VII. Il modifiera profondément l'Église catholique pour la rendre plus morale et surtout plus indépendante des seigneurs et des souverains. Son œuvre reste connue sous le nom de "réforme grégorienne".

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    22 avril

    Découverte du Brésil

    Le navigateur portugais Pedro Álvares Cabral, parti pour découvrir une autre route des Indes, aborde sur la côte du Brésil et prend possession de ces terres au nom de son roi, Manuel Ier. La nouvelle terre, baptisée Santa Cruz par son découvreur, est ultérieurement dénommée Brésil d'après un bois local couleur de braise, le Pao brasil, dont les Portugais feront le commerce.

    1809

    22 avril

    La bataille d'Eckmühl

    Les troupes de Napoléon Ier gagnent les Autrichiens, commandés par l'archiduc Charles, à Eckmühl (Bavière). Le maréchal Louis Nicolas Davout, qui s'est illustré lors de cette bataille, deviendra prince d'Eckmühl. Contrainte de s'intégrer au système napoléonien après la paix de Vienne en 1809, l'Autriche s'allie aux autres puissances européennes contre Napoléon Ier en 1813. Il sera vaincu à Waterloo (Belgique) en 1815.

    1815

    22 avril

    Napoléon promulgue l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire

    Inspiré de la Charte octroyée par Louis XVIII en 1814, l’Acte additionnel est une tentative de Napoléon pour rallier massivement les libéraux. Rédigé par un ancien opposant de l’Empereur, Benjamin Constant, il ne convainc pas vraiment. Toutefois, il obtient suffisamment de voix pour être accepté. Un des principaux reproches fait à ce texte est qu’il ne restaure pas le suffrage universel.

    1823

    22 avril

    Invention du roller

    L'Anglais Robert John Tyers met au point des patins à 5 roues en ligne qui ont la particularité de ne pas être toutes en contact simultanément avec le sol. Il nomme ses patins Volito du latin "je voltige". L'invention a beaucoup de succès aux États-Unis et le phénomène touche l'Europe à partir des années 1870. Il faudra attendre le début du XXème siècle pour que le patin à roulettes devienne un sport.

    1826

    22 avril

    Dumont d’Urville part pour sa seconde circumnavigation

    Nommé commandant de l’Astrolabe, Jules Dumont d’Urville est chargé d’effectuer un second tour du monde. L’une de ces missions est de retrouver la trace de La Pérouse, navigateur français disparu en 1788. C’est d’ailleurs en son honneur que sa corvette est ainsi renommée. Parti de Toulon, il se rendra en Australie, cartographiera la Nouvelle-Zélande, fera le tour des îles Fidji ainsi que de la Nouvelle-Calédonie. Arrivé à Vanikoro (1828), il confirmera les découvertes du capitaine britannique Peter Dillon : La Pérouse a bel et bien disparu à cet endroit, massacré par des indigènes.

    1889

    22 avril

    Près de 50 000 personnes investissent l'Oklahoma

    Après des négociations avec les Creeks et les Séminoles, un accord est établi sur la possibilité de s’installer dans l’Oklahoma, terre indienne. Près de 50 000 colons affluent dès le premier jour dans ce territoire, que le gouvernement ouvrira progressivement et qu’il nommera l’Oklahoma en 1890.

    1915

    22 avril

    La première utilisation de gaz asphyxiants

    Lors de la guerre des tranchées, les Allemands utilisent une nouvelle arme à Ypres (Belgique) : des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés se muniront au début de lunettes et de tampons. Puis ils se protégeront avec des masques respiratoires. Cette arme toxique, interdite par la déclaration de la Haye de 1899, tua près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Des dispositions plus récentes concernant l'emploi des gaz, figurent dans le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

    1959

    22 avril

    Miles Davis enregistre "Kind of Blue"

    Accompagné de Julian « Cannonball » Adderley, John Coltrane, Bill Evans, Paul Chambers et Jimmy Cobb, Miles Davis poursuit l’enregistrement de « Kind of Blue » débuté le 2 mars. Le jazz modal, qu’il a initié un an plus tôt, trouve ici une expression parfaitement aboutie. « Kind of Blue » est encore perçu comme l’un des meilleurs enregistrements de l’histoire du jazz et reste le disque de jazz le plus vendu dans le monde.

    1993

    22 avril

    L'Université de l'Illinois présente Mosaic

    L’université de l’Illinois présente son navigateur Web graphique, reposant sur les principes de la Toile tels qu’ils ont été formulés par l’équipe du CERN de Tim Berners-Lee, notamment le HTTP. Nommée Mosaic, l’application retient l’attention puisqu’elle tourne sous Windows et simplifie considérablement la navigation. Elle annonce le développement ultérieur de Netscape et autres navigateurs qui feront sortir Internet du cercle des initiés pour le rendre accessible au grand public.

    1997

    22 avril

    Fin de la prise d'otage au Pérou

    L'assaut des soldats péruviens met fin à une prise d'otages de 126 jours, en tuant tous les preneurs d'otages. La résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima (Pérou) était occupée par des guérilleros réclamant la libération de 500 de leurs militants et le changement de la politique économique du gouvernement. Le président Alberto Fujimori refusa de céder face au MRTA (mouvement révolutionnaire Tupac Amaru).

    Catapulte.

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    Invention Denys l'Ancien (en grec ancien Διονύσιος / Dionýsios), né en 431 av. J.-C. et mort en 367 av. J.-C., est un tyran de la colonie grecque de Syracuse.

    Secteur Guerre

    Date 399

    Détails En 399 av. JC, Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, lança une grande politique d'innovation dans le domaine militaire. Il incita quantité d'artisans à venir travailler pour lui – grâce à des salaires très élevés – et leur ordonna de développer de nouveaux types d'armes. Des ateliers se montèrent dans chaque recoin de la ville, et ce grand chantier aboutit finalement à la construction de la catapulte, la première machine de guerre. Elle permettait de lancer des projectiles sur une grande distance.

    Les suites de l'invention Par la suite, les romains ajoutèrent des roues à la catapulte, afin de la rendre plus manœuvrable.

    Denys l'Ancien

    Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues « avant Jésus-Christ ».

    Prise de pouvoir

    En 406, les Carthaginois, sous le commandement d'Hannibal de Giscon et d'Himilcon, tentent de s'emparer de l'intégralité de la Sicile et s'emparent notamment d'Agrigente, désertée par ses défenseurs. Un jeune Sicilien de 25 ans, Denys, profite alors de l'indignation générale pour se faire connaître. Timée de Tauroménion le décrit comme grand, blond et couvert de taches de rousseur (FrGrHist 566, F29). Pour certains auteurs, il est issu de bonne famille, selon d'autres, il est de basse extraction — lieu commun de la littérature contre les tyrans. La première hypothèse paraît donc plus vraisemblable, d'autant plus que Denys a été un familier du stratège Hermocrate et que, selon Cicéron (Tusculanes, V, 22, 63), il a reçu une très bonne éducation.

    À l'assemblée syracusaine, Denys réclame la condamnation immédiate et sans procès des généraux responsables de la chute d'Agrigente. La proposition étant illégale, il est mis à l'amende, amende aussitôt payée par l'un de ses riches amis, Philistos. Denys peut donc garder la parole. Il entraîne la conviction du peuple : les stratèges sont destitués et un nouveau collège est nommé à leur place, parmi lesquels figure Denys (Diodore de Sicile, XIII, 91).

    Aussitôt, il fait rappeler les citoyens bannis lors du coup de force d'Hermocrate. Envoyé à Géla pour stopper l'avance carthaginoise, il fait alliance avec le lacédémonien Deixippos, commandant une garnison à proximité. Il se rend également populaire en saisissant et en revendant les biens des riches. L'argent collecté lui permet d'augmenter la solde de ses soldats. Rentré à Syracuse, il obtient de l'assemblée la destitution de ses collègues et se fait nommer stratêgos autokratôr : stratège unique, doté des pleins pouvoirs. Cependant, le peuple lui refuse une garde personnelle, jugée tyrannique. Denys met alors en scène un faux attentat contre sa personne, à l'instar du tyran athénien Pisistrate. Ses troupes lui accordent alors 600 gardes du corps, chiffre bientôt porté à 1000. Il renforce également sa position en épousant la fille d'Hermocrate.

    Consolidation de la tyrannie [modifier]

    Sa lutte contre les Carthaginois n'est pas aisée : au printemps 405, il échoue à protéger Géla et Camarine, deux cités voisines, et doit donner l'ordre d'évacuer. En somme, il ne fait guère mieux que les stratèges qu'il avait fait destituer au départ. De riches Syracusains en profitent pour tenter de le renverser. Une première tentative échoue grâce aux gardes du corps de Denys. Les forces rebelles menées par les aristocrates syracusains maintiennent malgré tout le siège de la forteresse dans laquelle Denys s'est réfugié. Cependant, Denys parvient à faire échouer la conspiration en faisant appel aux Spartes. Les aristocrates parviennent tout juste à s'enfuir dans la forteresse d'Etna.

    Profitant d'une épidémie de peste dans les rangs des Carthaginois, il conclut avec ces derniers une première trêve, par laquelle il leur laisse la partie occidentale de l'île. En outre, Messine, Catane, Naxos et les Sikèles doivent être « autonomes », c'est-à-dire hors de l'hégémonie de Syracuse. Cependant, le traité conforte la domination de Denys sur Syracuse. Il en profite pour fortifier l'île d'Ortygie, au large de Syracuse, où il bâtit un palais fortifié pour lui-même. Il entoure également Syracuse d'une enceinte.

    Il encourage la production d'armes et en renforce son armée. Il recrute également des ingénieurs pour inventer de nouvelles armes, comme le gastrophète, ancêtre de l’arbalète. C'est à ce moment, selon Diodore de Sicile (XIV, 42, 1) que sont inventées des machines apparentées à la catapulte (perceuse de boucliers, littéralement), et issues du gastrophète :

    * l’oxyblèe : sorte de grosse arbalète remontée par treuil, et tirant de grosses flèches (600 à 800 g) qui peuvent percer une file d’homme ;

    * sur le même principe, mais avec un projectile différent, le lithobolos envoie des boulets de pierre sur l’ennemi.

    Il se constitue également une clientèle en distribuant par lots les terres confisquées à ses ennemis. Mercenaires et esclaves (peut-être des paysans dépendants comparables aux Hilotes spartiates) deviennent ainsi de nouveaux citoyens (neapolitai).

    Ainsi renforcé, il décide de restaurer l'hégémonie syracusaine et met le siège devant la cité sikèle d'Herbessos. Cependant, les Syracusains se soulèvent et s'allient aux conjurés réfugiés par Etna. Denys doit promettre son départ pour temporiser : il en profite pour recruter des mercenaires campaniens, grâce auxquels il mate la rébellion. Il récupère par trahison les cités de Naxos et Catane, dont les habitants sont réduits en esclavage. Leontinoi se rend et ses habitants sont déportés à Syracuse, où ils reçoivent ensuite la citoyenneté. En 399, Messine et Rhégion se décident à prendre les armes contre Denys, sans succès. Le tyran tente alors de se concilier Rhégion par voie matrimoniale, mais son offre essuie un échec. Denys épouse alors une jeune aristocrate de Locres, ce qui isole encore davantage Rhégion, puis une aristocrate syracusaine.

    Deuxième guerre contre Carthage

    Denys reprend alors son combat avec Carthage. Sa première action est de faire saisir les biens des Carthaginois présents à Syracuse et les bateaux carthaginois mouillant dans le port. Il est imité par les autres cités siciliennes, ce qui lui permet de se faire passer pour le champion du panhellénisme. Au printemps 397, il s'empare de la place forte de Motyè, principale base militaire carthaginoise. La ville est rasée et pillée, et les Grecs ayant combattu avec les Carthaginois sont crucifiés.

    Cependant, les Carthaginois ont le temps de lancer une contre-attaque. Le général Himilcon, à la tête de renforts, prend pied en Sicile à Panormos. Sa flotte prend ensuite Messine, qui est entièrement rasée. Denys est finalement vaincu au large du cap Tauroménion par Himilcon. Ce dernier commence alors le siège de Syracuse, mais une nouvelle épidémie affaiblit ses troupes, permettant à Denys de reprendre l'initiative : les Carthaginois sont alors repoussés, permettant au tyran d'augmenter son influence jusqu'aux îles de l'Adriatique et à la côte italienne. La guerre contre Carthage reprend entre 383 et 378, puis en 368, sans changement significatif des territoires.

    Denys meurt en 367, dit-on, suite à un excès de boisson, en fêtant son premier prix au concours de tragédie à Athènes. Denys le Jeune, son fils, lui succède à la tête de la cité.

    Il est à l'origine de l'expression actuelle de l'« épée de Damoclès ».

    Les sources de sa biographie viennent essentiellement de Diodore de Sicile. Platon ne le cite pas nommément mais il est probable qu'il parle de lui dans son Gorgias, sa République et sa Politique lorsqu'il évoque le Tyran.

    Char d'assaut

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    Secteur Guerre

    Date 15 janvier 1916

    Détails Pouvoir attaquer l'ennemi tout en se protégeant de son feu est un concept aussi vieux que l'art de la guerre lui-même. Dans la Bible, déjà, on parle de "chars en fer" inattaquables, à l’IIè millénaire av. J.C. En 1770, l'Irlandais Richard Lowell Edgeworth met au point la chenille, un système qui permet aux machines d'évoluer sur des terrains accidentés en offrant, à chaque instant, "une longueur suffisante pour permettre le roulement du véhicule". Dès les débuts de la Première Guerre Mondiale, les états-majors britannique et français réfléchissent à des projets de char d'assaut. Le 15 septembre 1916, le Mark I est envoyé par l'armée anglaise sur le front de la bataille de la Somme. L'année suivante, les Français envoient au combat le Schneider CA I.

    Les suites de l'invention Les chars d'assaut joueront un rôle décisif lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ils sont aujourd'hui d'utilisation courante dans les conflits armés.

    Jour Par Jour, l'année 1916

    < 1915

    1917 >

    1916

    Einstein publie sa théorie de la relativité générale

    Dès 1907, Einstein cherche à appliquer les principes de la relativité à tous les cas de figure. Après des années de recherches, il publie les conclusions de ses travaux, élaborant ainsi la théorie de la relativité générale. Il explique que la masse d’un corps, dans le phénomène de gravitation, déforme partiellement l’espace-temps (de quatre dimensions : trois dimensions de l’espace et une du temps). Aussi, tout objet approchant d’un corps massique est affecté par la déformation provoquée par celui-ci. Le champ gravitationnel n’est donc plus responsable des interactions entre les corps, comme le stipulait Isaac Newton. La théorie d’Einstein sera confirmée en 1919 par les observations du britannique Arthur Eddington menées sur une éclipse. Il approfondira ses recherches en matière de gravitation et d’électromagnétisme jusqu’en 1950.

    1916

    29 janvier

    Un Zeppelin allemand bombarde Paris

    Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de la capitale provoquant la mort de 26 personnes dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre utilisée par les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

    1916

    8 février

    Naissance du mouvement Dada

    Plusieurs artistes européens se réunissent à Zurich à l'initiative du metteur en scène Hugo Ball pour l'inauguration du Cabaret Voltaire. Parmi eux, Tristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck, poète allemand, Jean Arp, sculpteur alsacien et Hans Richter, peintre allemand. A l'aide d'un coupe-papier, ils ouvrent au hasard un dictionnaire et tombent sur le mot "dada". En réaction à l'absurdité et à la tragédie de la Première Guerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu'ils viennent de créer de ce nom. Le "Dadaïsme" entend détruire l'art et la littérature conventionnels. Le mot lui-même ne signifie rien, il désigne selon les fondateurs du mouvement le néant absolu. En 1918, le dadaïsme atteindra son apogée quand Marcel Duchamp se joindra au groupe zurichois. Il faudra attendre 1919 pour voir le "Dada" arriver en Allemagne, avec Max Ernst, et en France, avec l'installation de Tzara à Paris.

    1916

    21 février

    La bataille de Verdun commence

    A 7h30 du matin, les fantassins allemands commandés par le chef d'état-major Erich Von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. La riposte française sera dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prendra fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan sera un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

    1916

    25 février

    Pétain prend la direction des opérations à Verdun

    Le général Pétain est nommé à la tête des opérations à Verdun et s’apprête à mettre en place la stratégie qui fera sa réputation. Optant pour la mise en place d’une « voie sacrée » qui relie le front à Bar-le-Duc, il aide par là l’armée à maintenir ses positions et à repousser l’ennemi. Il sera aussi l’auteur du « tourniquet » qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats.

    1916

    10 avril

    "On les aura", ordre du jour mythique de Pétain

    Alors que les troupes françaises subissent les attaques continues des Allemands, Pétain envoie son désormais célèbre ordre du jour se terminant par « Courage ! On les aura ! » L’ordre est en fait une félicitation et un encouragement à destination des soldats qui ont repoussé une attaque la veille. C’est aussi le début de revirement de la stratégie allemande dirigée par Von Falkenhayn.

    1916

    23 avril

    L’insurrection irlandaise de Pâques

    1 200 membres des Irish Volunteers, une armée irlandaise clandestine luttant pour l'autonomie de l'Irlande, se révoltent le lundi de Pâques et investissent les places et les monuments Dublin. Les Anglais envoient 20 000 soldats et soumettent la ville au feu de leur artillerie. 60 insurgés et 150 soldats anglais trouveront la mort. En 1919, les Irish Volunteers s'incorporeront dans l'Irish Republican Army (IRA).

    1916

    mai

    Mutineries dans le camp français

    Suite au désastre de la bataille du Chemin des Dames et pendant différentes de ses attaques, de nombreux soldats refusent d’attaquer et l’armée française voit se développer les mutineries. Phénomène qui atteint en fait les deux camps, il intervient au bout de plus de deux ans de guerre sans véritable avancée et se traduit surtout par des refus d’attaquer, et non de défendre. Le contexte difficile et la lassitude des horreurs de la guerre entraîneront des agitations mineures, souvent à l’arrière, pendant deux mois. 42 poilus seront fusillés, d’après des choix plus ou moins arbitraires, pour l’exemple et afin de rétablir l’ordre. Ils seront réhabilités après la guerre.

    1916

    1 mai

    Nivelle remplace Pétain

    Le grand quartier général français (GQG) décide de changer de tactique à Verdun et pour cela, de commandement. Il a en effet trouvé en Pétain un excellent défenseur mais souhaite désormais quelqu’un de plus offensif pour mener la contre-attaque. C’est ainsi que ce dernier est remplacé par le général Nivelle.

    1916

    31 mai

    La bataille navale de Jutland

    Une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 navires allemands. Les Britanniques tentent d'encercler la flotte allemande grâce à leur supériorité numérique. Mais cette dernière réussit par une habile retraite à l'éviter et finit par obliger l'ennemi à rompre le combat au prix de lourdes pertes. 6 800 marins britanniques et 3 000 marins allemands perdront la vie. La Royal Navy est humiliée, mais la flotte allemande qui n'a pu lever le blocus anglais, a perdu son pari de contrôler la Mer du Nord.

    1916

    23 juin

    Les Allemands aux portes de Verdun

    Après une attaque au phosgène, gaz toxique, les Allemands, qui sont alors très proches de Verdun, lancent une attaque que Von Falkenhayn souhaite décisive. Mais faute d’avoir pu attaquer avant, les gaz devant se dissiper, ils font face à des ennemis qui ont su se réorganiser. Mangin lancera d’ailleurs des contre-attaques dès le lendemain. Mais celles-ci se révèleront aussi infructueuses.

    1916

    1 juillet

    Début de la bataille de la Somme

    Après une semaine de bombardement des lignes allemandes, les soldats britanniques partent à l’attaque de l’ennemi. C'est le premier jour d’une bataille qui durera jusqu'au 18 novembre et symbolisera l’horreur et l’apparente vanité de la guerre : près de 20 000 soldats britanniques sont tués dans la journée, pour une avancée des alliés d’au maximum dix kilomètres en dix jours. En cinq mois, le terrain de bataille totalisera plus d'un million de victimes, tous camps confondus, pour un résultat insignifiant.

    1916

    11 juillet

    Ultime offensive allemande à Verdun

    Le général Von Falkenhayn lance une ultime offensive pour s’emparer de Verdun. Face à l’attaque britannique menée dans la Somme et qui met à mal les troupes allemandes, le temps est pour lui compté. Fort d’une position favorable, il doit maintenant la concrétiser en victoire effective. Mais face à la résistance du fort de Souville, il devra faire machine arrière. Dès lors, privé de soldats par la bataille de la Somme, il doit se cantonner à une stratégie de défense.

    1916

    4 août

    Les Etats-Unis achètent les Iles Vierges

    La colonie danoise des Iles Vierges est rachetée par les Etats-Unis pour 25 millions de dollars. Cet archipel des Petites Antilles comprend une soixantaine d'îles, dont les plus importantes sont Sainte-Croix, Saint-John et Saint-Thomas. Colonisées par les Hollandais au début du XVIIème siècle, elles ont ensuite été occupées par les Danois à l'ouest et les Britanniques à l'est. Afin contrôler le principal passage de la mer des Antilles donnant accès au canal Panama, les Etats-Unis rachète la partie danoise.

    1916

    15 septembre

    L'arrivée des chars d'assaut

    Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée britannique utilise pour la première fois des blindés à Flers (dans la Somme). La première véritable bataille entre blindés aura lieu que le 26 avril 1918 à Villers-Bretonneux. Les chars d'assaut joueront un rôle important dans la rupture des fronts en 1918.

    1916

    16 octobre

    Ouverture de la première clinique pour le contrôle natal

    Fania Mindell, Ethel Byrne et Margaret Sanger ouvrent à New York la première clinique destinée aux contrôles des naissances. Cet établissement sera l'ancêtre du planning familial.

    1916

    24 octobre

    Avancée française décisive à Verdun

    Les Français, dotés de l’initiative depuis le mois d’août, lancent une vaste offensive pour reprendre les forts de Vaux et de Douaumont. Le front s’étend sur sept kilomètres et s’avère efficace. Les Allemands doivent reculer et, après avoir perdu Thiaumont, voient les Français s’emparer du fort de Douaumont sans véritable combat. Toutefois, ceux-ci devront patienter jusqu’au 3 novembre pour atteindre le fort de Vaux. Les Allemands sont définitivement dépassés et ne pourront pas revenir dans la bataille qui diminuera d'intensité dès la fin de l'année.

    1916

    16 décembre

    Assassinat de Raspoutine

    Invité à dîner au palais de la Moika par le prince Ioussoupov et le neveu du tsar, Grigori Novykh, dit Raspoutine, est assassiné dans la nuit. Le cyanure placé dans son vin par les convives n'a pourtant aucun effet sur lui. Excédés, ses meurtriers lui tirent plusieurs coups de revolver dans la poitrine. Son corps est jeté dans la Neva glacée, mais l'autopsie révèlera que Raspoutine est mort par noyade et non à cause des balles et des coups qui lui ont été assénés. Les meurtriers, des jeunes nobles russes, voulaient mettre fin à l'influence néfaste du mage sur la cour et en particulier sur la tsarine Alexandra. Sa mort mystérieuse participera à faire entrer dans la légende le plus célèbre moine guérisseur de la cour de Russie.

    Jour Par Jour ... Le 15 janvier

    < Le 14 janvier

    Le 16 janvier >

    936

    15 janvier

    Mort du roi de France, Raoul de Bourgogne

    Malade depuis l'automne, le roi Raoul meurt à Auxerre sans descendant direct. Gendre du roi de France Robert Ier, il était devenu roi à la mort de ce dernier, en 923. Raoul, ancien Duc de Bourgogne, règnera sur le royaume des francs pendant treize ans. C'est en Angleterre que l'on trouvera le nouveau souverain en la personne de Louis IV d'Outremer, descendant de Charles III le simple.

    1200

    15 janvier

    Création de l'université de Paris

    La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle se divise en quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l'étude des textes anciens. L'université de Paris participera au renom de la ville en tant que capitale intellectuelle.

    1208

    15 janvier

    Assassinat de Pierre de Castelnau

    Chargé de combattre l’hérésie albigeoise (cathare), Pierre de Castelnau est assassiné peu de temps après un rendez-vous avec Raymond VI, comte de Toulouse. Les deux hommes, en conflit depuis l’excommunication du comte par le légat pontifical, s’étaient rencontrés dans le but de se réconcilier. Mais l’entrevue n’a fait qu’envenimer la situation, puisque Raymond VI refuse de participer à la lutte contre les hérétiques. Soupçonné d’être responsable du meurtre, il est une nouvelle fois excommunié. L’assassinat du légat pontife déclenchera peu de temps après la croisade contre les albigeois.

    1790

    15 janvier

    Création de 80 départements carrés

    Un décret de l'Assemblée Constituante fixe à 83 le nombre de départements. Cette nouvelle division du royaume vient remplacer les 34 généralités ou provinces en vigueur sous l'Ancien Régime. La taille des départements est définie de telle façon que chaque citoyen peut se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Les députés projetaient en premier lieu d'établir des circonscriptions géométriques à l'image des Etats américains, mais l'idée sera abandonnée et les limites des départements seront fixées selon celles des anciennes provinces.

    1826

    15 janvier

    Première édition du "Figaro"

    Le chansonnier Maurice Alhoy et le romancier Etienne Arago fondent "Le Figaro". L'édition est hebdomadaire et compte 4 pages. Le journal deviendra "Le Figaro quotidien" le 16 novembre 1866.

    1910

    15 janvier

    Fondation de l’Afrique-Équatoriale française

    Le gouvernement général de l’A-ÉF est mis en place et rassemble les possessions françaises de l’Oubangui-Chari, du Gabon, du Moyen Congo et du Tchad. La capitale de cette fédération s’installera à Brazzaville. En 1946, la nouvelle Constitution intégrera les colonies au sein des territoires d’outre-mer. En 1958, un référendum sera organisé pour l’adoption d’une Constitution et instaurera l’indépendance des quatre territoires au sein de la Communauté française.

    1919

    15 janvier

    Assassinat de Rosa Luxemburg

    Sous le commandement de Gustav Noske, des officiers procèdent à l’exécution sommaire des révolutionnaires spartakistes à la tête de l’insurrection de Berlin : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Cette dernière, emprisonnée durant quasiment l’intégralité de la Première Guerre mondiale pour son engagement pacifique d’extrême gauche, avait été libérée après la révolution de novembre 1918. Elle était la principale théoricienne du communisme allemand.

    1948

    15 janvier

    Chaplin incarne Landru

    Sorti en avril 1947 aux Etats-Unis, "Monsieur Verdoux", le 77ème film de Charlie Chaplin, apparaît sur les écrans français. C'est Orson Welles qui donna l'idée à Chaplin d'adapter au cinéma l'histoire réelle du meurtrier Landru. Très mal accueilli aux Etats-Unis, "Monsieur Verdoux" remportera un grand succès en Europe.

    1974
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    15 janvier

    Dalida chante "Gigi l'amoroso"

    Sur la scène de l'Olympia à Paris, Dalida présente à la fin de son concert une nouvelle chanson qui dure 7 minutes 30 : "Gigi l'amoroso". Le titre deviendra le plus grand succès de la chanteuse. Il parviendra en tête des hit-parades dans 12 pays.

    1992

    15 janvier

    La Croatie reconnue par la CEE

    Suivie par une trentaine de pays et précédée par l’Allemagne, la Communauté Européenne reconnaît l’Etat croate qui a proclamé son indépendance sept mois plus tôt. L’intégration de la Croatie à l’ONU sera également rapide. Les Nations Unies interviennent par ailleurs dans le conflit serbo-croate. La prise en otage de casques bleus par les Serbes aboutira à une intervention moins modérée en 1995.

    2007

    15 janvier

    La tempête Kyrill traverse l’Europe

    Les vents tempétueux de Kyrill (ou Cyril) traversent le nord de l’Europe. Avec des rafales de plus 160km/h dans le nord de la France et en Angleterre, mais surtout autour de 200 km/h en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Pologne, Kyrill a semé la désolation sur son passage. Immobilisant les transports aériens et ferroviaires pendant des heures, il a fait 45 victimes et occasionné des dégâts qui rappellent tristement la tempête de décembre 1999.

    Cuirassé !

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    Invention d’Henri Dupuy de Lôme

    Secteur Guerre

    Date 24 novembre 1859

    Détails En 1859, une nouvelle invention vient bouleverser l'art de la guerre navale : le cuirassé. Le 24 novembre, la marine française, jusqu'alors dominée par les Anglais, lance sur les mers un navire baptisé "La Gloire". Entièrement blindé, propulsé par une machine à vapeur et une hélice, il est l'œuvre de l'ingénieur français Henri Dupuy de Lôme, qui s'est inspiré des constructions de coques en fer réalisées… par les Anglais.

    Jour Par Jour ... Le 24 novembre

    < Le 23 novembre

    Le 25 novembre >

    1642

    24 novembre

    Abel Tasman découvre la Tasmanie

    Alors qu’il est chargé par la compagnie néerlandaise des Indes orientales de trouver un passage de l’Asie vers le Chili, le navigateur Abel Janszoon Tasman découvre une île au sud de l’Australie. Il la nomme alors terre de Van Diemen, nom de l’homme qui l’a chargé de cette mission. Cette terre sera par la suite renommée Tasmanie par les Anglais. Durant cette expédition, Tasman a contourné l’Australie, qu’il recherchait, sans la voir.

    1793

    24 novembre

    La publication du calendrier révolutionnaire

    La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de "l'An 1 de la République". Le 5 octobre 1793, les députés votent l'abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades, les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d'Églantine renomme les mois et les jours. Napoléon Ier l'abolira le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprendra le 1er janvier 1806.

    1803

    24 novembre

    Inauguration du pont des Arts

    Le premier pont métallique de France est inauguré à Paris : le pont des Arts. Cette passerelle réservée aux piétons est conçue comme un pont suspendu et a été construite sous l’initiative de Bonaparte. Elle doit son nom au palais des Arts, actuellement Palais du Louvre, qu’elle relie à l’Institut de France. Elle s’écroulera en partie en 1979 alors qu’elle était fermée à la circulation. Tandis qu'elle était remplacée à partir de 1982, un de ses éléments a été transféré et installé sur les quais de Nogent sur Marne.

    1827

    24 novembre

    Retour des libéraux à la chambre des députés

    Après la dissolution de la Chambre par Charles X, les élections législatives de 1827 ont fait l’objet d’une campagne acharnée qui a vue gauche et droite s’allier contre les Ultras. Les Libéraux, réagissant à la loi de 1824 dite "du double vote", ont réussi à faire s’inscrire près de 15 000 votants supplémentaires. La "Chambre retrouvée" tombe pour faire place à un équilibre entre Libéraux et partisans du gouvernement. Les royalistes extrémistes ne conservent que 75 sièges. Privé de majorité, Villèle démissionnera au mois de janvier suivant.

    1832

    24 novembre

    La Caroline du Sud recourt à l’ordonnance de "nullification"

    La Caroline du Sud s’oppose à la politique douanière du Nord en promulguant une ordonnance de "nullité". Cette dernière vise à annuler la loi protectionniste tout juste établie par le gouvernement fédéral. Alors que l’économie du Nord repose sur les manufactures, celle du Sud se base sur les revenus des plantations de coton. Pour protéger leur système de l’Europe, les États du Nord avaient imposé des tarifs douaniers exorbitants, qui affectaient les territoires du Sud. Finalement, la Caroline du Sud et le président Jackson trouveront un compromis. Cet événement illustre une fois de plus les dissensions présentes entre le Nord et le Sud.

    1859

    24 novembre

    Darwin publie "De L'origine des espèces"

    Le naturaliste britannique Charles Darwin publie "De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour l’existence dans la nature" qui connaît un succès immense. Les exemplaires tirés sont tous vendus en l’espace d’une journée seulement. Il y explique que les espèces descendent des mêmes ancêtres et qu’elles ont évolué selon le principe de la sélection naturelle. Darwin entend par "sélection naturelle" le fait que la nature choisisse les plus aptes à survivre dans leur environnement, afin d’améliorer les espèces. Ce processus naturel détermine ainsi l’évolution de chaque espèce, puisque les caractéristiques qui ont favorisé la survie sont sans cesse transmises de génération en génération.

    1874

    24 novembre

    L'invention du fil barbelé

    L'Américain Joseph Farewell Glidden dépose le brevet du fil de fer barbelé. Cette invention permettra de d'installer des clôture dans les vastes prairies l'Ouest américain, qui mettront fin à l'époque des pâturages libres ("open ranges") et au métier de cow-boy.

    1936

    24 novembre

    Signature du Pacte anti-Kominterm

    Alors que le Japon se heurte lors de ses conquêtes à l’armée soviétique, il décide de s’allier avec l’Allemagne nazie contre le communisme. Ce pacte est officiellement destiné à contrer le Kominterm, c’est-à-dire la Troisième Internationale communiste. En fait, c’est un pacte d’assistance militaire qui sera renforcé par l’adhésion de l’Italie fasciste un an plus tard et qui contribuera à la consolidation de l’Axe.

    1960

    24 novembre

    Première réunion de l'Oulipo

    Sous l’impulsion de Raymond Queneau et de Francis Le Lionnais, l’Ouvroir de Littérature Potentiel est fondé. Il regroupe, outre ces deux personnages, une dizaine d’écrivains, mathématiciens ou peintres et a pour but d’inventer de nouvelles formes poétiques ou romanesques. Ces membres considèrent en effet les contraintes formelles comme un stimulant. L’oulipo se partagera en deux mouvements : le mouvement synthétique pour la création de nouvelles formes, et le courant analytique chargé de les appliquer à des ouvrages anciens.

    1963

    24 novembre

    Jack Ruby abat Oswald

    Il est 11h21 lorsque Lee Harvey Oswald sort du commissariat pour être transféré en prison. Un homme s’approche, sort un revolver et l’abat devant les caméras qui retransmettent les images en direct. Jack Ruby vient de tuer l’assassin présumé de Kennedy. Il dit avoir agit sur un coup de folie mais aussi pour sauver l’honneur des juifs que l’extrême droite incriminait. Certains présenteront cette intervention comme un coup monté. Toutefois cette hypothèse ne sera pas retenue et Ruby sera condamné à mort.

    1965

    24 novembre

    Coup d'Etat de Mobutu

    Le commandant en chef de l'armée nationale congolaise, le général Joseph Désiré Mobutu, s'empare du pouvoir et élimine le président Joseph Kasavubu. Mobutu bénéficie alors du soutien des Occidentaux. Cumulant les fonctions de président de la République et de Premier ministre, il mettra en place un régime autoritaire et corrompu. L'arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en mai 1997, le contraindra à l'exil.

    1988

    24 novembre

    Cousteau à l'Académie Française

    L’océanographe Jacques Yves Cousteau, connu pour ses films sur les fonds marins et son engagement écologique, est élu à l’Académie Française. Il devient très présent dans les institutions en étant également conseiller pour l’ONU et la Banque Mondiale avant de s’éteindre en 1997.

    1991
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    24 novembre

    La mort de Freddy Mercury

    Le chanteur du groupe de rock Queen meurt à l'âge de 45 ans. Malade du SIDA, il n'était plus remonté sur scène depuis le 6 août 1986, date du 658ème et dernier concert de Queen, au festival de Knebworth (Grande-Bretagne). Après sa mort, le groupe restera silencieux, à l'exception d'un hommage rendu en avril 1992 au stade de Wembley par ses trois camarades avec George Michael.

    1995

    24 novembre

    L'Irlande légalise le divorce

    La loi irlandaise sur le divorce est approuvée par loi de référendum. Le vote extrêmement serré est remporté avec 50,3% de "oui" contre 49,7 % de "non". L'Irlande était le seul pays à maintenir cette interdiction en vigueur. Malgré les exhortations du Pape Jean-Paul II, les Irlandais pourront désormais librement divorcer.

    2002

    24 novembre

    Mort du philosophe John Rawls

    Le philosophe américain John Rawls s’éteint à Lewiston. Il s’était fait connaître par son ouvrage "Théorie de la justice." Celui-ci propose un nouveau développement du concept de contrat social développé essentiellement par les philosophes des Lumières. Sa théorie libérale de la justice, plutôt perçue comme à "gauche", marquera fortement la philosophie du XXème siècle

    Guerre Invention ETATS-UNIS SUITE

    Jour Par Jour, l'année 1945

    < 1944

    1946 >

    1945

    16 janvier

    Nationalisation de Renault

    La société anonyme des usines Renault Frères à Billancourt est dissoute sur ordonnance du Conseil National de la Résistance. Louis Renault, accusé d'avoir travaillé pendant la guerre pour les autorités allemandes, voit son usine saisie et liquidée. Tous les actionnaires recevront leur part sauf le fondateur. Ce dernier est mort en prison avant d'avoir pu présenter sa défense. La nouvelle entreprise prend le nom de "Régie nationale des usines Renault".

    1945

    17 janvier

    Libération de la Pologne

    L'Armée Rouge entre dans Varsovie en ruines. La capitale polonaise est libérée après plus de cinq ans d'occupation allemande. Les Juifs qui constituaient une grande partie de la population ont été exterminés par centaines de milliers dans les camps de concentration ou à l'intérieur même du ghetto. Varsovie compte à sa libération dix fois moins d'habitants qu'à la veille de la guerre.

    1945

    27 janvier

    Libération d'Auschwitz

    L'Armée Rouge entre dans le principal camp d'extermination nazi. Elle y découvre 7 500 rescapés à bout de forces. Certains ont réussi à se procurer des armes et se sont révoltés contre les derniers SS. Entre le printemps 1942 et l'hiver 1945, 1,5 million de détenus ont été exterminés à Auschwitz.

    1945

    4 février

    Ouverture de la conférence de Yalta

    Alors que la guerre n'est pas encore terminée, Winston Churchill, Joseph Staline et Franklin Delano Roosevelt se rencontrent sur les bords de la mer Noire en Crimée, pour statuer sur le sort de l'Allemagne et du Japon après le conflit. Les Etats-Unis obtiennent l'appui de l'URSS pour vaincre définitivement les Japonais sur le front asiatique. Il est convenu que l'Allemagne sera démilitarisée et divisée en trois zones d'occupations (plus tard la France obtiendra elle aussi une zone). Enfin, les trois puissances se mettent d'accord pour laisser aux pays européens libérés le choix de leur destin. Mais dans la pratique, les territoires libérés par l’Armée rouge ne connaîtront pas d’élections libres (à l’exception de l'Autriche) et se verront imposer le communisme par Staline. C’est d’ailleurs une des causes du déclenchement de la Guerre froide.

    1945

    6 février

    Exécution de Robert Brasillach

    A 36 ans, le journaliste et écrivain français d'extrême-droite est exécuté au fort de Montrouge. De 1937 à 1943, Robert Brasillach avait été le rédacteur en chef de la revue "Je suis partout" dans laquelle il avait diffusé ses idées antisémites, anti-communistes, pronazis et pro-franquistes. A partir de 1941, il prôna les bienfaits de la collaboration et s'opposa violemment à la Résistance. L'auteur de "L'Enfant de la nuit" (1934) et de "Les Cadets de l'Alcazar" (1936) est condamné à mort à la Libération. François Mauriac, Paul Claudel et Paul Valéry se mobiliseront contre cette condamnation qu'ils jugent trop radicale. Le 19 janvier, à l'énoncé du verdict, Brasillach aura ces mots : "J'ai vécu en Allemagne, je l'ai aimé. J'ai souhaité la victoire de certains de ses principes.

    1945

    13 février

    Bombardement de Dresde

    La capitale de la Saxe est rasée par l'aviation alliée. L'attaque commence le soir par une première vague de 244 bombardiers Lancaster britanniques et canadiens qui déferlent sur la ville. Un incendie géant se déclenche dans le centre ville. Une deuxième et une troisième vague de bombardements anéantiront définitivement Dresde. En quatre jours, le feu ravage 20 km². Le nombre de morts, en majorité des civils venus se réfugier dans la ville, a fait l'objet d'un vif débat. Si les chiffres de 250 000 morts ou 135 000 ont été longtemps considérés comme probables, une étude collégiale les a ramenés à 35 000. Dresde était dépourvue de système de défense antiaérienne.

    1945

    9 mars

    Sortie du film "Les enfants du paradis"

    Réalisé pendant l'occupation à Nice, le dernier film de Marcel Carné et de Jacques Prévert sort sur les écrans. Cette fresque se déroule dans le milieu artistique parisien entre 1840 et 1847, là où se regroupent tous les théâtres populaires de la capitale : le boulevard du Crime. Arletty, Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault interprètent des comédiens de quartier qui, pour certains, ont réellement existé. "Les Enfants du Paradis" séduira largement le public français.

    1945

    22 mars

    Fondation de la Ligue Arabe

    L'Egypte, l'Arabie Saoudite, la Liban, la Syrie, l'Irak, le Yémen et l'actuelle Jordanie créent au Caire une organisation commune : la Ligue Arabe. L'association veut affirmer l'union de la Nation arabe et l'indépendance de chacun de ses membres. Au fur et à mesure de leur accession à l'indépendance, les autres États du monde arabe vont adhérer à cette organisation qui comptera de plus en plus de pays. La Ligue arabe s'opposera ouvertement à la création de l'Etat d'Israël.

    1945

    23 mars

    Monopole de l’État sur la radiodiffusion française

    Suite au traumatisme de la "guerre des ondes", une ordonnance est promulguée et met fin à l’émission des stations privées. La Radiodiffusion française (RDF) est mise en place pour assurer ce monopole absolu. Elle deviendra plus tard, avec le développement de la télévision, la Radiodiffusion – Télévision française (RTF), puis l’Office de la radiodiffusion-télévision française (ORTF) en 1964.

    1945

    28 mars

    Pif illustre l'Humanité

    Créé par le réfugié espagnol José Cabrero Arnal, Pif fait sa première apparition dans l’Humanité, en noir et blanc, entouré de Tata, Tonton et Doudou mais pas encore d’Hercule. Rejoint deux ans plus tard par son ami au pansement, il trouvera sa couleur jaune en 1952 dans la revue spécialisée Vaillant avant d'avoir un magazine à son effigie, Pif Gadget.

    1945

    1 avril

    Les Américains s'attaquent à Okinawa

    Après s’être emparés avec peine de la petite île d’Iwo-Jima en mars, les Américains débarquent à Okinawa. Mais plus ils se rapprochent du Japon, plus la résistance des Japonais est rude. Ainsi, après avoir perdu 6 000 hommes à Iwo-Jima, les Américains vont devoir combattre jusqu’à la fin du mois de juin et perdre près de 16 000 marines. Ils doivent également subir les attaques kamikazes qui sapent le moral des troupes. Mais côté adverse, on compte plus de 100 000 victimes et le Japon est désormais à portée des bombardiers qui peuvent le pilonner. Cette résistance acharnée de l'armée nippone convaincra les Etats-Unis d’utiliser la bombe atomique.

    1945

    26 avril

    Pétain se constitue prisonnier

    Le maréchal Philippe Pétain quitte l'Allemagne, passe en Suisse et se rend aux troupes alliées. En 1940, il avait signé l'armistice avec l'Allemagne, installé son gouvernement à Vichy et commencé une politique de collaboration. En 1945, il sera condamné à mort par la Haute Cour, mais le général de Gaulle commuera sa peine en détention perpétuelle. Il mourra à l'île d'Yeu en 1951.

    1945

    28 avril

    Mussolini est exécuté

    En tentant de passer en Suisse, Benito Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont capturés et exécutés par des résistants italiens. Leurs cadavres seront exhibés sur une place de Milan, pendus par les pieds. Deux jours plus tard, Hitler et sa maîtresse Eva Braun se suicideront dans leur bunker berlinois.

    1945

    29 avril

    Libération du camp de Dachau

    Les troupes américaines libèrent 32 000 prisonniers du camp de Dachau (Bavière). Ouvert par le chef des SS Himmler en 1933, c'est le 1er camp de concentration allemand. Entre 1933 et 1945, plus de 200 000 personnes y seront déportées et les documents allemands attestent la mort de 32 000 d'entre eux, bien que ce chiffre soit sans doute inférieur à la réalité. Aujourd'hui, Dachau abrite un musée et une chapelle du Souvenir.

    1945

    30 avril

    Hitler se suicide

    Alors que les armées russes pénètrent dans Berlin le 30 avril 1945, Hitler se suicide dans son bunker avec sa compagne, Eva Braun.

    1945

    2 mai

    Le drapeau rouge flotte sur Berlin

    Le photographe ukrainien Yevgeny Kha dei immortalise la prise de Berlin par l'Armée Rouge en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande). L'annonce du suicide de Hitler le 30 avril, de son remplacement à la tête du gouvernement par l'amiral Doenitz le 1er mai, puis de la prise de Berlin le 2, accélérèrent le processus de désagrégation de la Wehrmacht (armée allemande) et aboutit à la signature de la capitulation allemande.

    1945

    2 mai

    Capitulation des troupes nazies en Italie

    Ayant mené une dernière offensive sur les troupes allemandes en avril, les armées alliées ont largement remporté l’avantage. Mussolini exécuté quelques jours plus tôt, Hitler s’étant suicidé le 30 avril, l’Allemagne n’a pas d’autres choix que de capituler.

    1945

    8 mai

    Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

    Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Mais, la fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

    1945

    8 mai

    Répression des émeutes algériennes

    Une manifestation se produit à Sétif aux cris de "Istiqlal" ("indépendance") et "libérez Messali" (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, vient d'être arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien est abattu par la police française. Les manifestations s'étendent alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne. La répression menée par l'armée française se soldera par près de 10 000 morts. Les émeutes de Sétif consacrent la rupture entre le peuple algérien et les colons français et annoncent la guerre d'indépendance.

    1945

    21 mai

    Mariage de Humphrey Bogart et Lauren Bacall

    La star hollywoodienne Humphrey Bogart, 46 ans, et l'étoile montante Lauren Bacall, 21 ans, se marient. Ils viennent de tourner ensemble dans "Le Port de l'Angoisse" de Howard Hawks. Celui-ci les réunit de nouveau à l'écran l'année suivante dans "Le Grand Sommeil". Le couple tournera également "Les Passagers de la nuit" de Delmer Daves en 1947 et "Key Largo" de John Huston en 1948. Bogart, qui a tourné près de 70 films, meurt en 1957 et Bacall continuera sa carrière ci

    Secteur Guerre INVENTION ETATS-UNIS...Le pire !!!

    Date 16 juillet 1945

    Détails Entre les deux guerres mondiales, alors qu'en Europe les sentiments nationalistes fournissent un terreau favorable au fascisme et au nazisme, la recherche en physique nucléaire avance à pas de géants... Au début de l'année 1939, une équipe de physiciens basée à Berlin découvre qu'un atome d'uranium bombardé par des neutrons produit parfois du baryum. Certains chercheurs font alors l'interprétation suivante : lors de cette opération, le noyau d'uranium est littéralement brisé en plusieurs morceaux, il produit deux noyaux plus petits ainsi que quelques neutrons (deux ou trois). Cette "fission nucléaire" (véritable cassure du noyau atomique) dégage une énergie considérable. L'intuition de l'équipe berlinoise se répand rapidement aux Etats-Unis, et avec elle le spectre de la réaction en chaîne. En effet, les deux ou trois neutrons émis au cours de l'opération pourraient servir à casser d'autres noyaux d'uranium, qui à leur tour libéreraient d'autres neutrons, capable de briser d'autres noyaux, etc. Une suite incontrôlable de fissions serait alors enclenchée, et il en résulterait un dégagement d'énergie colossal. Sur le sol américain, de nombreux physiciens sont persuadés qu'une telle réaction en chaîne peut amener à la construction d'une bombe. Une crainte hante alors tous les esprits : que l'Allemagne ait déjà commencé la construction de l'arme atomique. A cette époque, en l'absence de toute visibilité sur le travail des scientifiques nazis, la seule solution envisageable consiste à construire une bombe avant les Allemands. Cependant, seuls les physiciens, bien informés de l'avancée des recherches dans leur domaine, prévoient l'avènement d'une telle arme. Comment, dans ce cas, alerter les autorités politiques pour initier un projet de bombe américaine ? La réponse, bien sûr, passe par Albert Einstein, le plus célèbre des scientifiques. Jouissant d'une popularité considérable, le père de la relativité est en outre réputé pour son pacifisme : venant de lui, un appel à la construction d'une bombe nucléaire serait pris très au sérieux. Lors de l'été 1939, trois physiciens juifs hongrois, Leo Szilard, Edward Teller et Eugene Wigner, le convainquent d'envoyer une lettre au président Roosevelt. En réaction, celui-ci crée le Comité Uranium, qui initie quelques petits projets de recherche. Deux ans plus tard, un groupe de chercheurs anglais démontre qu'une très faible quantité d'uranium peut provoquer une explosion équivalente à plusieurs milliers de tonnes de TNT. En septembre 1942, le Général Leslie Groves est appelé pour mener à bien la construction d'une bombe atomique, autorisée en octobre 1941 par Roosevelt. Baptisé "Projet Manhattan", ce programme coûtera deux milliards de dollars (équivalent à 20 milliards de dollars en 1996 !) et emploiera près de 130 000 personnes. Le 16 juillet 1945, la première bombe explose dans le désert du Nouveau-Mexique : il s'agit de l'essai Trinity. Une quinzaine de jours plus tard, 120 000 personnes périssent dans les villes d'Hiroshima et de Nagasaki..

    Jour Par Jour, l'année 1859

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    1860 >

    1859

    17 février

    Les Français prennent Saigon

    L’amiral Rigault de Genouilly envahit la ville de Saigon, en Indochine, suite à l’appel à l’aide des missionnaires français envoyés sur les lieux. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s’était allié avec l’un d’eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l’Annam et le Tonkin. Après y être parvenu en 1802, l’empire de la dynastie des Nguyên se reforma mais la Cochinchine sombra dans le désordre et les Français finirent par intervenir. Après Saigon, ils feront la conquête de la Cochinchine jusqu’en 1867.

    1859

    3 mai

    La campagne d'Italie

    A la suite de l'alliance conclue entre la France et la Sardaigne pour la formation de l'unité italienne, les forces franco-sardes, d'une part, et les troupes autrichiennes, de l'autre, entrent en guerre. Napoléon III, redoutant une intervention de la Prusse et suivant les conseils de modération de la Russie, mettra fin à la campagne en signant avec l'empereur d'Autriche François-Joseph l'armistice de Villafranca (Italie) en juillet 1859. Nice et la Savoie seront rattachés à la France.

    1859

    31 mai

    Big Ben donne l'heure

    La célèbre horloge de la Tour Saint-Stephen de la Maison du Parlement près de Westminster à Londres, entre en service. Elle est composée de quatre cadrans de 7 mètres de diamètre et d'une cloche pesant 13,5 tonnes. Elle est appelée Big Ben en souvenir de Benjamin Hall, premier commissaire des travaux publics, de forte corpulence. Chaque année, elle est réglée en posant une pièce de un penny sur le mécanisme si elle prend de l’avance, ou en en enlevant une si elle retarde.

    1859

    30 juin

    Un funambule au-dessus des chutes du Niagara

    Le funambule français Charles Blondin traverse les 330 mètres de cordes raides tendues à 50 mètres au-dessus des chutes du Niagara, entre les Etats-Unis et le Canada. Sans filet ni harnais, il brave à plusieurs reprises le bouillonnement des chutes, tantôt la tête enfermée dans un sac, tantôt portant quelqu'un sur son dos ou, encore, en poussant une brouette.

    1859

    27 août

    Le pétrole jaillit en Pennsylvanie

    Le colonel américain Edwin Drake construit le premier derrick (tour de forage) à Titusville, en Pennsylvanie. Le précieux liquide jaillit dès que le puits atteint 23 mètre de profondeur. Le pétrole est alors utilisé comme combustible pour les lampes à huile, mais depuis peu il est aussi distillé pour produire du carburant. La fièvre de l'or noir commence et la découverte de nouveaux gisements fera surgir des villes du désert.

    1859

    27 septembre

    Parution de "La Légende des siècles"

    Le premier tome du monument littéraire de Victor Hugo est publié en France alors que son auteur est en exil sur l'île anglo-normande de Guernesey. Il faudra attendre 18 ans (1877) pour le deuxième tome. Cette œuvre est une vaste peinture de l'histoire de l'humanité et de sa lutte constante entre le bien et le mal.

    1859

    24 novembre

    Darwin publie "De L'origine des espèces"

    Le naturaliste britannique Charles Darwin publie "De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour l’existence dans la nature" qui connaît un succès immense. Les exemplaires tirés sont tous vendus en l’espace d’une journée seulement. Il y explique que les espèces descendent des mêmes ancêtres et qu’elles ont évolué selon le principe de la sélection naturelle. Darwin entend par "sélection naturelle" le fait que la nature choisisse les plus aptes à survivre dans leur environnement, afin d’améliorer les espèces. Ce processus naturel détermine ainsi l’évolution de chaque espèce, puisque les caractéristiques qui ont favorisé la survie sont sans cesse transmises de génération en génération.

    Jour Par Jour ... Le 16 juillet

    < Le 15 juillet

    Le 17 juillet >

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    16 juillet

    Début de l'ère musulmane

    Persécuté par des tribus arabes polythéistes mecquoises qui ne croient pas à la conversion à un dieu unique, Mahomet quitte la Mecque pour se réfugier à Yathrib, la future Médine. C'est à partir de cette ville, rebaptisée Madinat al-Nabî ("ville du prophète"), qu'il va diffuser son message religieux à toute la péninsule arabique. Pour les musulmans, le départ de Mahomet marque le début de l'ère musulmane. Cet épisode fondateur prendra le nom d'Hégire, du mot arabe "hijra" qui signifie "émigration".

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    16 juillet

    Bataille de Las Navas de Tolosa

    Les chrétiens espagnols conduits par les seigneurs Sanche VII de Navarre, Pierre II d'Aragon et Alphonse VIII de Castille battent les musulmans almohades en Andalousie. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l'Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle. La bataille de Las Navas de Tolosa signe la fin de l’Espagne almohade et annonce le déclin de l'empire arabe en Espagne.

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    16 juillet

    Expulsion des juifs de France

    Le roi de France Charles VI, dit "le Fou", décrète l'expulsion de tous les juifs "sans exception ni privilège". C'est la troisième fois que les juifs sont expulsés de France depuis le début du siècle (1306 et 1322). Ils sont rendus responsables de la famine, de la misère et même de la folie du roi... Les Parisiens les flagellent en place publique. Le roi et la reine de France leur donnent jusqu'au 3 novembre pour regagner les frontières du royaume. Il n'existera plus de communautés juives en France jusqu'au XVIème siècle.

    1639

    16 juillet

    Révolte des va-nu-pieds

    Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes destinées à soutenir l’effort de guerre, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranches décident de se rebeller et assassinent un agent du fisc. C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranches, Rouen ou Bayeux. Face aux dépenses engendrées par la guerre de Trente ans, de nombreuses révoltes et jacqueries ont éclaté en France depuis 1635, mais l’action des va-nu-pieds prend de l’ampleur. Richelieu adopte alors la stratégie de la force et donne des pouvoirs exceptionnels à Gassion ou encore Séguier pour écraser les insurgés. Les violences prendront fin en janvier suivant.

    1801

    16 juillet

    Signature du Concordat

    A 2h du matin, Napoléon Bonaparte et Pie VII signent le Concordat à Paris. Le texte déclare la religion catholique "religion de la grande majorité des citoyens français" et abolit la loi de 1795 séparant l'Église de l'État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. La signature du Concordat met fin à 10 ans de querelles entre le Vatican et la France, et assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat sera promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII sacrera Napoléon empereur en 1804.

    1945

    16 juillet

    Première explosion d'une bombe nucléaire

    L’expérience "Trinity", dans le désert du Nouveau-Mexique, à Alamogordo, voit exploser la première bombe atomique de l’histoire. La bombe n’est pas lâchée par avion mais disposée dans une tour. Celle-ci est rasée par l’explosion tandis que le sable alentour est vitrifié et qu’un champignon de 300 mètres de diamètre s’élève. Ce test marque l’aboutissement du projet Manhattan qui a permis de construire trois bombes nucléaires. Celle-ci, nommée "Gadget", était constituée de Plutonium, comme celle qui sera lancée sur Nagasaki. Par contre, la bombe qui explosera à Hiroshima est constituée d’Uranium 235.

    1950

    16 juillet

    La victoire de l'Uruguay noyée par les larmes des Brésiliens

    Après douze ans d’absence, la Coupe du monde de football fait son retour au Brésil. Le pays tout entiers rêve alors du titre. La formule finale est unique cette année puisqu’elle se déroule sous la forme d’une poule. Mais le dernier match, qui oppose l’Uruguay au Brésil, a finalement la valeur d’une finale. En effet, les Brésiliens partent favoris puisqu’ils ont littéralement écrasé leurs adversaires : 7-1 face à la Suède et 6-1 face à l’Espagne. L’Uruguay a par contre fait match nul face aux Espagnols. Mais ce dernier bat le Brésil 2 à 1 et laisse le stade Maracaña dans un silence de mort. Abattus par cette défaite inattendue, les officiels brésiliens en oublient la cérémonie, si bien que c’est Jules Rimet en personne qui remet le trophée portant son nom au capitaine des Uruguayens.

    1965

    16 juillet

    Ouverture du tunnel du Mont Blanc

    Le général de Gaulle et le président italien Giuseppe Saragat inaugurent le tunnel long de 11,6 kilomètres qui relie la France à l'Italie. Après six années de travaux, une "brèche" large de 8,6 mètres permet de rejoindre la Vallée d'Aoste en dix minutes depuis la Haute-Savoie. Le tunnel du Mont-Blanc sera ouvert à la circulation dès le 19 juillet.

    1969

    16 juillet

    Apollo 11 : objectif Lune

    La capsule spatiale Apollo 11 décolle de Cap Kennedy en Floride (Cap Canaveral) avec à son bord un équipage de trois astronautes : Neil Armstrong, Edwin Aldrin et Michael Collins. La mission a pour objectif de conduire les trois hommes à la surface de la lune. Le 21 juillet, Neil Armstrong sera le premier à réaliser le rêve de nombreux terriens en foulant le sol lunaire.

    1974
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    16 juillet

    Françoise Giroud secrétaire d'Etat

    Le président Giscard d'Estaing choisit la journaliste Françoise Giroud, pour devenir la première secrétaire d'Etat à la Condition féminine. Cofondatrice du magazine "l'Express" avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et directrice de la publication, elle est considérée comme l'une des meilleures journalistes de sa génération.

    1979

    16 juillet

    Saddam Hussein président d’Irak

    Le deuxième homme fort du pays succède au président Hassan al-Bakr, qui vient de poser sa démission pour raison de santé. Saddam Hussein possède désormais la totalité des pouvoirs en occupant les fonctions les plus importantes du régime : président de la République, président du CCR, secrétaire général du parti et commandant en chef des armées. Dès la fin du mois de juillet, il sécurise son pouvoir en organisant une purge sanglante au sein de son entourage politique.

    1982

    16 juillet

    Patrick Dewaere se suicide

    Alors qu'il préparait son rôle de Marcel Cerdan dans "Edith et Marcel" de Claude Lelouch, Patrick Dewaere se donne la mort d'une balle dans la tête avec une carabine 22 long rifle, une arme qui lui avait été donnée par son ami Coluche. Les circonstances de ce suicide restent à ce jour inconnues, même si l'acteur souffrait de dépression à la suite de sa relation houleuse avec sa seconde femme, Elsa, et qu'il luttait pour sortir de l'enfer de la drogue.

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    nématographique.