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April 23 Carrosse ou corbillard pour ramener Ingrid Betancourt ?L’affaire Betancourt est simple dans son motif. Une prise d’otage par un groupe terroriste constitué dans les années de poudre, en 1964, dans un contexte politique et idéologique précis, qui du reste nous vaudra dans les années 1970 la bande à Baader, les Brigades rouges et chez nous Action directe. Les Farc sont encore présents. Leur combat est désespéré, leur fin semble proche ou, du moins, leur lente agonie. S’ils sont encore opérationnels, c’est pour diverses raisons et notamment la bienveillance des nations développées sur les trafics d’armes et de drogue avec l’appui de quelques réseaux financiers off-shore qui ne seront pas inquiétés. Ingrid Betancourt n’est pas française à l’origine, mais colombienne. Sa nationalité, elle la doit à un mariage avec Fabrice Delloye en 1981, avec lequel elle aura deux enfants puis duquel elle divorcera en 1990. Elle commencera alors une carrière politique en Colombie, au ministère des Finances, puis en étant élue députée en 1994 et ensuite en créant son parti en 1998. En 2002, alors qu’elle se présente aux élections présidentielles, elle est enlevée par les Farc après avoir pris des risques assumés pour soutenir le maire de San Vincente del Caguan, membre de son parti, défiant les avertissements du gouvernement sur la présence de guérilleros. Bref, un remake en vrai de La Chevauchée fantastique, sauf que les guerilleros des Farc sont mieux préparés que les troupes de Geronimo.La suite est connue. Cette affaire qui aurait dû rester colombienne est devenue un enjeu national pour des raisons simples, la nationalité (double) d’Ingrid ; puis un ensemble d’intérêts politiques et d’affections se trouvant en connivence ; si bien que la France a mis un point d’honneur à délivrer cet otage en montant les médias et l’opinion publique pour une cause commune et structurante, de quoi démentir René Girard pour qui seuls les boucs émissaires seraient source de cohésion d’un ensemble social. Les proches sont sincères. On ne peut leur faire de procès d’intention. Le reste, c’est une orchestration de la bonne pensée française, médiatique, politique, une cause devenue nationale, qu’on peut juger comme un produit de la sphère politico-émotive ; celle avec laquelle sait jouer Sarkozy ; notre président essayant de jouer une partie gagnante comme avec les infirmières bulgares. Sauf que des grains de sable sont dans la machine et qu’une fois le président impliqué dans cet engrenage, il ne sait plus comment en sortir, ayant misé son volontarisme dans une cause qui, pour être honnête, n’aurait jamais dû dépasser les frontières de la politique sud-américaine, Ingrid Betancourt ayant quitté la France en 1990 et signé son destin dans son pays d’origine. Nul ne sait s’il y a une erreur politique de la part de la France. Les dieux tolèrent-ils l’ingérence ? Une ingérence qui a donné à cet otage une valeur plus grande à monnayer, un moyen pour exister, puis être sous les projecteurs pour un deal de la dernière chance ; un sursaut d’honneur des Farc qui, se sachant condamnés, savent pertinemment qu’en ne reculant pas face à cette médiatisation et cette implication de la France auront gagné leur dernière bataille à la Pyrrhus, retenant jusqu’au bout celle qu’une puissante nation a tenté de sauver. On comprend comment les paroles de Sarkozy sonnent bien vaines et dérisoires, appelant au sentiment d’humanité des Farc qui savent pertinemment que quelques dirigeants occidentaux ont un mental à la Eichmann et ne rechignent pas à sacrifier des milliers d’enfants pour quelques intérêts stratégiques, comme Madeleine Albright qui justifia les conséquences désastreuses de l’embargo économique contre l’Irak en 1996, jugeant que c’était le prix à payer pour faire plier Saddam. Un propos qu’elle dira regretter dans sa biographie.Le sort d’Ingrid Betancourt est tragique. Sans doute est-il symptomatique du monde violent où l’on vit et des parties géopolitiques s’y déroulant. Son destin semble être calqué sur celui de Jaurès ou Jean Moulin. L’ultime tentative du président Sarkozy et son expédition arche perdue ne devrait rien y changer. D’ailleurs, la France a semble-t-il instrumentalisé le cas Betancourt pour une moitié de nationalité inscrite sur un passeport (le chacal Mamère en a d’ailleurs fait un thème de campagne municipale). Ingrid aurait été pure colombienne que nul n’en n’aurait parlé et qui sait si elle ne serait pas libre maintenant. Son aventure récente symbolise le patriotisme français. Mais toutes les nations sont patriotes, dans l’antichambre du nationalisme, que quelques-unes ont franchie. Que dire de plus ? Les histoires d’amour finissent mal, chantait Catherine Ringer. Les histoires de pouvoir finissent mal aussi. Un coup on gagne, un coup on perd. On ne traite pas avec les Farc comme avec la Libye, Etat constitué, certes dictatorial, mais doté de rouages avec qui on peut négocier. La mort d’Ingrid Betancourt signera alors, une fois de plus, un sens sur cette haine qui, cristallisée en quelques factions, anime les uns et les renforce dans leur combat jusqu’au-boutiste. C’est d’ailleurs le problème pour tous les foyers terroristes et sectaires. Ils tirent leur force de leur haine, mais leur triomphe, s’il y a, est passager et ne laisse aucune trace de gloire ni de civilisation, dont ils sont le contraire. La passion de l’argent peut aussi conduire au pire. Mais cette passion peut être utilisée pour faire entrer dans un jeu quelques moyens pour une fin escomptée.Le corbillard pourrait se métamorphoser en carrosse si par un heureux dénouement, la mission humanitaire parvenait à réussir. Par quel miracle ? Il n’y en a pas. Excepté une valise de billet de banques bien remplie. Qui peut aider à la négociation. Mais comme l’a dit Sarkozy, silence, l’affaire est périlleuse, autant sinon plus qu’un deal pour dix tonnes de coke. C’est une mission à la Pyrrhus maintenant qui se joue, diront les mécréants. Si elle réussit, le prix n’est pas tant la rançon versée qu’une image indûment gagnée par Sarkozy, faussant de ce fait le jeu politicien français. Un président accueillant Mme Betancourt sur le tarmac de Villacoublay ? Ce qui, au terme, nous ramène au ressort essentiel : français. Mission humanitaire, faut-il sauver Ingrid ou l’image de Sarkozy ? Diront les mécréants. Quoi qu’il en soit, les dés sont jetés et les dieux ont décidé s’il faut faire revenir un carrosse ou un corbillard. Les dieux du destin et du sens, rétribuant les humains selon leurs mérites et leur sincéritéMarch 29 Ingrid Betancourt : le double jeu de Nicolas Sarkozy
Selon le président équatorien, Rafael Correa,le président de Colombie, Alvaro Uribe, aurait plusieurs fois fait échouer la libération des otages des FARC, en tentant de profiter de ces moments pour lancer des opérations militaires au mépris de la parole donnée. Selon la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, la France avait offert aux FARC un téléphone satellitaire pour conserver un contact permanent lors des négociations pour la libération d’Ingrid Betancourt. Mais lors d’une opération conjointe franco-états-uno-colombienne, les services français ont utilisé cet appareil pour localiser le négociateur et numéro 2 de la guérilla, Raúl Reyes, la CIA a tiré un missile guidé, et les forces spéciales colombienne ont nettoyé le campement. Des victimes du leader neo-fasciste Mario Sandoval affirment l’avoir reconnu parmi les membres de la délégation officielle française chargée des négociations. Selon la Comisión Nacional sobre Desaparición de Personas (Conadep), organisme argentin chargé d’enquêter sur les crimes de la junte, M. Sandoval aurait été à la fin des années 70 professeur à l’école de police et aurait commis divers crimes (dossier d’instruction 1076/1163). Selon El Tiempo de Bogota, repris par de nombreux quotidiens latino-américains, Mario Sandoval prodiguerait désormais ses conseils à l’état-major militaire de l’Élysée. Cependant, selon un communiqué de l’ambassade de France à Bogota, M. Sandoval n’exerce aucune fonction officielle auprès de M. Sarkozy. ALVARO URIBE RECONNAIT LA MOITIÉ DE SON MENSONGE… Pas un mot sur le fait qu’Uribe avait affirmé que le cadavre exhibé était celui d’un dirigeant des FARC (alors qu’ils savaient que c’était faux). Pas un mot non plus sur les exécutions sommaires commises par les soldats colombiens, qui ont assassiné tous les blessés du camp… La Colombie a reconnu, dimanche 23 mars, avoir provoqué la mort d’un ressortissant équatorien lors du raid mené le 1er mars contre un groupe des FARC stationné en territoire équatorien. Le président équatorien, Rafael Correa, avait prévenu, la veille, que les tensions diplomatiques s’aggraveraient s’il se révélait qu’un ressortissant de son pays figurait parmi les victimes de l’attaque. Ce sont des membres de la famille de la victime qui avaient affirmé cette semaine que l’homme avait été tué dans le raid. M. Correa a alors ordonné une enquête, promettant que “ce crime ne resterait pas impuni”. L’Equateur a rompu ses liens diplomatiques avec Bogota après ce raid, qui a fait plus de vingt morts, dont le numéro deux des FARC, Raul Reyes. Le président colombien, Alvaro Uribe, a lui aussi diffusé un communiqué dimanche pour justifier l’attaque transfrontalière, nécessaire selon lui pour protéger son pays d’attaques “terroristes”. Bogota a par ailleurs reconnu avoir bénéficié d’informations émanant des services de renseignement américains pour mener cette attaque. “On n’a pas utilisé de bombes ‘intelligentes’ mais on a bénéficié de renseignements que les Etats-Unis nous ont fournis”, a indiqué un responsable du ministère de la défense colombien, qui a requis l’anonymat. Alvaro Uribe est un bon élève de ses mentors néo-cons U.S. : il ment déjà aussi bien qu’eux. Les autorités colombiennes affirment que le corps qu’elles ont emmené avec celui de Raúl Reyes était celui de Julián Conrado, membre du secrétariat des FARC. Après avoir appris que la personne côtoyant Raúl Reyes sur une photographie diffusée à la réunion de l’OEA et présentée comme le ministre Equatorien Gustavo Larrea était en réalité un dirigeant socialiste Argentin, on découvre aujourd’hui une nouvelle preuve des mensonges du gouvernement Colombien. Cela s’ajoute aux informations de témoins de l’attaque du campement des FARC qui affirment que les troupes colombiennes achevèrent les blessés en leur tirant le coup de grâce. L’Association Latino-américaine des Droits de l’Homme (Aldhu) assure ce vendredi que le cadavre que les forces colombiennes prétendent être celui du guérillero des FARC Julián Conrado extrait du territoire équatorien après l’attaque du 1er mars est en réalité celui d’un citoyen équatorien, Franklin Guillermo Aisalia Molina. L’ONG attribue l’identification de Aisalia Molina à des sources en provenance d’Interpol. Dans un bulletin de presse daté de ce vendredi à Quito, l’organisation assure que les forces militaires colombiennes et le gouvernement d’Álvaro Uribe ont falsifié l’identité du second cadavre présenté avec celui du numéro deux des FARC, Raúl Reyes, après l’attaque dans laquelle moururent au moins 24 personnes. “En effet, le cadavre exhibé par les autorités colombiennes comme appartenant à Julian Conrado, est en réalité celui d’un civil équatorien qui répond à l’identité de Franklin Guillermo Aisalia Molina”, a informé le secrétaire général de l’Aldhu, le Chilien Juan de Dios Parra. De plus, le secrétaire général de l’ONG a accusé le Gouvernement colombien d’avoir volé le cadavre du citoyen équatorien, pour falsifier son identité et le présenter comme un guérillero, dans le dessein de justifier la violation du territoire de l’Equateur, qui déclencha une crise régionale. “L’assassinat de Aisalia Molina, le vol de son cadavre, son exhibition publique et la confusion délibérée sur son identité, sont de nouveaux éléments qui aggravent les délits atroces commis par les autorités colombiennes dans le cadre du massacre du 1er mars”, souligna-t-il. La veille, le gouvernement d’Equateur avait annoncé qu’il réaliserait une enquête pour déterminer la véritable identité du corps que les autorités colombiennes ont présenté comme celui de Julián Conrado, idéologue des FARC. Le jeudi, lors de déclarations à TeleSUR, Juan de Dios Parra expliquait : “être certain que la version des autorités colombiennes par laquelle le cadavre exhibé appartient à Julián Conrado, alors qu’il s’agit d’un citoyen équatorien, nous met face à différents délits ; le premier est un assassinat au cours d’une action guerrière illégitime, et le second le vol du cadavre par ceux qui ont commis ce crime”. De son côté, aussi en exclusivité pour TeleSUR, l’ambassadeur équatorien à Bogotá, Francisco Suescum, a accusé les autorités militaires de Colombie de séquestrer des citoyens de son pays, de les tuer et de les “déguiser” pour les faire apparaître comme des guérilleros des FARC. “Des citoyens équatoriens ont été séquestrés et assassinés par les forces militaires ou paramilitaires du côté colombien, puis rendus ou déguisés comme si c’étaient des guérilleros, faisant croire à une réalité totalement fausse”, se plaignit-il. Les parents de Aisala Moreno, un serrurier de 38 ans disparu le 21 février dernier, avant l’attaque colombienne, ont reconnu le cadavre de leur fils à côté de celui du commandant des FARC Raúl Reyes sur des photographies diffusées par différents médias. Au cours du bombardement colombien en territoire équatorien, en plus de Franklin Aisalia, quatre étudiants mexicains furent assassinés, et trois personnes blessées, l’une aussi étudiante de nationalité mexicaine, et les deux autres des citoyennes colombiennes. March 10 Le mensonge comme arme de destruction massive J’avais perçu le coup fourré dans le cadre des négociations autour d’Ingrid Bétancourt. Il faut dire que quand on connaît un peu la région et ce dont est capable cette crapule d’Uribe et jusqu’où peuvent aller les médias El Païs c’est comme Le Monde chez nous un radis un peu rosé à l’extérieur mais blanc de chez blanc à l’intérieur, tenu en laisse par les USA... Il appartient au groupe de communication PRISA qui rayonne en Amérique latine et singulièrement au Venezuela Or notre compulsif médiatique président, tout occupé à faire le beau, toujours à la recherche d’une caméra capable de le prendre sous le meilleur angle jouait les zorros dans le sauvetage d’Ingrid Betancourt. Il s’était engagé dans des négociations qui effectivement devaient permettre la libération de Ingrid Bétancourt. Sans doute sans demander aux Etats-Unis s’ils étaient d’accord. Ceux-ci avaient d’autres projets, envisager une pacification de la région n’était pas dans leur plan de déstabilisation permanente. Un président français qui négociait avec les FARC, appuyait les efforts de Chavez A ce moment là les forces yankees et assimilées se sont déchaînées et bizarrement on a vu la presse internationale et française partir à l’assaut de Sarkozy ” L’agence de presse Reuters s’est mis à le vomir, EL PaÏs lance des articles incroyables contre lui et pas n’importe qui, non, le directeur adjoint du journal... Et la presse française donne l’assaut, les maisons de sondage le font baisser à vue d’oeil, Lagarde le contredit publiquement, il est lâché par tous ses copains... Le dernier en date c’est hier Kouchner qui propose de quitter le gouvernement à cause de son épouse...” Et Uribe de son côté doit impérativement faire échouer l’opération d’où la scandaleuse intrusion sur le territoire équatorien et le massacre des guérilleros qui étaient là pour régler le problème de la Libération d’Ingrid Bétancourt. Cet après-midi, 4 mars 2008, le ministère des Affaires étrangères français a affirmé que les autorités colombiennes « étaient au courant » des contacts de la France, de l’Espagne et de la Suisse avec Raul Reyes dans le cadre des efforts pour libérer Ingrid Betancourt. De son côté, dans un communiqué, la guérilla a annoncé que Raul Reyes tentait d’organiser grâce à la médiation d’Hugo Chavez Mais c’est mal connaitre Uribe qui est à peu près aussi tordu que son copain Bush, il n’aurait pas laissé faire... Maintenant ils mettent en place les grandes orgues de la diffamation : les FARC seraient en train de fabriquer des armes de destruction massive avec l’argent de Chavez Bush a un comportement névrotique, il répète partout et toujours le même scénario, si ce n’est lui c’est la CIA qui manque d’imagination... Au Moyen orient est installé son allié Israël toujours prêt à envahir un voisin, larguer une bombe, massacrer quelques individus désarmés sous prétexte de garantir sa sécurité. Et voici que les États-Unis opèrent avec la Colombie le même scénario : un gouvernement voyou, un danger international qui ne respecte aucune frontière sous le fallacieux prétexte que sa sécurité serait en jeu. Il peut compter sur une presse que les États-Unis et ses alliés européens contrôlent à travers les propriétaire, les grands annonceurs, les agences de presse à 90% ... Nous avons vraiment une situation très dangereuse où une puissance militaire sans équivalent prétend par la calomnie contrôler les esprits. Je crois qu’il faut bien mesurer à travers cette histoire à quel point nous sommes soumis à une propagande digne de celle de Goebbels. Bientôt il faudra tout lire comme le recommandait le Che : « Juger de la pureté révolutionnaire au mal que les médias March 05 L’explosive correspondance de l’ancien numéro 2 des FARCLe n° 2 des Farc, tué samedi, voulait rencontrer Sarkozy pour évoquer le cas BetancourtSelon les Farc, le numéro 2 de la guérilla, tué samedi par l' armée Colombienne, cherchait à rencontrer le président de la République, afin de négocier la libération d'Ingrid Betancourt.Dans un communiqué publié aujourd'hui, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) affirment que Raul Reyes, leur numéro 2 et porte-parole, abattu samedi par les troupes gouvernementales, tentait de mettre sur pied une réunion avec le président français, Nicolas Sarkozy. C'est la raison pour laquelle Reyes se serait trouvé en Équateur.Ces déclarations de la guérilla semblent corroborer les propos, cette nuit, du président équatorien. Rafael Correa affirmait que Raul Reyes était en train de négocier la libération de onze otages, dont Ingrid Betancourt, la Franco-Colombienne détenue depuis six ans par les Farc. Ingrid Betancourt, sénatrice écologiste, avait été enlevée le 23 février 2002, dans le sud de la Colombie, alors qu'elle faisait campagne pour l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a fait de sa libération une priorité.Bruits de bottesLa mort de Raul Reyes provoque une grave crise diplomatique entre la Colombie et ses voisins.Pour le tuer, l' armée colombienne a bombardé le territoire équatorien et monté une opération héliportée afin de récupérer les cadavres de plusieurs guérilleros. Ce raid aurait fait 16 morts.Accusé par le président colombien Alvaro Uribe, un conservateur proche de Washington, de soutenir la guérilla des Farc, le président altermondialiste de l'Equateur, Rafael Correa, a rompu les relations diplomatiques avec la Colombie. Il se dit prêt à aller jusqu'aux "extrêmes conséquences".La tension est également très forte avec le Venezuela.La Colombie accuse le président socialiste du Venezuela, Hugo Chavez, de financer la guérilla des Farc. Bogota affirme avoir récupéré des documents compromettants pour Chavez sur des ordinateurs appartenant à Raul Reyes. Les autorités colombiennes ne les ont cependant pas publiés.Le président colombien Alvaro Uribe annonce qu'il va poursuivre Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale pour complicité de "génocide".Hugo Chavez, de son côté, a traité le président colombien de "criminel" et annoncé l'envoi de plusieurs milliers d'hommes sur la frontière avec la Colombie, qui est fermée.George Bush a apporté son soutien à la Colombie, tandis que l'Union européenne demande aux trois pays d'éviter l'escalade.
Ingrid Betancourt aurait pu être libéréeLe président équatorien Rafael Correa a affirmé dans une intervention télévisée que l' attaque colombienne contre le camp en Equateur où le numéro deux des Farc Raul Reyes a été tué, avait empêché la libération d'Ingrid Betancourt et d'autres otages."Je regrette de vous annoncer que les conversations étaient assez avancées pour libérer en Equateur 11 otages, dont Ingrid Betancourt", a affirmé le dirigeant Rafael Correa dans un message à la nation. "Tout a été compromis par des mains guerrières et autoritaires. Nous ne pouvons écarter que cela ait été une des motivations de l'incursion (ndlr: colombienne) et de l'attaque de la part des ennemis de la paix", a-t-il ajouté. Etats-Unis Depuis lundi, les Etats-Unis sont entrés dans la danse. Un haut responsable du ministère colombien de la Défense a ainsi révélé que le raid avait été déclenché à la suite d'une information des renseignements américains. «Les Etats-Unis ont fourni l'identification du téléphone satellitaire» de Raul Reyes, permettant à l'armée colombienne de le localiser.
L’explication d’Uribe n’a au départ pas trop posé de problème. La crise a débuter lorsque que Correa s’est rendu compte qu’Uribe lui avait totalement menti. Que ce n’était pas du tout une action de défense sinon une attaque bien préparée et que l’armée colombienne avait complètement violé la souveraineté de l’Equateur, entrant à plus de 10 km dans ses frontière. Le fait le plus grave n’est pas forcément la violation de l’espace aérien, ce n’est pas la première fois que cela arrive et même si cela crée quelques tensions ce n’est jamais grave, le problèeme c’est le gros mensonge du président à un autre président. C’est du foutage de gueule en direct ou comment prendre les autre pour des cons! Forcément Correa n’accepte pas les plate excuse du gouvernement colombien, ce qui est bien normal. Il rompt donc les relations diplomatiques, n’importe quel autre pays aurait fait la même chose. Dans un même temps, Chavez, non trop content d’avoir un copain qu’il peut utiliser pour ses fins personnels fait la même chose, et monte d’un cran. Il envoie 10 bataillons à la frontière. Ce qui en soit ne fait pas vraiment peur à la Colombie, depuis 3 mois Chavez saute partout et insulte Uribe, mais la dépendance économique entre les 2 pays est tellement forte qu’une guerre parait totalement absurde. Et là le gouvernement colombien ne trouve rien de plus malin que de faire monter la tension. Il commence à accuser le gouvernement de Correa d’avoir des relations avec les FARC. L’annonce faite par le chef de la police se fait une heure après le discours de Correa refusant les excuses de la Colombie. C’est exactement le type de thème qui sont secret et qui se parle entre diplomate pour éviter toute tension et avoir des explication… Non, Uribe attaque. Correa est un terroriste. (à ce rythme il n’y a bientôt plus que Bush qui ne va pas être un terroriste). Correa annonce qu’il envoie des troupes à la frontière… Le problème est qu’autant Chavez peut passer pour un excentrique fou aux yeux de la communauté internationale autant Correa est un président tout à fait respecté. C’est un économiste considéré comme brillant (il a un doctorat au US) et c’est un président tout à fait légitime. Il est donc normal que le Chili, l’Italie, l’Argentine etc. demande des explications au gouvernement colombien. L’attaque du gouvernement d’Uribe contre Correa est la 3e erreur en 24h. Je ne sais pas si Uribe prend les décision tout seul ou s’il est accompagné mais si c’est le cas ses assesseurs ne doivent pas être autre chose que des militaires… Mais surtout on ne change pas une méthode qui ne fonctionne pas, il faut être sûr qu’elle ne fonctionne pas, alors le gouvernement colombien récidive et il accuse Chavez de financer les FARC. Ça chauffe encore un peu plus et le Venezuela expulse l’ambassadeur colombien. Maintenant tout le monde est prêt pour attaquer les deux voisins. Super, on est tous content. La question des relations avec les FARC est un peu plus délicate que simplement un soutient à une bande terroriste. Il est peut être bien de rappeler quelque faits. Effectivement les FARC emploient des méthodes terroristes, ils attaquent les civils (bien que la majorité de leurs attaques soit contre des organisme de l’Etat et donc pas des actes terroristes), séquestrent des civils. Ce sont des monstres sanguinaires qui croient que la fins justifie les moyens et qui vivent dans un autre siècle. Mais n’oublions pas non plus qu’il y a à peine 7 ans le gouvernement colombien considérait les FARC comme une force politique armée, qu’il a permis et encourager ce même Reyes à aller faire des conférences en Europe etc. Les FARC ont même eu des ambassade au Mexique et dans un pays scandinave. Pour ces raisons nier que leur création s’est faite pour des raison politiques est une erreur stratégique, ceci n’empêche évidemment pas de condamner leurs actions. On prétend maintenant que d’un jour à l’autre tous les pays du monde comprennent le changement radical du gouvernement colombien. Ce changement est compréhensible et juste de la part du gouvernement colombien, simplement il est normal que plusieurs pays continuent à avoir des relations avec les FARC, surtout les pays voisins qui ont aussi besoin de garantir le fait que le conflit ne débordera pas chez eux. Rappelons nous aussi que Chirac a négocié en secret avec les FARC pour obtenir la libération d’Ingrid Bétancourt en 2005. Une opération qui fut un échec complet (juillet 2005) . La France est donc aussi un pays terroriste. Les USA ne serait-ils pas aussi en train de négocier la libération de leurs 3 mercenaires? Pour finir et revenir à nos moutons, ce ne sont plus des coqs car ils sont trois, et en étant un peu réaliste on peut se demander pourquoi il y aurait un intérêt à faire une guerre alors que les 3 pays sont totalement interdépendant économiquement. Militairement la Colombie est largement supérieur au deux autres, de plus il est fort probable que les US les soutiennent contre Chavez, probablement pas en envoyant de militaire sur le terrain mais à travers par exemple d’entreprise privée type Blackwater (qui a besoin de se refaire une image après les évènement d’Irak de septembre 2007 … où ils ont tuer 17 civil pour rien).
Dans sa dernière missive, adressée à ses collègues du secrétariat des Farc, Raúl Reyes s’inquiétait vendredi de «la pression croissante sur Ingrid Betancourt» : l’un des anciens parlementaires libérés mercredi, Luis Eladio Pérez, venait de révéler que les guérilleros «s’acharnent sur elle». «Que je sache, cette dame a un tempérament volcanique, elle est grossière et provocatrice avec les guérilleros chargés de s’en occuper», se défend le porte-parole. «En prévision des plaintes de l’émissaire français [l’ex-consul à Bogotá Noël Saez, ndlr], je dois l’informer de cette situation.» Quelques heures plus tard, il tombait sous les bombes et les balles de l’armée. Le reste de sa correspondance, s’il est authentifié, est explosif : les lettres rendent compte d’entrevues avec le ministre de la Sécurité équatorien, Gustavo Larrea, un des proches du président Rafael Correa. Ils auraient envisagé «l’échange d’informations pour le contrôle de la délinquance» dans la zone de frontière. Larrea, conscient qu’Uribe, pion de la «Maison Blanche et de l’oligarchie», est «dangereux pour la région», aurait aussi demandé à Raúl Reyes des «cours d’organisation de masse» pour la population locale. «Quel est l’état de la relation entre le gouvernement équatorien et un groupe terroriste comme les Farc ?» a réagi le directeur de la police colombienne, Oscar Naranjo. La révélation survenait au meilleur moment pour Bogotá. A Quito, le président socialiste Rafael Correa avait dénoncé samedi une violation «délibérée de la souveraineté équatorienne», puis annoncé l’envoi de troupes à la frontière avant d’expulser, dimanche soir, l’ambassadeur de Colombie. Le même jour, le puissant allié «révolutionnaire» de Correa, le Vénézuélien Hugo Chávez, ordonnait la fermeture de son ambassade, et demandait en direct l’envoi de «dix bataillons de chars» pour prévenir toute incursion du même genre. «Ne t’avise pas de venir faire ça chez nous», a-t-il prévenu son homologue colombien Alvaro Uribe.
BREFFFFFFF Je n' en reste pas là la vraie vérité je vais la trouver, mais la CIA est bien dans le coupDonc à Suivre................December 17 Sa lettre !« C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités. |
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